Canadien

Domi a confiance en ses nouveaux coéquipiers

TORONTO — Le Canadien de Montréal a marqué le troisième plus faible total de buts dans la Ligue nationale en 2017-2018 et terminé au 28e rang du classement général.

Mais Maxi Domi, acquis des Coyotes le 15 juin dernier en retour d’Alex Galchenyuk, espère que la formation de la prochaine campagne pourra trouver le fond du filet avec plus de régularité, surtout s’il peut lui-même rebondir.

«Je crois que le groupe en général devra être meilleur et hausser son jeu d’un cran, a-t-il dit au cours d’un entretien téléphonique. Ce sera difficile. Mais il n’y a aucun doute dans mon esprit que nous puissions le faire. Quand vous comptez sur le gardien Carey Price, sur des gars comme Shea Weber, [Max] Pacioretty, [Brendan] Gallagher, Jonathan Drouin — la liste des joueurs exceptionnels est longue — vous avez les éléments nécessaires pour gagner. Il suffit de faire fonctionner tous ces éléments ensemble. Je suis excité à l’idée de me joindre à ce groupe, peu importe le rôle qu’on me demandera de jouer.»

À part l’acquisition de Domi, qui a signé un contrat de deux ans d’une valeur de 6,3 millions $US peu de temps après la transaction qui l’a amené à Montréal, le Tricolore a été plutôt tranquille cet été.

L’équipe a ramené le vétéran centre de 35 ans Tomas Plekanec, fait signer de nouveaux contrats à Phillip Danault et Joel Armia — acquis en plus de deux choix au repêchage pour avoir accepté le contrat du gardien Steve Mason —, en plus de sélectionner le centre finlandais Jesperi Kotkaniemi avec le troisième choix au total.

Au final, la transaction pour Domi a été jusqu’à maintenant le seul geste d’éclat de l’organisation cet été. En retour, l’état major du Tricolore compte beaucoup sur sa nouvelle acquisition pour régler une partie des problèmes de l’équipe à l’attaque.

Le fabricant de jeu a connu une excellente entrée en matière dans la LNH, récoltant 52 points, dont 18 buts, à sa première campagne. Il s’est par contre fracturé un os de la main pendant une bagarre à sa deuxième saison et a terminé la campagne avec seulement 9 buts et 48 points en 59 matchs.

Domi vient de connaître une deuxième saison décevante consécutive avec neuf buts — dont quatre dans des filets déserts — et 45 points. Il ne croit pas avoir à changer son style de jeu pour marquer davantage et assure qu’il n’est pas guidé par la quête d’objectifs personnels.

«Je pense que nous avons tous le même objectif : gagner des matchs de hockey. Le reste se fait tout seul. Ce n’est pas facile dans la LNH, la ligue la plus compétitive au monde. Nous allons devoir faire ça en groupe. C’est un défi que nous avons hâte de relever.»

Clin d’œil à son idole

Tie, son père, a longtemps été le redresseur de torts des Maple Leafs. Mais Max Domi ne croit pas que celui-ci aura du mal à changer d’allégeance.

«Sûrement pas. Il sera derrière moi, peu importe le chandail que je porterai. Je ne pense pas que les endroits où il a joué aient une influence.

«Ce sera différent pour lui de voir un chandail du Canadien de Montréal avec son nom derrière, a ajouté le patineur de 23 ans. Mais je pense qu’il en est aussi fier.»

Domi n’a tout de même pas renié Toronto pour autant : avec le Tricolore, il portera le numéro 13, un clin d’oeil à son idole de jeunesse, l’ancien joueur de centre des Maple Leafs, Mats Sundin.

Canadien

Danault soulagé d'avoir évité l'arbitrage

MONTRÉAL — Phillip Danault est très heureux de se retrouver à Montréal pour les trois prochaines saisons. Mais il est surtout très heureux d’avoir pu éviter l’arbitrage.

«Oui, honnêtement, j’ai tellement entendu d’histoires d’horreur avec l’arbitrage, a-t-il dit en téléconférence. Je crois que la plupart des joueurs et des organisations souhaitent éviter cela. Ils m’ont offert trois ans, alors j’étais super heureux. J’adore Montréal et j’ai toujours voulu y jouer. C’était une belle occasion pour moi de jouer les trois prochaines années ici.»

