Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a dit «aimer» son équipe.
Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a dit «aimer» son équipe.

Bergevin veut ajouter de la profondeur à l'attaque

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
La saison morte est officiellement commencée depuis seulement une semaine, mais Marc Bergevin a déjà rayé la plupart des éléments sur la liste d'épicerie.

Le directeur général du Canadien de Montréal a dit «aimer» son équipe, lundi en visioconférence, à la veille de la présentation de la première ronde du repêchage et cinq jours avant l'ouverture du marché des joueurs autonomes. Il a toutefois admis qu'il souhaitait ajouter de la profondeur à l'attaque.

«Nous avons fait l'acquisition de Jake Allen et Joel Edmundson, a rappelé Bergevin. (Le magasinage) n'est pas terminé, mais nous avons déjà coché quelques cases pour améliorer l'équipe.

«Dans un monde idéal, nous voulons continuer à nous améliorer, a-t-il ajouté. En ce moment, nous n'avons pas assez de joueurs à l'avant pour se rendre à 14 ou 15 joueurs.»

Bergevin a indiqué que si l'offre était bonne, il serait prêt à sacrifier son choix de première ronde, le 16e au total, mardi, afin d'obtenir des renforts.

«Si c'est pour un joueur d'un certain âge qui peut aider à court terme, je n'ai pas d'intérêt, a-t-il insisté. Mais si c'est pour un joueur qui peut nous aider pendant plusieurs années et faire une différence, je vais regarder ça de près.»


« (Le magasinage) n'est pas terminé, mais nous avons déjà coché quelques cases pour améliorer l'équipe. »
Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin

Bergevin a toutefois noté ne pas avoir reçu beaucoup d'appels de ses homologues au sujet du 16e choix.

En fait, tout le marché des échanges semble au ralenti, à entendre parler Bergevin, même si plusieurs transactions ont été complétées par les équipes de la LNH au cours des dernières semaines - incluant le Canadien.

«Plusieurs équipes essaient de libérer de la place sur leur masse salariale, mais ça ne débloque pas, a raconté Bergevin. Quand il est difficile de bouger des contrats, c'est parce qu'il n'y a pas d'argent dans le système.

«Chaque équipe a ses joueurs à gérer et tout le monde est prudent dans sa gestion budgétaire. Le plafond salarial est gelé à cause de la pandémie. Ce sera notre réalité au cours des prochaines années.»

Bergevin a refusé de se mouiller au sujet des rumeurs selon lesquelles le Canadien est intéressé par l'attaquant des Jets de Winnipeg Patrik Laine, rappelant que les règles contre le maraudage l'empêchaient de parler de la situation d'un joueur au sein d'une autre équipe.

Caufield doit jouer

Il n'y a pas que le marché des transactions qui est paralysé par la pandémie. Si la LHJMQ a repris ses activités la semaine dernière, plusieurs ligues nord-américaines de développement ne savent pas encore quand le jeu reprendra. De nombreux espoirs du Canadien se contentent pour l'instant de séances d'entraînement.

Du lot, l'attaquant Cole Caufield, sélectionné par le Tricolore en première ronde l'an dernier, évalue toujours ses options. Il est engagé auprès de l'Université du Wisconsin, mais les activités de hockey de la NCAA n'ont pas repris. Des rumeurs l'ont envoyé en Suède au cours des dernières semaines, mais rien ne s'est concrétisé à ce niveau.

«J'aimerais qu'il puisse jouer en ce moment, mais ce n'est pas le cas, a indiqué Bergevin. Que ce soit au Wisconsin ou en Europe, je n'ai aucun problème, mais j'aimerais que ça soit le plus tôt possible. Il a besoin de jouer des matchs, pas juste s'entraîner.»