Canadien

Julien a de l'empathie pour les Red Wings

Claude Julien a pris du temps à venir rencontrer les journalistes après la cinglante défaite de 6-2 du Canadien contre les Oilers d’Edmonton, samedi soir, au Centre Bell. C’est sans doute parce qu’elle lui a laissé un goût très amer à la bouche. Plus que d’autres qui peuvent survenir au fil d’une longue saison.

«Vous savez comment se sentaient les Red Wings de Detroit après que nous les ayons battus 10-1 la semaine dernière? C’est un peu comment nous nous sentons ce soir (samedi). Ce n’est pas une défaite agréable et je ne m’en lave pas les mains. Mais il faut tourner la page et nous préparer pour le prochain match. Je n’ai pas le choix», a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien.

Julien était évidemment déçu de l’issue finale d’autant plus, a-t-il soulevé, que ses joueurs avaient tout de même connu un assez bon début de match. Ça s’est gâté après que Michael Cammalleri eut ouvert la marque pendant la huitième minute de jeu du premier engagement.

«Pendant les sept premières minutes et demie, jusqu’à temps qu’ils marquent le premier but, on n’était pas à plat. Le match a changé quand on a donné deux buts rapides. On est sorti en deuxième et on en a donné deux autres buts rapides. Je pense que c’est là que l’équipe s’est plus ou moins effondrée. On était quand même bien préparé, on semblait être prêt à jouer, mais les données ont changé rapidement», a relevé Julien.

Le pilote du Canadien n’a également pas apprécié la façon dont ses joueurs ont commencé la troisième période, alors que le match n’était pas encore hors de portée. Julien n’a pas nommé de nom, mais il n’y a qu’à consulter le sommaire du match pour comprendre qu’il déplorait les deux visites successives de Brendan Gallagher au cachot. Il n’a fallu que six secondes aux Oilers pour exploiter la seconde punition.

«Nous amorçons la troisième période en espérant inscrire un but rapide, pour réduire leur avance à 4-2 et nous donner un peu d’élan. Plutôt, on écope deux pénalités en moins de cinq minutes. Au lieu d’obtenir ce que nous voulions, nous avons empiré les choses.»

Des défaites qui font mal

En subissant un troisième revers en autant de sorties cette semaine, le Canadien a presque totalement effacé sa série de cinq victoires entre le 25 novembre et le 2 décembre. Tour à tour invités à expliquer comment l’équipe pouvait passer du meilleur au pire en si peu de temps, Shea Weber, Carey Price et Julien n’ont trouvé aucune réponse.

«Si je le savais, j’aurais certainement fait quelque chose pour corriger le tir, a commenté Julien. C’est frustrant. Nous avons connu une bonne période, mais la dernière semaine a été difficile pour nous. En bout de ligne, il aurait fallu être meilleurs que nous l’avons été ce soir. Comme je l’ai mentionné, nous n’avons pas été bons après leurs deux buts rapides. Pour une raison quelconque, notre exécution a empiré au fur et à mesure que le match progressait.»

Avec un délai de quatre jours avant le prochain match, jeudi, contre les Devils du New Jersey, Julien aura amplement le temps de s’affairer à trouver des solutions pour relancer sa troupe.

«Je dois apporter des correctifs et nous devons regarder les éléments où nous devons nous améliorer. Il faut être meilleurs pour gagner des batailles pour les rondelles libres. Si nous améliorons cet aspect de notre jeu, nous allons probablement passer plus de temps en zone adverse, et sortir plus rapidement de notre territoire. Il s’agit d’un sport de petits détails, et nous devons être meilleurs dans les petits détails.»

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Canadien

Jonathan Drouin revient au jeu contre les Oilers

BROSSARD - Jonathan Drouin a repris l’entraînement avec ses coéquipiers du Canadien de Montréal et il sera de retour au sein de la formation, samedi soir, lors de la visite de Connor McDavid et des Oilers d’Edmonton.

À l’entraînement, Drouin a pivoté un trio que complétaient Alex Galchenyuk et Andrew Shaw.