Danault a paraphé dimanche un contrat assorti d’un salaire de 9,25 millions $US, soit 3,083 millions $ par saison. Sans vouloir entrer dans les détails, Danault a affirmé qu’une association plus longue, de quatre, cinq, voire six années, n’a pas été évoquée.

«Ça a été une très bonne négociation. Mon agent [Stéphane Fiset] et Marc [Bergevin] ont fait du beau boulot. Je suis très heureux de demeurer à Montréal. [...] J’adore l’équipe et je crois en elle.»

Le centre de 25 ans s’est avéré une des belles trouvailles de Bergevin au cours des dernières années. Acquis en en 2016 en retour de Tomas Fleischmann et Dale Weise, Danault s’est petit à petit façonné une place au sein de la formation du Tricolore. En 155 rencontres avec le Canadien, le premier choix des Hawks, 26e au total en 2011, a inscrit 24 buts en plus d’ajouter 46 aides.

Prêt pour tous les rôles

Tantôt au sein de la principale unité en attaque, d’autres fois au sein du troisième trio, Danault a plus souvent qu’autrement tiré son épingle du jeu depuis qu’il s’est joint au CH. Malgré tout, on n’a pas discuté avec lui du rôle qu’on souhaiterait le voir jouer au cours des trois prochaines campagnes.

«On ne m’a rien dit à ce sujet. Mais au cours des deux dernières années non plus, on ne m’avait rien dit, et j’ai su tracer ma propre voie, a-t-il souligné. Je suis un joueur polyvalent. C’est ma force, ma qualité et je vais continuer de faire la même chose, mais encore mieux. Que ce soit au sein du premier, deuxième ou troisième trio, je serai prêt.»

Une chose est certaine : il ne compte pas s’asseoir sur ses lauriers après avoir signé ce contrat. «Mon jeu dans les deux sens de la patinoire est bien en ce moment, mais je veux être meilleur autant offensivement que défensivement. [...] Je n’ai pas touché à l’avantage numérique à Montréal, mais c’est quelque chose que je souhaiterais faire éventuellement, c’est certain.»

Ennuyé par une blessure l’an dernier, Danault n’a participé qu’à 52 rencontres, au cours desquelles il a récolté 25 points, dont 8 buts, après avoir connu sa meilleure campagne un an plus tôt, avec 13 buts, 27 aides et 40 points en 82 matchs.

«Je suis rétabli à 100 %, a-t-il indiqué. Je m’entraîne beaucoup ces temps-ci et je me sens vraiment bien, sinon mieux sur la glace. Je suis passé à autre chose.»

Danault, qui se mariera au cours du week-end, aborde d’ailleurs ce nouveau pacte avec beaucoup d’optimisme malgré les insuccès qu’a connus l’équipe la saison dernière.

«Je suis certain que nous serons plus compétitifs dès l’an prochain. Avec l’année que nous venons de connaître, je suis certain que tout le monde va répondre à l’appel et arriver prêt au camp. Nous aurons le couteau entre les dents.»

Évidemment, difficile de ne pas aborder le dossier du capitaine Max Pacioretty avec Danault. Les deux hommes ont développé une belle chimie sur la patinoire au cours des dernières saisons et la situation contractuelle du capitaine du Canadien alimente grandement les discussions.

«C’est assurément difficile pour Max et sa famille actuellement. C’est difficile de juger : nous ne sommes pas dans ses souliers non plus, on ne sait pas de quelle façon il gère la situation. Tout ce qu’on espère, c’est que Max soit de retour au camp et qu’il soit en paix avec le fait de se retrouver avec nous à Montréal.»

Canadien

Danault s'entend pour trois ans avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal s’est entendu sur les modalités d’un contrat de trois ans avec son joueur de centre Phillip Danault, dimanche.

L’équipe a confirmé l’entente par voie de communiqué et l’attaquant de 25 ans empochera 3,083 millions $US par saison.

Danault n’a disputé que 52 matchs avec le Canadien la saison dernière, amassant huit buts et 17 mentions d’assistance. 

Il a raté plusieurs semaines d’activités en raison d’une blessure subie contre les Bruins de Boston, le 13 janvier, lorsqu’il a reçu un lancer frappé du défenseur Zdeno Chara à la tête.

