Claude Julien assure qu'il est déjà de retour en santé et il entend poursuivre sa carrière comme entraîneur-chef du Canadien de Montréal.
Claude Julien assure qu'il est déjà de retour en santé et il entend poursuivre sa carrière comme entraîneur-chef du Canadien de Montréal.

Claude Julien va bien et assure qu'il sera de retour

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Ce n’est pas un malaise cardiaque qui va empêcher Claude Julien de poursuivre sa carrière derrière le banc du Canadien de Montréal.

L’entraîneur-chef originaire d’Orléans a tenu à rassurer tout le monde mercredi alors qu’il a tenu une conférence téléphonique pour offrir un bilan de sa santé – ainsi que de la saison de son club – moins de deux semaines après qu’il ait dû quitter la «bulle» de Toronto pour subir des tests ayant révélé qu’il avait besoin d’une endoprothèse pour aider le sang à passer dans une de ses artères.

« Je vais extrêmement bien. J’ai bien récupéré au point où si on avait gagné vendredi dernier (le sixième match face aux Flyers), j’aurais été en route pour revenir à Toronto samedi, et même être disponible au besoin pour la série suivante. J’ai repris des forces et je suis à 100 %, prêt à revenir à mon poste», a-t-il déclaré d’entrée de jeu, au cours d’un entretien de près d’une heure avec les journalistes montréalais.

« On ne s’attend jamais à vivre une situation comme celle-là, a-t-il poursuivi. J’ai eu un malaise et j’ai contacté notre soigneur au milieu de la nuit, on a décidé de m’amener à l’hôpital. On m’a posé un stent et je suis sorti le lendemain, c’est quelque chose qui arrive assez souvent me dit-on. Je ne suis pas le premier entraîneur de la LNH à vivre ça, et je ne serai pas le dernier ! »

Le Canadien s’étant incliné lors du sixième match contre Philadelphie vendredi dernier, sa saison 2019-2020 a pris fin du même coup. Julien, qui est âgé de 60 ans, n’a aucun doute qu’il sera à son poste lors de la prochaine saison, qui devrait commencer en décembre. L’incident dont il a été victime ne l’a pas amené à remettre en question son désir de continuer à travailler, malgré le stress qui accompagne celui-ci.


« Ma santé est excellente et je suis à 100 %. »
Claude Julien

«Ma santé et ma famille sont toujours une priorité. Ceci dit, ma santé est excellente et je suis à 100 %. Il n’y a aucune raison pour que je revienne pas derrière le banc... Ce serait probablement plus dangereux pour ma santé si je devais me retirer. Quand tu ne fais plus ce que tu aimes, il y a un impact mental. J’ai encore des choses à offrir», estime-t-il.

L’ancien entraîneur des Olympiques de Hull, avec qui il a remporté une coupe Memorial en 1997, est entraîneur dans la Ligue nationale de hockey depuis 18 ans, en étant à son deuxième séjour à la barre du Tricolore après 10 ans comme entraîneur-chef des Bruins de Boston, avec qui il a gagné la coupe Stanley en 2011, et une saison avec les Devils du New Jersey.

Il a toujours le feu sacré pour sa carrière, lui qui a une fiche de 648-440-10-148 en 1256 matches de saison régulière au fil de celle-ci.

« Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de faire un travail qu’il adore. Je me lève tous les jours pour aller travailler, non pas par obligation, mais parce que j’en ai envie. Ma santé ne sera pas un risque pour mon travail. J’ai hâte de m’y remettre. Ma famille et moi sommes très confortables concernant mon retour. Il n’y a aucune raison pour que je ne puisse revenir derrière le banc», affirme le père de trois jeunes enfants, lui dont l’épouse Karen est originaire d’Ottawa.

Julien a mentionné que ce qu’il a trouvé le plus difficile de cette épreuve, c’était de regarder les parties de l’équipe à la télévision, sans avoir aucun contrôle sur l’action devant lui. Il a louangé son adjoint Kirk Muller, qui a assuré l’intérim, avec qui il communiquait tous les jours, mais en prenant «un pas de recul pour que Kirk dirige à sa façon. Il n’y a rien de pire que de dire quoi faire à un autre coach». 

Claude Julien a dit avoir apprécié les nombreux messages d’encouragement et de prompt rétablissement venant du public et d’un peu partout à travers la LNH. «C’est incroyable le support que j’ai eu pour m’aider à passer à travers ça. Ça venait de partout. J’ai vraiment apprécié ça. C’est vraiment touchant», a-t-il noté.