Drouin a raté les quatre dernières parties du Canadien, les deux premières à cause d’une blessure au bas du corps et les deux suivantes en raison d’un virus. Ce virus l’a affaibli au point de perdre quelques kilos, a-t-il mentionné.

Si le Tricolore s’est fort bien tiré d’affaires lors de ses deux victoires contre les Red Wings de Detroit, la semaine dernière, il vient de perdre ses deux dernières sorties, 4-3 mardi contre les Blues de St. Louis et jeudi soir, 3-2 en prolongation aux mains des Flames de Calgary.

Par ailleurs, Shea Weber a raté une deuxième séance d’entraînement consécutive qu’il rate pour une journée de traitements. Avant le match de jeudi, Claude Julien avait cependant déclaré qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter au sujet du vétéran défenseur.

À la suite de sa défaite aux mains des Flames, le Canadien a chuté au 10e rang du classement général de l’Association Est. Le Tricolore totalise 30 points, le même nombre que les Bruins de Boston qui ont cependant joué quatre parties de moins.

Inactifs depuis mercredi, les Oilers connaissent une saison décevante avec un dossier de 11-15-2 et se trouvent à huit points d’une place qui leur donnerait accès aux séries éliminatoires

McDavid, blanchi à ses deux seules visites au Centre Bell en carrière, totalise 33 points dont 11 buts et occupe le 11e rang du classement des marqueurs, à huit points de Steven Stamkos, du Lightning de Tampa Bay.

Canadien

Carr montre de belles choses, Galchenyuk déçoit

ANALYSE / MONTRÉAL - La défaite du Canadien de Montréal aux mains des Flames de Calgary jeudi soir au Centre Bell aura permis de confirmer la véracité de deux adages: le talent naturel ne fait pas foi de tout, et le travail acharné amène des résultats.

Cinq jours après avoir connu sa première soirée de quatre points à vie dans la Ligue nationale de hockey, Alex Galchenyuk est resté plus souvent assis sur le banc des joueurs que sur la patinoire, au fur et à mesure que le match avançait.

Le temps passé sur la patinoire fait foi de tout. Au sein d’un quatrième trio qui se débrouille de mieux en mieux, malgré des habiletés naturelles moins apparentes, Carr a joué pendant 11:39, a marqué son deuxième but de la saison et affiché un ratio défensif de plus-1.

Quant à Galchenyuk, il n’a été utilisé que pendant 9:18, incluant seulement 68 secondes au troisième vingt, et a fini le match à moins-1.

Après avoir servi une réponse sèche au sujet du séjour prolongé de Galchenyuk sur le banc lors de la troisième période, l’entraîneur-chef Claude Julien a accepté de donner de plus amples explications, quelques instants plus tard, à une autre question au sujet de son énigmatique attaquant.

«Un joueur doit faire plus que marquer des buts. C’est comme ça pour tout le monde. Il faut qu’il soit meilleur sans la rondelle, qu’il gagne des batailles le long des rampes. C’est important, ces choses-là, et dans un match à égalité, il n’était pas tellement bon le long des rampes. C’est une décision que j’ai prise de raccourcir mon banc.»

Et pendant que le troisième choix du repêchage de juin 2012 devait se contenter du rôle de spectateur, Daniel Carr a mérité les éloges d’un peu tout le monde.

«Il nous donne ce qu’on demande de lui. On demandait d’avoir un quatrième trio qui pouvait nous donner un peu de jeu offensif. Depuis plusieurs matchs, ce quatrième trio fait du bon travail», a reconnu Julien en parlant de Carr, Byron Froese et de Nicolas Deslauriers, qui ont tous contribué au premier but du Canadien.

Malgré le revers, Max Pacioretty a affiché un certain sens de l’humour lorsqu’est venu le temps de commenter la soirée de travail de Carr.

«Il nous fait tous mal paraître et montre à quel point il est facile de produire à l’attaque dans cette ligue!, a lancé le capitaine du Canadien en riant.

«Vous le voyez faire les bonnes choses match après match, et il en obtient les récompenses. C’est incroyable ce que la confiance peut faire pour un joueur. Il joue très bien, il montre du sang-froid. Souhaitons qu’il continue de nous faire tous mal paraître!»