Le joueur de centre originaire de Victoriaville a été acquis dans une transaction avec les Blackhawks de Chicago, en février 2016. Il a pris part à 155 matchs dans l’uniforme du Canadien, récoltant 24 buts et 46 aides et montrant un différentiel de plus-3. Danault a connu la meilleure saison de sa carrière en 2016-17, quand il a inscrit 13 buts et 40 points en 82 parties.

Danault a été sélectionné au premier tour (26e au total) par les Blackhawks lors du repêchage de 2011.

Canadien

Joel Armia s'entend pour un an avec le Canadien

MONTRÉAL - L'attaquant du Canadien, Joel Armia, s'est entendu sur les termes d'un contrat d'un an d'une valeur de 1,85 millions $. Les deux partis évitent ainsi de se retrouver en arbitrage salarial.

Dans un communiqué, la direction de l’équipe précise que le Finlandais de 25 ans touchera un salaire de 1,85 million $.

Acquis des Jets de Winnipeg le 30 juin dernier, Armia est un vétéran de quatre saisons dans la Ligue nationale de hockey. Il vient de connaître sa saison la plus productive, établissant des sommets personnels avec 12 buts, 17 aides et 29 points.

Lors du parcours des Jets jusqu’en finale de l’Association Ouest ce printemps, Armia a ajouté deux buts.

Natif de Pori, en Finlande, Armia a été repêché 16e au total par les Sabres de Buffalo en 2011.

Il présente une fiche de 26 buts et 58 points en 180 parties en saison régulière en carrière dans la LNH. Thomas Thivierge (Le Soleil)

LNH

Le Canadien donne une chance à Simon Després

MONTRÉAL - Le Canadien de Montréal a accordé un essai professionnel au défenseur québécois Simon Després et l’a invité à participer à son prochain camp d’entraînement.

La direction de l’équipe en a fait l’annonce dans un communiqué de presse jeudi matin.

Originaire de Laval et âgé de 26 ans, Després a passé la dernière saison dans la Ligue continentale de hockey.

Avec le Slovan de Bratislava, il a récolté 11 points, dont quatre buts, et amassé 84 minutes de punition en 44 matchs.

Choix de premier tour des Penguins de Pittsburgh, 30e au total en 2009, Després a participé à 193 matchs en carrière dans la LNH avec les Penguins et les Ducks d’Anaheim.

Le défenseur de six pieds quatre pouces et 218 livres a inscrit six buts et 43 points, avec 150 minutes de punition et un ratio défensif de plus-31.

Il a connu sa meilleure saison dans la LNH en 2014-2015, qu’il a partagée entre Pittsburgh et Anaheim. Cette année-là, Després avait récolté 23 points, dont trois buts, en 75 matchs, dont 59 avec les Penguins.

Dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Després a joué pendant quatre saisons avec les Sea Dogs de Saint-Jean entre 2007 et 2011. En 2010-2011, il a remporté le trophée Émile-Bouchard, remis au meilleur défenseur de la ligue, après une récolte de 41 points, dont 13 buts, en seulement 47 matchs.

Cette même saison, il a également aidé les Sea Dogs, alors dirigés par Gerard Gallant, à remporter la Coupe du Président et la Coupe Memorial, en plus de représenter le Canada au Championnat mondial junior.

Canadien

Luke Richardson se joint au Canadien comme adjoint

MONTRÉAL — Après l’embauche de Dominique Ducharme fin avril, le Canadien de Montréal a complété son personnel de soutien à l’entraîneur-chef Claude Julien en annonçant la nomination de Luke Richardson au poste d’adjoint à l’entraîneur.

Richardson, âgé de 49 ans, totalise 25 ans d’expérience dans la LNH, dont quatre saisons comme entraîneur-adjoint. Il a occupé un poste semblable avec les Islanders de New York la saison dernière.

Originaire d’Ottawa, Richardson a fait ses débuts derrière le banc des Sénateurs lors de la saison 2008-2009, à titre d’adjoint de l’équipe jusqu’à la fin de la saison 2011-2012.

Il a également œuvré au sein de Hockey Canada en 2016-2017, remportant la coupe Spengler à titre d’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, et aidant celle-ci à atteindre la finale de la coupe Deutschland à titre d’entraîneur-adjoint.

Il a été entraîneur-chef des Senators de Binghamton, club-école des Sénateurs dans la Ligue américaine, de 2012-2013 à 2015-2016, compilant un dossier de 153-120-31 en 304 rencontres en saison régulière.

