Max Pacioretty est reconnu pour connaître des périodes de succès lors desquelles il s’avère virtuellement irrésistible. Et Claude Julien croit qu’il va exploser tôt ou tard.

Julien a foi en son capitaine

Si l’on devait se fier aux réseaux sociaux, il y aurait raison de s’inquiéter du rendement de Max Pacioretty depuis le début de la saison. Toutefois, Claude Julien n’est probablement pas un adepte de Facebook, Twitter et autres sites Internet du genre, ce qui explique pourquoi il voit les choses autrement.

Le capitaine du Canadien de Montréal ne compte que huit buts et 16 points en 29 parties jusqu’à maintenant cette saison. Il totalisait 12 buts et autant de mentions d’aide après le même nombre de rencontres, il y a un an.

Il importe de préciser que sa production offensive, l’an dernier, avait été gonflée par une prestation de quatre buts et une aide dans un gain de 10-1 contre l’Avalanche du Colorado, le 10 décembre, lors du 28e match du Tricolore. Paradoxalement, il a été blanchi samedi dernier dans la victoire de 10-1 face aux Red Wings de Detroit.

Malgré le fait que Pacioretty noircit moins fréquemment la feuille de pointage qu’il ne l’a déjà fait, l’entraîneur-chef du Canadien a relevé plusieurs éléments constructifs dans son jeu global. «Je pense qu’il fait beaucoup de choses positives. Je me souviens d’un match que nous avons gagné et durant lequel son travail a causé un revirement derrière le filet et mené au but victorieux. Il est bon en échec-avant et il excelle en désavantage numérique.

«Je sais que parfois, vous regardez les marqueurs et parce qu’ils ont inscrit un certain nombre de buts, c’est ce que nous regardons». Mais Max fait beaucoup de bonnes choses autres que celles dont nous parlons en ce moment», a déclaré Julien.

Pacioretty est reconnu pour connaître des périodes de succès lors desquelles il s’avère virtuellement irrésistible. L’an dernier, par exemple, il a connu une séquence de huit buts en huit matchs, une autre de sept buts en neuf parties et une troisième où il a fait vibrer les cordages sept fois en sept sorties. Cette saison, il a inscrit six filets en dix matchs entre le 24 octobre et le 11 novembre, mais depuis, soit en 11 rencontres, il n’a obtenu qu’un seul but.

Prêt à exploser

Julien est conscient de cette tendance chez Pacioretty. Et il s’attend à le voir exploser un jour ou l’autre. Mais en attendant, fait-il remarquer, il importe au capitaine du Tricolore, comme à n’importe quel joueur en fait, de bien s’acquitter d’autres tâches que celles pour lesquelles il est d’abord reconnu.

«Quand Max commence à marquer des buts, ils arrivent habituellement assez rapidement. Mais quand vous ne parvenez pas à réaliser les choses que vous aimez faire, ou que la chance n’est pas avec vous, il est important de se concentrer sur d’autres aspects et de ne pas les négliger. Probablement que sa production offensive ne se situe probablement pas au niveau qu’il espère, mais de notre côté, nous regardons le portrait avec une perspective plus large que ça.»

Tout en admettant que sa production offensive n’est pas au niveau souhaité, Pacioretty a fait remarquer qu’il essaie d’apporter une nouvelle dimension à son jeu en zone rivale.

«En ce moment, j’essaie de garder la possession de la rondelle davantage, provoquer plus d’opportunités et faire en sorte que nous passons plus de temps dans la zone adverse, mais les occasions de marquer n’ont pas été aussi nombreuses que je le voudrais. Il s’agit d’une façon complètement différente de produire à l’attaque et j’essaie de créer dans cet environnement», a-t-il expliqué.

+

Que faire de Victor Mete?

Victor Mete a eu beaucoup de temps de glace en début de saison. À 19 ans, son temps de jeu avoisinait les 20 minutes, jouant même contre les Maple Leafs de Toronto. Mais son utilisation a fondu, pour atteindre les six minutes contre les Blue Jackets, à la fin novembre.

Le parcours de Victor Mete cette saison est tout sauf un long fleuve tranquille.

Il s’est présenté au camp du Canadien sans faire de bruit, puis, petit à petit, il fait sa place, un peu par défaut, beaucoup par son talent. Il a commencé la saison en jouant près de 20 minutes par match aux côtés de Shea Weber et s’est même retrouvé directement opposé à Auston Matthews à un certain moment. Puis, sous prétexte que Mete connaissait une baisse de régime, son temps de jeu a dégringolé à la vitesse grand V. Jusqu’à atteindre 6 min 02 s contre les Blue Jackets à la fin de novembre. Ajoutez à cela deux matchs sur la galerie de presse, pour voir d’en haut ce qu’il devait améliorer selon Claude Julien.

À ce moment, les indicateurs étaient au rouge : tout indiquait que le défenseur de 19 ans allait retourner avec les Knights de London d’un jour à l’autre. Mais voilà, jamais Julien n’a évoqué cette possibilité. Mieux encore, au moins deux fois, il a reconnu que le temps de jeu de Mete était trop bas.

«Je n’ai jamais pensé que j’allais retourner dans le junior», a convenu Mete. «Personne n’est jamais venu me parler de ça. Je me concentrais seulement sur deux choses : jouer avec le Canadien et faire mon possible.»

Ce qui nous amène à mardi lorsque l’entraîneur l’a laissé se dépêtrer durant 17 minutes contre les grands et puissants Blues. Avec l’explication, fort logique, d’ailleurs, que «Mete ne sera pas meilleur si on ne lui en donne pas la chance».