Il y a deux ans, alors que tout avait commencé à s’écrouler chez le Canadien après la blessure au gardien Carey Price, Carr avait fait belle impression en inscrivant neuf points, dont six buts, en 23 matchs. Aussi, il avait démontré qu’il ne craignait pas la circulation lourde devant le filet adverse.

L’an dernier cependant, il s’est contenté du même nombre de points même s’il avait pu participer à dix parties de plus.

Avec le Rocket de Laval cette saison, ses 11 buts en 20 rencontres et une blessure à Jonathan Drouin à la veille du match de jeudi dernier contre les Red Wings de Detroit lui ont procuré une autre chance de montrer son savoir-faire dans la LNH. Et il en profite, comme le prouve sa fiche de six points en quatre parties.

Questionné sur ce qu’il avait retenu de son passage avec le Canadien la saison dernière, Carr a eu une pensée pour Michel Therrien.

«Je pense avoir appris beaucoup l’an dernier de Michel, sur ce qu’il faut faire pour rester ici et pour jouer ici. C’est Michel qui m’a donné ma première chance de jouer dans la Ligue nationale, et je l’en remercierai toujours. Je suis reconnaissant d’être ici tous les jours et de pratiquer ce sport.»

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Canadien

Monahan coule le CH en prolongation

MONTRÉAL - Que ce soit devant ses partisans ou en territoire hostile, et peu importe si l'adversaire a joué la veille ou bénéficié d'un congé de deux ou trois jours, les joueurs du Canadien de Montréal ont un complexe d'infériorité face aux équipes de l'Association Ouest.

Sean Monahan a marqué son deuxième but du match à 1:14 de la période de prolongation et les Flames de Calgary ont quitté le Centre Bell avec une victoire de 3-2 jeudi soir.

Monahan, qui totalise 17 buts, a déjoué Carey Price à l'aide d'un tir dans la partie supérieure droite, lors d'une échappée à deux contre un avec Johnny Gaudreau.

Garnet Hathaway (1er) a marqué l'autre but des Flames, qui ont récolté 37 tirs.

De nouveau privé de l'attaquant Jonathan Drouin, qui a raté une quatrième partie de suite et une deuxième à cause d'un virus, le Canadien a bénéficié de la contribution de Daniel Carr (2e), en première période, et de Phillip Danault (5e) en milieu de deuxième.

Malchanceux sur le premier but de Monahan, marqué d'un tir d'un angle fermé qui a donné sur sa mitaine avant de glisser derrière la ligne rouge, Price s'est montré tout de même solide le reste du match et a dû être vigilant en troisième période, que les visiteurs ont dominée.

Avec 12:30 à jouer au troisième vingt, Price a réalisé un bel arrêt du gant aux dépens de Gaudreau. Mais près de 20 secondes plus tard, à la suite d'une mêlée devant le filet du Canadien, les Flames ont contesté une décision des officiels qui leur avaient refusé un but pour obstruction à l'endroit de Price.

L'entraîneur-chef Glen Gulutzan a finalement posé un geste judicieux puisque les officiels, après révision vidéo, ont renversé la décision et accordé le but égalisateur, seulement le deuxième de la carrière de Hathaway à son 46e match dans la Ligue nationale de hockey.

«J'ai entendu le sifflet, mais je ne sais pas si c'était avant que la rondelle franchisse la ligne des buts», a déclaré Price, qui n'a pas voulu commenter la décision des officiels d'accorder le but.

Puis, avec moins de huit minutes à jouer au troisième vingt, les Flames ont profité d'un avantage numérique de deux hommes pendant une minute à la suite de pénalités mineures à Andrew Shaw, pour avoir fait trébucher, et à Danault, pour avoir retardé le match.

Pendant cette séquence, Tomas Plekanec, Shea Weber et Karl Alzner ont fermé l'enclave et limité les Flames à un tir officiel vers Price, bien qu'un deuxième, de la part de Monahan, ait abouti sur le poteau à la gauche du gardien du Tricolore.