Pendant sa carrière de joueur, le défenseur, repêché au septième rang par les Maple Leafs de Toronto en 1987, a joué pendant 21 saisons dans la LNH, disputant 1417 matchs en carrière en saison régulière avec les Leafs, les Oilers d’Edmonton, les Flyers de Philadelphie, les Blue Jackets de Columbus, le Lightning de Tampa Bay et les Sénateurs.

«Luke est un homme de hockey très crédible, et un entraîneur avec un bagage de connaissances très solide. Nous avions convenu d’un plan pour le processus de sélection avec des critères précis, nous avons pris le temps de rencontrer un nombre de candidats, et nous sommes très heureux que Luke accepte de se joindre à notre groupe. Il a déjà été entendu que son rôle au sein de notre personnel d’entraîneurs sera de travailler avec les défenseurs de l’équipe», a mentionné Julien.

En plus de Richardson et Ducharme, Julien continuera d’être épaulé par Kirk Muller comme entraîneur associé. Stéphane Waite demeure l’entraîneur des gardiens.

Après avoir été exclu des séries éliminatoires pour la deuxième fois en trois ans le printemps dernier, le Canadien a décidé de mettre fin à son association avec les entraîneurs-adjoints Jean-Jacques Daigneault et Daniel Lacroix.

LNH

Le Canadien bloque le retour des Nordiques, croit Dave Pichette

«Il y a des gens qui sont plus ou moins intéressés à ce qu’on revienne dans la ligue, pas tellement loin d’ici.»

Dave Pichette croit que le Canadien de Montréal empêche le retour des Nordiques à Québec, ou du moins en est l’un des principaux freins.

Lui-même un ancien joueur des Nordiques de 1980 à 1984 aujourd’hui président de l’association des Anciens Nordiques, Pichette ne va pas chercher jusque dans les bureaux de la LNH à New York pour trouver le premier blocage à la venue d’une équipe de la LNH dans la capitale. On n’a qu’à chercher à tout juste 250 km d’ici, dit-il.

Le Canadien «a conquis le marché de Québec! C’est un marché pour eux, un marché de bière, un marché pour la téléphonie et toutes sortes de choses. C’est une grosse business», indique celui qui a disputé 322 matchs dans la LNH avec quatre équipes.

«Houston est un nouveau marché, Seattle est un nouveau marché, c’est plus intéressant pour la LNH. Québec n’est pas un nouveau marché, tu divises avec Montréal», constate Pichette. «Autrefois, quand on jouait, il y avait quelques irréductibles, mais aujourd’hui, c’est Canadien partout. Les Nordiques n’existent plus depuis 1995, alors c’est sûr que les jeunes n’ont plus les Nordiques à cœur comme les gens plus âgés.»

Canadien

Le défenseur Shea Weber absent pour une période prolongée

MONTRÉAL - Le défenseur du Canadien de Montréal Shea Weber pourrait être tenu à l’écart du jeu jusqu’à la mi-décembre en raison d’une arthroscopie visant à réparer une déchirure à un ménisque du genou droit.

La direction de l’équipe en a fait l’annonce dans un communiqué jeudi matin. Elle a précisé que l’intervention a été effectuée par le docteur Robert LaPrade, à Vail, au Colorado, et que la période de guérison prévue est de cinq à six mois.

Weber, qui célébrera son 33e anniversaire de naissance le 14 août, était déjà en mode de rééducation à la suite d’une intervention chirurgicale au pied gauche pratiquée le 13 mars 2018 et qui nécessitait une période de remise en condition de six mois.

Par ailleurs, Weber et le personnel médical du Tricolore avaient prévu une consultation avec le chirurgien orthopédique pour vérifier l’état de son genou. Cette rencontre a dû être repoussée à plus tard en raison de l’intervention chirurgicale au pied, a fait savoir le docteur David Mulder, médecin en chef du Canadien, qui rencontrera les journalistes cet après-midi à Brossard.

«Au terme des consultations effectuées auprès des docteurs Robert LaPrade et Robert Anderson, le chirurgien qui a procédé à l’intervention chirurgicale à son pied, il fut déterminé qu’une arthroscopie au genou était nécessaire. Cette intervention a été pratiquée le 19 juin», mentionne également le communiqué.

