Claude Julien persiste et signe, sa stratégie est la bonne en prolongation.

Julien défend sa stratégie en prolongation

Brossard — Lors de sa rencontre avec les journalistes mercredi, Claude Julien a dû revenir sur la partie de la veille contre les Blue Jackets de Columbus et sa décision d’amorcer la prolongation avec les attaquants Tomas Plekanec et Paul Byron.

Le sujet a fait jaser sur les réseaux sociaux dans les minutes qui ont suivi la défaite de 2-1 du Canadien, même si Plekanec et Byron avaient fait place à Phillip Danault et Max Pacioretty lorsque le défenseur Zach Werenski a mis fin au duel après seulement 69 secondes de jeu.

Aux yeux de plusieurs amateurs, l’entraîneur-chef du Tricolore prône une stratégie trop conservatrice en début de prolongation.

Julien s’est soumis à ce petit exercice avec les journalistes en prenant la peine de préciser qu’il n’était pas obligé de le faire.

«Est-ce une stratégie défensive? Non. Quand vous envoyez le numéro 41 sur la patinoire pour commencer la période, il est un assez bon joueur, capable de marquer des buts. Ces deux joueurs (Byron et Plekanec) affichent une chimie, mais en même temps, vous voulez contrer les meilleurs joueurs de l’autre formation», a-t-il d’abord lancé.

Tout en poursuivant sa pensée, Julien a déclaré qu’il n’avait pas le sentiment, en ce moment, que certains de ses meilleurs joueurs offensifs étaient capables d’être solides sur toute la surface de jeu.

«(Max) Pacioretty est notre meilleur marqueur et je l’ai ensuite envoyé avec Phillip (Danault) parce que les deux ont une chimie. (Alex) Galchenyuk et (Jonathan) Drouin allaient être les suivants. Nous avions identifié nos duos, mais nous ne nous sommes pas rendus jusqu’au bout. Et que serait-il arrivé si nous avions utilisé Drouin et Galchenyuk pour commencer et qu’on se fait marquer un but immédiatement? Est-ce que quelqu’un aurait remis cette décision en doute en disant pourquoi il (Julien) n’a pas utilisé d’autres gars plus fiables contre eux? C’est ma stratégie, et ç’avait fonctionné pour nous lors du match précédent (contre les Sabres). Je pense que nous avons une fiche de 2-2 dans ces situations.»

C’était la quatrième fois en cinq rencontres nécessitant une période de prolongation que Julien optait pour Plekanec, Byron et le défenseur Shea Weber pour la mise en jeu initiale de la quatrième période. Lors de la toute première rencontre de la saison, que le Canadien avait gagnée en tirs de barrage à Buffalo, Julien s’était tourné vers Drouin, Pacioretty et Weber.

Jusqu’à maintenant cette saison, le Canadien a arraché des victoires en prolongation face aux Jets de Winnipeg et aux Sabres, mais a perdu contre les Maple Leafs de Toronto, qui seront les visiteurs au Centre Bell samedi.

Un piège, ces Coyotes

Dans la légende des dessins animés, le «Road Runner» a toujours réussi à éviter les guets-apens que lui tendait un certain coyote. Les joueurs du Canadien de Montréal devront faire de même jeudi soir au Centre Bell... contre les Coyotes de l’Arizona.

Avant de compléter sa séquence de six matchs à domicile en accueillant ses grands rivaux que sont les Maple Leafs de Toronto samedi soir, le Canadien devra d’abord régler le cas d’une formation en total désarroi.

Les hommes de Rick Tocchet vont se présenter à Montréal avec un pitoyable dossier de 2-15-3 et aucune victoire en temps réglementaire. Ils viennent de perdre leurs cinq dernières rencontres et ont accordé 79 buts, plus que toute autre équipe dans la LNH jusqu’à maintenant.

Sept des 15 pires joueurs dans la ligue au chapitre des plus/moins portent l’uniforme des Coyotes, à commencer par le défenseur Oliver Ekman-Larsson, bon dernier dans la LNH avec un ratio de moins-15. La liste regroupe aussi Christian Dvorak (-13), Max Domi (-11), Brad Richardson (-10), Alex Goligoski (-9), Jordan Martinook (-9) et la recrue Clayton Keller (-8).

Ce dernier peut au moins se targuer de mener son équipe avec des récoltes de 11 buts et 17 points, ce qui fait de lui un bon candidat au titre de recrue de l’année, en compagnie de l’ancien défenseur du Canadien Mikhail Sergachev. «Je sais que vous entendez ça des millions de fois par année, mais des parties faciles dans cette ligue, ça n’existe pas», a avisé Julien, mercredi midi à Brossard.

«Il ne faut pas laisser ce match se transformer en piège, contre une équipe qui vient ici avec absolument rien à perdre. Cette rencontre doit être aussi importante pour nous qu’elle le sera pour eux, alors qu’ils voudront gagner leur premier match (en temps réglementaire). C’est de cette façon qu’il faut l’aborder. En tant qu’équipe, il faudra montrer de la maturité et être bien prêt pour l’Arizona.»

Au moins, le Tricolore sautera sur la glace après avoir amassé cinq points sur une possibilité de huit depuis le début de ce séjour à domicile, et neuf points à ses six dernières sorties (4-1-1).

«Nous avons tous relevé notre jeu d’un cran et hier (mardi), nous avions tous le sentiment d’avoir bien joué. Ç’a mal tourné contre les Blue Jackets, mais nous allons dans la bonne direction», a affirmé le centre Phillip Danault.

Par ailleurs, les attaquants Max Pacioretty et Torrey Mitchell ont raté la séance d’entraînement de mercredi. Selon le Canadien, Pacioretty s’est soumis à une journée de traitements et Julien n’a manifesté aucune inquiétude quant à son état de santé. Quant à Mitchell, il est toujours handicapé par un virus qui, à la dernière minute, l’a forcé à manquer le match de mardi soir contre les Blue Jackets.