Jakes Evans a finalement disputé 67 matchs avec le Rocket de Laval la saison dernière, amassant 13 buts et 32 aides.

Jake Evans espère être mieux outillé pour le hockey professionnel

L'accueil qu'a reçu Jake Evans à ses débuts dans le hockey professionnel l'an dernier n'a pas été des plus chaleureux.

À sa première sortie au camp des recrues du Canadien, l'attaquant avait encaissé une dure mise en échec et avait subi une commotion cérébrale. Evans a finalement disputé 67 matchs avec le Rocket de Laval la saison dernière, amassant 13 buts et 32 aides.

Samedi, dans le cadre du premier match du Tricolore au tournoi des recrues, à Belleville, Evans n'a pas été en mesure d'aider son équipe à l'emporter. Les espoirs des Sénateurs d'Ottawa ont eu le meilleur 4-2 grâce notamment à trois buts de Vitaly Abramov contre le gardien Cayden Primeau.

Rafaël Harvey-Pinard et Liam Hawel ont touché la cible pour le Canadien. Jonathan Aspirot, qui était celui qui avait envoyé Evans à l'hôpital l'an dernier, a marqué dans un filet désert en fin de rencontre.

Evans admet aujourd'hui que l'incident de l'an dernier lui a ouvert les yeux sur la qualité des joueurs chez les pros.

«Ils sont plus forts, plus rapides et plus talentueux, a expliqué Evans, plus tôt cette semaine. Il faut être rapide et intelligent.

«Il n'y a pas beaucoup de joueurs qui peuvent faire le saut directement dans la LNH et plusieurs doivent passer par la Ligue américaine pour s'ajuster à la vitesse du jeu et le niveau d'habiletés. C'est une grosse marche à monter. Mais au fur et à mesure de la saison, vous commencez à apprendre. Toutefois, c'est un gros ajustement.»

L'entraîneur du Rocket, Joël Bouchard, supervise à nouveau le camp des recrues du Canadien cette année. Il a raconté avoir donné des devoirs à ses joueurs pendant l'été et avoir été touché par les résultats à leur retour avec l'équipe cette semaine.

«La rencontre de fin de saison ne s'était pas déroulée comme je l'anticipais, a noté Evans. Bien sûr, (Bouchard) avait relevé des points positifs, mais il avait enchaîné avec une liste de points à travailler. De mon côté, je devais prendre du muscle et travailler sur mon tir.

«Il voulait que nous atteignions certains objectifs et à ce que j'ai remarqué, les gars qui jouaient avec le Rocket la saison dernière avaient la volonté d'y arriver.»

Evans s'est entraîné à Montréal en juin, puis a passé le reste de l'été dans sa région natale de Toronto. Là-bas, il a travaillé sous la supervision du préparateur physique des Canucks de Vancouver et a notamment pu côtoyer à l'entraînement Connor Brown, des Maple Leafs de Toronto, Nazem Kadri, de l'Avalanche du Colorado, ainsi que Sean Monahan et Mark Giordano, des Flames de Calgary.

«C'est certain que le Jake Evans de cette année n'est pas le même joueur que celui de l'an dernier, a indiqué Bouchard. Nous sommes très contents de sa progression et c'est à lui de continuer. C'est la même chose pour Cale Fleury, Alexandre Alain, Michael Pezzetta, Hayden Verbeek et tous les autres qui étaient avec nous l'an passé. Ils reviennent avec l'expérience du tournoi l'an dernier et savent à quoi s'attendre.

«Je le dis toujours, il n'y a pas d'université du hockey. Vous devez vivre des expériences, tomber et vous relever, être confrontés à des meilleurs que soit, des joueurs plus expérimentés, pour prendre de l'expérience. Il faut être capable d'apprendre lors des entraînements ou des tournois. Ce sont des expériences qui n'ont pas de prix. On ne peut pas payer pour aller à un camp des recrues. Vous devez mériter votre place et quand vous y êtes, le millage que vous prenez n'a pas de prix.»

Evans, qui est âgé de 23 ans, espère maintenant obtenir l'occasion de participer au camp du Canadien, ce qu'il n'a pas été en mesure de faire l'an dernier en raison de sa commotion cérébrale.

«Il y a des joueurs qui ont un style similaire au mien et que je peux observer, a mentionné Evans. Je peux voir comment ils se comportent autant sur la glace qu'à l'extérieur, comment ils prennent soin de leur corps.»

Après avoir vécu l'enfer des symptômes de commotion cérébrale l'automne dernier, Evans doit maintenant souhaiter demeurer en santé et faire bonne impression auprès de la direction du Canadien.