La procédure a permis de constater que les dommages étaient plus sérieux et qu’une intervention plus complète que prévu s’imposait afin de réparer une déchirure méniscale, souligne aussi le docteur Mulder.

«Il est important de mentionner que cette procédure n’aurait pu être pratiquée plus tôt en raison de la période de remise en condition à la suite de l’intervention au pied que Shea a subie», explique Mulder, tout en annonçant que le retour au jeu du défenseur «est prévu pour la mi-décembre».

La saison dernière, Weber a raté un match (9 novembre) en raison d’une blessure au genou. Il a été tenu à l’écart lors de 55 rencontres en raison d’une blessure au pied. Il a effectué sa dernière sortie lors du match en plein air contre les Sénateurs d’Ottawa, le 16 décembre.

Acquis des Predators de Nashville en échange de P.K. Subban le 29 juin 2016, Weber a finalement été limité à 26 matchs l’an dernier. Il a inscrit six buts et dix mentions d’aide, avec 14 minutes de punition et un ratio défensif de moins-8. La saison précédente, il avait obtenu 17 buts et 42 points en 78 rencontres.

En carrière, il totalise 189 buts et 501 points en 867 parties.

«Nous sommes très déçus de réaliser que cette blessure au genou va faire en sorte que Shea devra s’absenter pour une période prolongée», a déclaré le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, dans le communiqué officiel de l’équipe.

«Ce genre de situation est hors de notre contrôle, et nous devons nous en remettre pleinement aux instances médicales, a-t-il ajouté. Nous sommes confiants que la période de réhabilitation se déroulera comme prévu, afin d’anticiper un retour au jeu le plus rapidement possible dans le cas de Shea.»

Canadiens

Le CH cède Simon Bourque aux Jets

BROSSARD — La filière finlandaise chez le Canadien de Montréal a gagné un joueur, celle du Québec en compte un de moins. Elle a perdu un jeune défenseur gaucher qui, en plus, avait le logo du CH en haute estime depuis un tout jeune âge.

Dans une transaction annoncée samedi matin, la direction du Tricolore a cédé le Longueillois Simon Bourque aux Jets de Winnipeg en retour de l'attaquant finlandais Joel Armia, du vétéran gardien de but Steve Mason et de deux choix au repêchage.

Âgé de 25 ans et originaire de Pori, Armia a connu sa saison la plus productive dans la LNH en 2017-2018. En 79 parties, il a établi des sommets personnels avec des récoltes de 12 buts, 17 mentions d'aide et 29 points. Il a ajouté deux buts en 13 matchs des séries éliminatoires.

Choix de 1ère ronde des Sabres de Buffalo en 2011, Armia, un ailier droit, totalise 26 buts et 58 points en 180 matchs dans la LNH.

Le Tricolore obtient un choix de septième tour en 2019 et une sélection de quatrième ronde en 2020. L'équipe compte maintenant neuf choix en 2019 et huit sélections en 2020.

Quant à Mason, il n'aura fait que passer. Le Canadien a presque aussitôt soumis le nom de l'Ontarien de 30 ans au ballottage inconditionnel avec l'intention de racheter son contrat.

Si ce scénario se concrétise, le Canadien devra débourser la somme de 1 366 667 $ lors de chacune des deux prochaines saisons. Le contrat de Mason prévoyait qu'il allait toucher 4,1 millions $ en 2018-2019 avant de pouvoir réclamer l'autonomie l'an prochain.

Quant aux Jets, cet échange leur permet de libérer de la masse salariale en vue de l'ouverture du marché des joueurs autonomes, possiblement dans le but d'accorder un nouveau contrat au centre Paul Stastny.

Un choc

L'échange est survenu au moment où Bourque participait au camp de perfectionnement de l'équipe à Brossard.

«Je faisais mon échauffement avec les autres joueurs sur le terrain synthétique et je me suis fait sortir du groupe parce que Marc [Bergevin] voulait me rencontrer. Je suis allé rencontrer Marc, il m'a annoncé la nouvelle, il m'a souhaité bonne chance et ç'a été ça», a résumé Bourque lors d'une conversation téléphonique avec La Presse canadienne samedi midi.

Choix de sixième tour du Canadien en 2015 et muni d'un contrat de trois ans signé en mars 2017, Bourque n'a pas semblé voir venir la nouvelle. Malheureux de quitter une organisation avec laquelle il avait toujours rêvé d'être associé, il réalise quand même qu'une nouvelle chance s'offre à lui.

