Marc Bergevin estime que son entraîneur fait du très bon boulot.

Bergevin assure qu'il a toujours confiance en son entraîneur

BOCA RATON — Le directeur général Marc Bergevin est catégorique : Claude Julien sera de retour à la barre du Canadien de Montréal la saison prochaine.

Interrogé quant à l'avenir de son entraîneur en marge de la réunion des directeurs généraux à Boca Raton, en Floride, Bergevin a affirmé à RDS : «Oui, Claude Julien va être au camp d'entraînement au mois de septembre.»

Malgré la saison difficile de son équipe, qui devrait rater les séries éliminatoires pour une troisième année d'affilée et la quatrième fois en cinq ans, Bergevin estime que son entraîneur fait du très bon boulot et que tous les membres de l'équipe doivent assumer la responsabilité de la situation.

«Claude est un très bon instructeur, a-t-il affirmé en entrevue à Chantal Machabée. Je crois au message qu'il transmet à nos joueurs. Notre but est d'être meilleurs en septembre l'an prochain pour se classer en séries.»

Avant les matchs de mardi, le Canadien accusait neuf points de retard sur la dernière place donnant accès aux séries avec 15 matchs à jouer.

Il a également précisé qu'un changement d'entraîneur ne permettrait pas nécessairement d'améliorer la situation.

«Nos joueurs doivent aussi prendre les moyens nécessaires pour nous aider à atteindre ces objectifs, a-t-il confié au collègue François Gagnon, également de RDS. C'est collectivement que nous arriverons à être meilleurs l'an prochain.»

De son côté, Julien a dit apprécier la confiance de son directeur général.

«L'adversité fait partie de mon travail, mais pour moi, c'est toujours de foncer, a-t-il dit après la victoire de 6-2 du Canadien face aux Islanders de New York. L'équipe est loin d'être parfaite, mais nous continuons à travailler pour l'améliorer. Quand votre d.g. réitère sa confiance publiquement, c'est encourageant. Mais je continue à travailler de la même façon.»

Price: pas idéal

Parmi les autres sujets abordés au cours de cet entretien de quelque 13 minutes mis en ligne sur le RDS.ca, le d.g. du Tricolore a admis que de voir son gardien no 1 disputer autant de rencontres n'est pas l'idéal, mais que Carey Price est capable d'en prendre.

«Carey, je le connais très bien. C'est un gros gardien qui ne dépense pas beaucoup d'énergie. C'est certain que c'est beaucoup de matchs, mais il y a certains de ces matchs où il a reçu 32 lancers et c'est comme s'il sortait d'un bain tourbillon, a-t-il imagé. Idéalement, ton gardien no 1 serait devant le filet pour moins de 60 matchs. Je ne crois pas que cette saison, nous serons en mesure de le faire.»

Bergevin a précisé que de trouver un adjoint capable de diminuer la charge de travail de Price serait l'une des priorités de l'été.

Cole Caufield

Il est aussi revenu sur ses propos au sujet de Cole Caufield. L'espoir du Tricolore connaît une bonne saison universitaire au sein d'une mauvaise formation, avec 36 points en 34 matchs, dont 19 buts. Il a précisé qu'une décision serait prise à la fin du calendrier de Caufield quant à la poursuite de sa carrière.

«Au moment où on se parle, aucune décision n'a été prise. On est vraiment fier de son développement. C'est certain qu'il a des trucs à travailler, comme tous les autres jeunes espoirs. Ça n'empêche pas le fait qu'il pourrait passer chez les professionnels l'an prochain. La décision va se prendre en temps et lieu, pour son bien à court et long terme. Ce sont des discussions que nous aurons avec lui, son agent et sa famille.

«Pour l'instant, je n'ai aucune idée de la direction que nous allons prendre. Son gabarit (cinq pieds sept, 162 livres) peut faire peur (pour évoluer chez) les professionnels, mais il a toujours eu ce gabarit. Ce n'est pas quelque chose qui va lui nuire.»

Critiques à l'endroit de Timmins

Par ailleurs, il s'est dit bien au courant des critiques dirigées à l'endroit de son adjoint, Trevor Timmins, mais il les a balayées du revers de la main.

«Pour chaque critique qu'on peut faire à son endroit, je peux donner des exemples de gens qui soulignent le bon travail qu'il a fait à Montréal. On peut faire le même exercice avec les 31 équipes de la LNH. Trevor est un gars travaillant, organisé, qui a fait de très bons choix pour nous. C'est certain qu'on s'est trompés. C'est certain qu'on ne veut pas se tromper, mais une équipe qui ne se trompe pas, c'est impossible. Il y a des risques quand tu repêches un joueur. J'ai confiance en Trevor et son équipe.»