Le numéro 54 du Canadien, Charles Hudon, souhaite prouver qu’il a sa place l’an prochain.

Hudon s'entend pour un an avec le CH

MONTRÉAL — Charles Hudon n’en sait pas plus sur les plans de l’équipe à son endroit, mais tout ce qui l’importe pour l’instant c’est d’avoir obtenu un contrat à un volet de la part du Canadien de Montréal.

«Ils ne m’ont pas parlé de leurs plans, a-t-il dit au cours d’une téléconférence. On verra pour la suite, mais ça fait partie du futur et je me concentre sur le présent. Je veux jouer au hockey : de n’importe quelle manière, à n’importe quelle place. Pour l’instant, je fais partie de l’organisation du Canadien et j’en suis content.

«Leur offre qualificative était pour un contrat à deux volets. On s’est parlé et je ne crois pas que Marc [Bergevin, le directeur général] voulait garder cette option pour le reste des négociations, a-t-il ajouté. Je suis très heureux qu’on m’ait offert un contrat à un volet.»

L’attaquant québécois a accepté vendredi les termes d’un contrat d’une saison d’une valeur de 800 000 $US de la part du Tricolore. Pour le reste, Hudon ne pense pas trop à l’avenir ni à la façon dont il pourra percer la formation en tout point semblable à celle de l’an dernier.

Faire mieux

Le patineur d’Alma n’a été utilisé que pendant 32 rencontres — aucune après celle du 19 février —, au cours desquelles il a marqué trois buts et ajouté deux aides. Le choix de cinquième tour, 122e au total, avait pourtant connu une entrée en matière plus intéressante à sa première campagne, avec 30 points, dont 10 buts, en 72 matchs en 2017-18.

«En ce moment, je me concentre sur mon entraînement. J’ai parlé avec mon entraîneur Stéphane Dubé des choses que je voulais améliorer : c’est là-dessus que je travaille. Les décisions seront toujours prises par Claude [Julien] et Marc. Je vais essayer de faire changer leur perception à mon endroit par rapport à l’an dernier, pour qu’elle soit plus positive cette année.

«Si j’ai la chance d’avoir plus de temps de glace, plus d’occasions en avantage numérique, je vais prendre ma place, a-t-il ajouté de Mirabel, où il s’entraîne tout l’été. Je contrôle ce que je peux contrôler sur la glace et dans mon attitude. Je ne dis pas que j’ai eu une mauvaise attitude la dernière année, mais parfois, quand ça ne va pas bien, c’est plus difficile de réintégrer la formation. L’équipe gagnait, c’était donc difficile d’effectuer des changements. Mais le passé est passé. Pensons au présent.»

Comme un mantra

Hudon, qui vient d’avoir 25 ans en juin, a répété comme un mantra qu’il ne se concentrait que sur le présent au cours de cet appel d’une vingtaine de minutes. Évidemment moins émotif que lorsqu’il a rencontré les médias lors du bilan de l’équipe, on le sent encore ébranlé par ce qu’il a vécu.

«La première étape était d’avoir un contrat, donc c’est chose faite. Je me présente dans le gym tous les jours depuis le début de l’été pour être prêt pour le camp et la saison. Ma mentalité est de me préparer au quotidien. On verra pour la suite.

«Je n’ai pas besoin de grand-chose pour me motiver, a-t-il renchéri. Avec la saison que j’ai eue, je n’ai pas joué assez de matchs. J’étais prêt depuis décembre. On verra pour la suite. Je me concentre sur mon entraînement.»