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Au fil des ans, Claude Julien s'est installé dans le sommet de la hiérarchie des entraîneurs de la LNH.
Au fil des ans, Claude Julien s'est installé dans le sommet de la hiérarchie des entraîneurs de la LNH.

Claude Julien voudra probablement trouver rapidement un nouvel emploi 

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
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Claude Julien avait mentionné le mois dernier ne jamais avoir tenu pour acquis son poste d'entraîneur-chef et se considérer chanceux de pouvoir pratiquer ce métier qui le passionne aussi longtemps.

Julien avait fait cette affirmation alors que le Canadien affichait un dossier de 4-0-2 après un voyage éclatant pour commencer la saison. Les choses ont vite tourné au vinaigre et il se retrouve aujourd'hui sans emploi, à la suite de son congédiement par la formation montréalaise.

La dernière fois que Julien s'était retrouvé dans cette situation, il avait été embauché par le Canadien seulement sept jours après avoir été éjecté de son siège par les Bruins de Boston en février 2017. L'attente sera-t-elle aussi courte cette fois-ci?

«Je pense que Claude pourra travailler aussi longtemps qu'il le voudra, mais quand vous êtes congédié par une équipe canadienne, ça peut prendre plus de temps avant de dénicher un autre emploi, parce que les rumeurs vont dire que vous n'étiez pas le plus brillant», a dit l'entraîneur-chef des Jets de Winnipeg, Paul Maurice, avec le sourire moqueur en visioconférence mercredi.

«Dans la fraternité des entraîneurs, il est extrêmement respecté, a-t-il ajouté. Il est très minutieux dans son attention aux détails et dans sa manière de définir l'identité de son équipe. Il est un entraîneur élite à ce niveau.»

Au fil des ans, Julien s'est installé dans le sommet de la hiérarchie des entraîneurs de la LNH. Il a été l'adjoint de Mike Babcock avec l'équipe canadienne aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014 et à la Coupe du monde de hockey en 2016.

Il a guidé les Bruins vers le championnat de la Coupe Stanley en 2011 et a remporté le trophée Jack-Adams remis à l'entraîneur-chef par excellence de la LNH en 2009.

Une chose est certaine, Julien n'est pas prêt à mettre une croix sur sa carrière d'entraîneur-chef.

Il a dû se faire poser une endoprothèse à une artère coronaire pour le soulager de douleurs à la poitrine le 13 août dernier. Kirk Muller a pris le relais pour les cinq dernières rencontres du Canadien en séries éliminatoires pendant que Julien reprenait des forces.

Malgré cette petite frousse, Julien n'a jamais hésité à revenir derrière le banc du Canadien cet hiver.

«C'est un métier qui m'apporte beaucoup de bonheur. Ce n'est pas tout le monde qui a la chance de faire ce qu'il aime dans la vie et je suis chanceux de pratiquer un métier que j'aime», avait dit Julien en août dernier, une semaine après l'élimination du Canadien face aux Flyers de Philadelphie.

«Je vais continuer à pratiquer ce métier jusqu'à ce que je n'en ai plus envie ou parce que j'aurais besoin de prendre du recul», avait-il ajouté.

Depuis le début de la nouvelle saison, Julien se disait aussi reconnaissant et privilégié de pouvoir reprendre le travail malgré la pandémie de COVID-19.

Malgré sa blague concernant les congédiements dans les marchés canadiens, Maurice a également affirmé qu'il croit que Julien pourra être entraîneur-chef dans la LNH aussi longtemps qu'il le souhaitera. Julien espère probablement que l'attente ne sera pas trop longue avant qu'il puisse recommencer à vivre sa passion.