«Je veux être un joueur de hockey et je pense que les Jets de Winnipeg vont me donner cette chance de faire mes preuves. Mais c'est sûr que c'est un choc pour moi en tant que Québécois, Montréalais. J'aurais aimé ça faire partie du Canadien, c'est clair.»

Bourque n'aura finalement passé qu'une seule saison complète dans l'organisation du Canadien. Une saison qui, de son propre aveu, l'a déçu.

Avec le Rocket de Laval, une formation qui a connu toutes sortes d'ennuis, Bourque n'a participé qu'à 46 matchs et a été limité à trois mentions d'aide.

«Ç'a été une saison très difficile pour moi, mais comme je l'ai mentionné, un joueur de hockey attend seulement une opportunité. Et l'année passée, de voir que je n'ai pas nécessairement eu cette chance de montrer à toute la direction que j'étais capable de faire le job, de vraiment m'imposer, j'ai été extrêmement déçu, c'est évident.»

Malgré cette déception, Bourque s'est présenté au camp de perfectionnement rempli de bonnes intentions.

«J'avais faim. J'étais vraiment prêt à faire un pas en avant en tant que joueur de hockey. C'était ça, mon objectif. J'étais arrivé en grande forme, prêt mentalement à montrer ce que je suis capable de faire.»

Retrouvailles

À défaut de pouvoir porter l'uniforme de l'équipe qu'il est allé encourager maintes fois avec son père, Bourque semble destiné à renouer avec Éric Dubois, qui oeuvre à titre d'adjoint à Pascal Vincent derrière le banc du Moose du Manitoba dans la Ligue américaine. À moins, bien sûr, que Bourque ne brouille les cartes à un point tel que les Jets lui ouvrent leur porte.

Mais si ce scénario ne se réalise pas immédiatement, Bourque pourra de nouveau profiter des conseils d'un instructeur qu'il a en haute estime et qu'il a bien connu avec l'Océanic de Rimouski pendant trois saisons, entre 2013 et 2016.

«C'est un lien qui est assez fort. Quand tu as 16 ans et que tu arrives dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, d'avoir un gars comme Éric qui m'a accueilli et qui m'a enseigné beaucoup de choses, ç'a été formidable», a déclaré le défenseur de six pieds un pouce et 195 livres.

«Il a apporté beaucoup de maturité à mon jeu et en tant que personne. Il a pris le temps de me connaître et à partir de là, il a vraiment su m'aider dans tous les aspects, comme le contrôle de mes émotions, mon jeu sur la glace, comment gérer un match et le temps qu'il reste au cadran. Il m'a appris beaucoup de choses.»

Hockey

Charles Hudon reste positif

Charles Hudon était aux premières loges lorsque le Canadien de Montréal a conclu la saison 2017-2018 avec la 28e pire fiche de toutes les équipes de la Ligue nationale de hockey. À sa première saison dans le grand circuit, le patineur d’Alma avait probablement rêvé d’un meilleur scénario. Malgré tout, il retire des éléments positifs de son baptême dans la LNH, convaincu que des jours meilleurs sont annoncés dans la métropole québécoise.

« On va s’améliorer, c’est sûr et certain », a partagé celui qui vient tout juste d’avoir 24 ans, rencontré jeudi matin en marge de la Classique de golf pour la Fondation Charles Hudon.

« Marc (Bergevin) l’a dit, il faut avoir la bonne attitude, a ajouté Hudon. À partir de là, les choses vont changer. On verra au mois de septembre, mais j’ai déjà hâte de me présenter à Brossard pour le camp d’entraînement. »

Après avoir fait ses classes dans la Ligue américaine, notamment à Saint-John’s, Terre-Neuve, où il passait incognito la plupart du temps, Charles Hudon a découvert la jungle médiatique de Montréal, au cours de la dernière saison. Il a assuré ne pas avoir eu trop de difficulté à s’adapter, rappelant que son passage avec les Saguenéens pendant plus de trois saisons lui avait servi.

