Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Paul Byron
Paul Byron

Byron a vécu des moments stressants, mais veut demeurer avec le CH

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Article réservé aux abonnés
MONTRÉAL — Paul Byron a misé sur son expérience acquise près de cinq ans plus tôt pour encaisser le choc d'apprendre qu'il avait été placé au ballottage par le Canadien de Montréal, plus tôt cette semaine.

Byron y avait été soumis le 5 octobre 2015 par les Flames de Calgary, et le principal intéressé se souvient très bien du message que la direction du club albertain lui avait envoyé à ce moment-là.

«À l'époque, je devais avoir 22 ou 23 ans. Je ne sais pas si j'étais prêt à vivre une telle situation. La direction des Flames m'avait dit qu'elle devait gérer la situation avec le plafond salarial tout en gardant trois gardiens avec l'équipe, donc je crois qu'ils ne prévoyaient pas m'envoyer jouer dans la Ligue américaine de hockey. Tu sais donc à quoi t'attendre. Mais ça reste une 'business', et il faut être capable de faire la part des choses», a d'abord dit Byron en visioconférence.

«On ne sait jamais ce qui peut se produire lorsqu'on se retrouve au ballottage. Quand j'étais avec les Flames, j'avais discuté avec mon agent et on m'avait dit que je devrais être en mesure de rester avec l'équipe. Et finalement le Canadien m'avait réclamé», a-t-il rappelé.

Le scénario s'est donc reproduit dimanche, avec une conclusion différente cette fois-ci.

«Ç'a été un peu stressant, pour être bien honnête. Tu ne sais pas ce qui va arriver avec toi. Je voulais rester ici et je ne savais pas si une équipe souhaitait obtenir mes services. Sinon, c'était une journée normale; j'ai joué dehors avec mes enfants», a dit le vétéran âgé de 31 ans.

Byron jure cependant ne rien leur avoir dit de la situation qu'il vivait avec l'équipe, bien qu'il a admis que sa femme avait été troublée.

«Je ne l'ai pas dit aux enfants, parce qu'ils ne comprendraient pas. C'es plus facile avec une transaction. Ma femme était sous le choc, mais elle m'a appuyé tout au long de ma carrière et m'a de nouveau rassuré cette semaine - elle tentait de faire comme si c'était une journée normale. On s'est dit qu'il fallait simplement laisser la journée passer, et négocier avec ce qui arrivera par la suite», a-t-il philosophé

Cette situation n'était toutefois pas inattendue pour Byron, qui savait avant même le début de la saison que sa situation serait difficile - notamment à cause des mesures adoptées par la LNH pour contrer les imprévus provoqués par la pandémie de coronavirus.

«C'est un peu bizarre cette année avec l'escouade de réserve et le plafond salarial qui risque de stagner pendant quelques saisons encore, a confié Byron, qui est aussi un représentant des joueurs chez le Canadien. C'est une situation difficile pour la ligue et l'AJLNH, mais avec l'escouade de réserve je pourrai encore m'entraîner avec l'équipe et joueur les matchs. C'est (l'escouade de réserve) un outil, mais je ne suis pas certain que ce sera maintenu au cours des prochaines années.

«Nous étions conscients en début de saison, en regardant la formation, que ce serait difficile car il y a 13 ou 14 attaquants avec l'équipe. La réalité, c'est que nous avons une très bonne équipe de hockey, et malheureusement les 13 ou 14 attaquants ne peuvent tous jouer en même temps», a-t-il ajouté.

Byron a saisi le message de Bergevin

Le Franco-Ontarien est conscient qu'il devra en donner davantage à son entraîneur s'il souhaite réintégrer de manière régulière la formation partante du CH, après avoir été limité à trois mentions d'assistance en 14 rencontres jusqu'ici cette saison.

Le directeur général du Canadien Marc Bergevin l'avait d'ailleurs identifié plus tôt cette semaine en compagnie de Tomas Tatar et Phillip Danault comme des joueurs «qui doivent en donner plus» à l'organisation.

«Je suis capable de jouer un plus gros rôle, je suis chanceux d'être encore ici et je veux montrer que je suis capable de jouer mieux», a-t-il d'ailleurs répété plusieurs fois pendant la visioconférence.

Byron, Danault et compagnie étaient tous de retour à l'entraînement, vendredi, au Complexe sportif Bell de Brossard, en prévision du match de samedi au Centre Bell, contre les Maple Leafs de Toronto.

On ignore toujours si Byron sera de la formation partante, puisqu'il alternait au sein du quatrième trio avec Corey Perry, Jake Evans et Artturi Lehkonen. En défensive, Brett Kulak était l'homme en trop.

Les hommes de l'entraîneur-chef Claude Julien ont profité de leur entraînement pour disputer un match simulé et peaufiner leur jeu en supériorité numérique, notamment.

Le Tricolore disputera deux matchs en autant de soirs ce week-end. Après son duel contre les Leafs samedi, il affrontera les Sénateurs d'Ottawa dimanche.