Un peu comme si Julien lui imposait un deuxième camp. Il faut reconnaître que Mete, de gabarit modeste, s’est fait brasser par les Blues. Mais rien ne peut lui enlever son flair offensif, dont il a maintes fois fait preuve, cette saison.

«C’était un bon test. Je me suis bien senti. Il y a eu une présence trop longue en deuxième période, c’était le chaos. Sinon, c’était pas mal. Je veux jouer, et 17 minutes, c’est ce que je veux. Je dois rester prêt et prouver à tout le monde que je veux rester ici.»

La question est donc incontournable : que faire de Victor Mete ?

À court terme, Julien l’a préféré à Joe Morrow et à Jakub Jerabek. Mete s’est même retrouvé avec une fiche de + 5 samedi face aux Red Wings, un sommet atteint par huit joueurs dans la LNH cette saison.

À moyen terme, maintenant, doit-il aller représenter le Canada aux Championnats du monde juniors qui auront lieu dans quelques semaines? Son nom n’était pas sur la liste des invités au camp dévoilée mercredi. Ça n’a rien de surprenant, aucun des joueurs admissibles actuellement dans la LNH n’y figurait.

«Honnêtement, je ne veux pas y aller», a répondu Mete sans une seconde d’hésitation. «Je veux rester ici et continuer à apprendre. J’ai beaucoup appris ici.»

«Ces expériences ne sont jamais mauvaises, on le sait», a reconnu Julien. «Reste que la décision doit être prise en pensant au Canadien. Ça ne veut pas dire qu’on ne pense pas au joueur. On va regarder ça en temps et lieu. C’est la première journée, mais ce n’est pas la dernière journée où l’on peut prendre la décision.»

Retour en arrière difficile

Ce qui nous amène à la dernière étape, le long terme. Donc, retourner Mete avec les Knights de London dans la Ligue de l’Ontario et favoriser Jerabek ou Morrow dans la formation actuelle. «Si je retourne à London, je vais m’entraîner avec des joueurs de 16 ans. Ce serait partir du sommet et retourner en bas. Même quand je joue six ou sept minutes par match, je continue de m’entraîner tous les jours contre des attaquants de la LNH et avec des défenseurs de la LNH. C’est comme à ma première saison à London : je jouais contre Max Domi et Christian Dvorak. Tu peux apprendre beaucoup à l’entraînement.»

Mete a clairement pris position quant à son avenir, par ses paroles et par son je. Et Julien n’a jamais perdu foi publiquement en son jeune joueur. Reste que la saison est longue. Et rappelez-vous, le parcours de Mete est tout sauf un long fleuve tranquille...  La Presse

+

Drouin encore malade

La présence de Jonathan Drouin est incertaine pour le match de jeudi, contre les Flames.

Toujours affaibli par un virus, Jonathan Drouin n’a pas pris part à la séance d’entraînement, mercredi. Déjà au rancart à cause d’une blessure au bas du corps, il avait été contraint de couper court à sa séance de patinage en solitaire mardi matin à cause de ce virus. Sa présence est incertaine pour le match de jeudi, contre les Flames. Par ailleurs, Shea Weber ne s’est pas entraîné afin de se soumettre à une journée de traitements et Artturi Lehkonen a patiné en solitaire pendant une vingtaine de minutes avec le thérapeute sportif Graham Rynbend. Le Finlandais a raté les 11 dernières parties à cause d’une blessure au bas du corps.  La Presse canadienne

+

Price est Price

Depuis son retour, Carey Price est intraitable : fiche sublime de 5-1-0, efficacité de ,946, moyenne de 1,67.

Quand une équipe réussit à gagner cinq matchs de suite, le gardien a souvent eu son mot à dire. Le Canadien ne fait pas exception à la règle. Depuis son retour, Carey Price est intraitable : fiche sublime de 5-1-0, efficacité de ,946, moyenne de 1,67. Bref, le Price des beaux jours. Tout le monde le voit, sauf bien sûr le principal intéressé. «Je l’ai déjà dit. Je n’accorde pas vraiment d’importance aux statistiques. Je garde une mentalité d’un match à la fois.» Il attribue d’ailleurs ses récents succès au brio de ses coéquipiers et aux «bonds favorables». Pour Claude Julien, c’est encore plus simple comme réflexion : «Je ne suis pas entraîneur des gardiens. Comme tout entraîneur-chef, si le gardien arrête les rondelles, je suis satisfait.» C’est donc sans surprise qu’il a confirmé que Price sera en action jeudi face aux Flames.  La Presse

+

Shaw et les conseils de Yanic Perreault

Andrew Shaw se démarque nettement avec 57,01 % de victoires au cercle de mises en jeu.

Andrew Shaw a attiré les projecteurs sur le cercle de mises en jeu mardi face aux Blues. Deux fois, il a gagné le duel en zone offensive pour remettre la rondelle directement à Shea Weber, qui a marqué avec un tir sur réception. Le Canadien est en milieu de peloton pour les mises en jeu gagnées en zone défensive et en zone neutre, mais tire de la patte en zone offensive. Une catégorie où Shaw se démarque nettement avec 57,01 % de victoires. Il faut dire qu’il s’occupe des mises en jeu sur son côté fort (à la gauche du gardien adverse) et qu’il a bénéficié des conseils de l’un des meilleurs de tous les temps. «Tu dois trouver deux ou trois manœuvres au cercle de mise en jeu et les répéter», a dit Shaw. «Si tu essaies plusieurs choses, tu ne trouveras pas de rythme. J’ai travaillé avec Yanic Perreault à Chicago. Après l’entraînement, on passait du temps ensemble. Il insistait sur plusieurs petites choses, la manière de placer son bâton, le synchronisme œil-main, rester bas. Des conseils qui ont fait une différence.»  La Presse