Tâche ardue

Dans une rencontre qui ne passera pas à l'histoire, les joueurs du Canadien ont de nouveau eu la tâche ardue face à une formation de l'Association ouest, contre laquelle ils n'avaient inscrit que trois victoires en 14 tentatives depuis le début de la saison avant jeudi soir.

De plus, les Flames avaient perdu la veille à Toronto, en tirs de barrage, ont dû se passer de Matthew Tkachuk, suspendu quelques heures avant le début de la rencontre, et avaient dépêché David Rittich, un gardien de 25 ans qui en était seulement à son quatrième match en carrière dans la Ligue nationale de hockey, au lieu du vétéran Mike Smith.

Rittich a fait face à 37 tirs et a réalisé quelques bons arrêts, mais comme c'est souvent le cas depuis le début de la saison, les attaquants du Canadien l'ont fait plutôt bien paraître.

Après avoir bénéficié d'un calendrier favorable avec quatre matchs sur cinq contre des clubs de la section Atlantique, qu'il a toutes gagnées, le Canadien vient de subir un deuxième revers d'affilée après son échec crève-coeur de mardi contre les Blues de St. Louis. En 15 parties contre l'Ouest, le Tricolore ne totalise que trois victoires et un revers en prolongation.

Et à la suite de cette défaite, les hommes de Claude Julien, techniquement, se retrouvent de nouveau exclus d'une position qui leur garantirait une place dans les séries éliminatoires. Les Bruins de Boston, qui ont rossé les Coyotes de l'Arizona 6-1, occupent le troisième rang dans la section Atlantique avec 30 points, le même nombre que le Tricolore, mais avec quatre parties en main.

Le Canadien poursuit son séjour de cinq matchs à domicile samedi soir à l'occasion de la visite de Connor McDavid et des Oilers d'Edmonton.

Échos de vestiaire

«On n'a pas joué un mauvais match, mais les petits détails nous ont coûté le match. Il faut gagner plus de bagarres le long des rampes, devant notre filet aussi. Ce sont des choses que nous devons améliorer rapidement.» — Claude Julien, sur l'effort général de ses joueurs

«"Patch" a fait de très bons jeux, autant défensivement qu'offensivement, et il fait de très bonnes choses sur la glace. C'est juste une question de synchronisme et de bonds [pas favorables].» — Phillip Danault au sujet du travail du capitaine Max Pacioretty

Canadien

Julien a foi en son capitaine

Si l’on devait se fier aux réseaux sociaux, il y aurait raison de s’inquiéter du rendement de Max Pacioretty depuis le début de la saison. Toutefois, Claude Julien n’est probablement pas un adepte de Facebook, Twitter et autres sites Internet du genre, ce qui explique pourquoi il voit les choses autrement.

Le capitaine du Canadien de Montréal ne compte que huit buts et 16 points en 29 parties jusqu’à maintenant cette saison. Il totalisait 12 buts et autant de mentions d’aide après le même nombre de rencontres, il y a un an.

Il importe de préciser que sa production offensive, l’an dernier, avait été gonflée par une prestation de quatre buts et une aide dans un gain de 10-1 contre l’Avalanche du Colorado, le 10 décembre, lors du 28e match du Tricolore. Paradoxalement, il a été blanchi samedi dernier dans la victoire de 10-1 face aux Red Wings de Detroit.

Malgré le fait que Pacioretty noircit moins fréquemment la feuille de pointage qu’il ne l’a déjà fait, l’entraîneur-chef du Canadien a relevé plusieurs éléments constructifs dans son jeu global. «Je pense qu’il fait beaucoup de choses positives. Je me souviens d’un match que nous avons gagné et durant lequel son travail a causé un revirement derrière le filet et mené au but victorieux. Il est bon en échec-avant et il excelle en désavantage numérique.

«Je sais que parfois, vous regardez les marqueurs et parce qu’ils ont inscrit un certain nombre de buts, c’est ce que nous regardons». Mais Max fait beaucoup de bonnes choses autres que celles dont nous parlons en ce moment», a déclaré Julien.