« J’ai vécu un peu la même situation lorsque je suis arrivé avec les Saguenéens à l’âge de 15 ans, alors qu’il y avait une forte présence médiatique, a fait valoir Hudon. Je suis quelqu’un de terre à terre, quelqu’un de familial donc ma famille était là lorsque j’avais un peu plus de difficulté. C’est de cette façon que je l’ai vécu et ça m’a aidé. Je suis satisfait de ma première saison à Montréal. C’est sûr que j’aurais voulu en faire plus pour l’équipe, mais j’ai adoré faire partie de l’organisation pour une première saison complète. »

Auteur d’une fiche de 10 buts et 20 passes en 72 rencontres, Charles Hudon avoue avoir eu du mal à gérer les nombreux voyages d’un joueur de la Ligue nationale. 

« Oui, les voyages en avion sont exemplaires, mais on arrive tellement tard et on joue souvent la même journée, a-t-il mis en contexte. C’était difficile mentalement et c’était aussi difficile de récupérer. J’ai pris beaucoup d’information et je vais être meilleur la saison prochaine. »

Galchenyuk

Impossible de parler à Charles Hudon sans aborder la transaction qui a fait passer Alex Galchenyuk aux Coyotes de l’Arizona, en retour de Max Domi. Hudon croit que l’échange sera bon pour les deux clans.

« Je pense que ça va faire du bien à « Chucky » de sortir de l’entourage de Montréal et de toute la présence médiatique, a convenu le #54 du Canadien. Il trouvait ça difficile et je le comprends. Pour être un joueur de hockey à Montréal, il faut être bon entre les deux oreilles pour bien contrôler les bons et les moins bons côtés. Je pense que Chucky va grandir de cette expérience. »

L’ancien capitaine des Saguenéens a côtoyé Max Domi il y a quelques années, avec Équipe Canada junior. 

« C’est un joueur qui a beaucoup de leadership et beaucoup de hargne, a noté Charles Hudon. C’est une personne qui peut changer une équipe et je suis certain qu’il va nous aider. »

Dernière année de contrat

Charles Hudon va amorcer la dernière année de son contrat avec la Sainte-Flanelle. Il ne s’en fait pas trop avec cet aspect, préférant se concentrer sur son travail sur la glace. D’ici là, il a d’autres préoccupations, lui qui se marie cet été avec sa douce, Krystel-Fay Gauvin. Les deux consument leur amour depuis six ans et le temps est venu de s’engager, pour le meilleur et pour le pire !

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REDONNER AUX GENS DE LA RÉGION

Lorsqu’il a quitté les Saguenéens de Chicoutimi au milieu de la saison 2013-2014, après avoir été échangé au Drakkar de Baie-Comeau, Charles Hudon s’était promis qu’il allait revenir dans sa région natale pour redonner du mieux qu’il le pourrait. C’est ce qu’il a réussi à faire avec sa classique de golf et sa fondation.

À sa deuxième année d’existence, la Classique de golf pour la Fondation Charles Hudon a attiré 152 joueurs, soit 72 de plus que l’an dernier. L’ambitieux objectif d’amasser 40 000 $ a été dépassé, notamment grâce à la tenue d’un encan en soirée. Le pactole a atteint 44 800 $, au grand plaisir des organisateurs.

« Quand je suis parti de Chicoutimi, je voulais revenir dans la région et c’est pratiquement grâce au tournoi que j’y reviens, a annoncé Charles Hudon. Je veux vivre ces moments-là et je veux aider les gens qui viennent d’ici en les aidant à faire du sport et à vivre leurs rêves. Un rêve, ce n’est pas seulement de jouer dans la Ligue nationale, ça peut être de faire du sport. »

Almatois d’origine, Charles Hudon a quitté le Lac-Saint-Jean en bas âge. Il demeure attaché à sa région natale, mais il veut aussi redonner à son monde de Montréal. Grâce à sa fondation, il a pu redistribuer près de 15 000 $ aux jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais il a également aidé des gymnases d’écoles de la grande région de Montréal en fournissant de l’équipement sportif.

Jeudi, Charles Hudon n’a pas foulé les terrains du Club de golf Chicoutimi avec ses bâtons. Il s’est plutôt assuré du bon déroulement de la journée en courant à gauche et à droite dès le début de la matinée.

« Le plus important est d’aider les jeunes et de revoir les gens que je connais et ma famille, a-t-il soutenu. C’est l’fun de vivre ce genre de journée. Je cours un peu partout, je veux m’impliquer et je veux que ce soit un événement familial. Ma famille est ici, mon entourage proche à Montréal a fait le voyage pour être ici. »