Pacioretty est reconnu pour connaître des périodes de succès lors desquelles il s’avère virtuellement irrésistible. L’an dernier, par exemple, il a connu une séquence de huit buts en huit matchs, une autre de sept buts en neuf parties et une troisième où il a fait vibrer les cordages sept fois en sept sorties. Cette saison, il a inscrit six filets en dix matchs entre le 24 octobre et le 11 novembre, mais depuis, soit en 11 rencontres, il n’a obtenu qu’un seul but.

Prêt à exploser

Julien est conscient de cette tendance chez Pacioretty. Et il s’attend à le voir exploser un jour ou l’autre. Mais en attendant, fait-il remarquer, il importe au capitaine du Tricolore, comme à n’importe quel joueur en fait, de bien s’acquitter d’autres tâches que celles pour lesquelles il est d’abord reconnu.

«Quand Max commence à marquer des buts, ils arrivent habituellement assez rapidement. Mais quand vous ne parvenez pas à réaliser les choses que vous aimez faire, ou que la chance n’est pas avec vous, il est important de se concentrer sur d’autres aspects et de ne pas les négliger. Probablement que sa production offensive ne se situe probablement pas au niveau qu’il espère, mais de notre côté, nous regardons le portrait avec une perspective plus large que ça.»

Tout en admettant que sa production offensive n’est pas au niveau souhaité, Pacioretty a fait remarquer qu’il essaie d’apporter une nouvelle dimension à son jeu en zone rivale.

«En ce moment, j’essaie de garder la possession de la rondelle davantage, provoquer plus d’opportunités et faire en sorte que nous passons plus de temps dans la zone adverse, mais les occasions de marquer n’ont pas été aussi nombreuses que je le voudrais. Il s’agit d’une façon complètement différente de produire à l’attaque et j’essaie de créer dans cet environnement», a-t-il expliqué.

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Canadien

Après deux buts rapides des Blues, le Canadien a mieux réagi

ANALYSE / MONTRÉAL - La section Centrale de la Ligue nationale de hockey n’est pas la section Atlantique, et les Blues de St. Louis ne sont pas les Red Wings de Detroit, encore moins les Sabres de Buffalo. Mais le Canadien de Montréal s’est tenu debout dans un contexte où, lors des six premières semaines de la saison, il lui était arrivé si souvent de s’écrouler lamentablement.

Après le revers crève-coeur de 4-3 mardi soir au Centre Bell, les joueurs du Canadien interrogés dans le vestiaire ont insisté sur la ténacité qu’ils avaient manifestée après un misérable début de deuxième période.

«Nous savions que ce serait une lutte de tous les instants, et nous avons fait du bon travail pour venir de l’arrière deux fois. Nous nous sommes creusé un trou mais nous avons montré du caractère pour combler ces déficits», a déclaré Shea Weber, dont les deux buts ont permis de porter la marque 3-3.

Le score était de 1-1 après les 20 premières minutes de jeu et la troupe de Claude Julien s’était ressaisie après avoir dû patienter pendant une douzaine de minutes avant de récolter un premier tir en direction de Jake Allen.

Jordie Benn avait réussi à créer l’égalité et il aurait été plausible de croire que les joueurs du Canadien auraient le vent dans les voiles pour amorcer les hostilités en deuxième.

Mais grâce à la taille de leurs joueurs et leur style de jeu compact, les Blues ont cette capacité à freiner les élans adverses et ce sont eux qui ont frappé vite et fort. Ils ont marqué deux fois en seulement sept secondes, avant qu’il y ait même trois minutes de complétées au début de la période médiane, et soudainement la marque était de 3-1.

Des images d’octobre, et même des premières semaines de novembre, ont probablement traversé l’esprit des amateurs après les buts de Scottie Upshall et le deuxième du match de Brayden Schenn. Peut-être que la catastrophe pressentie se serait matérialisée si le tir du défenseur Colton Parayko n’avait pas abouti sur le poteau à la gauche de Carey Price, 61 secondes après le but de Schenn.

«Personnellement, je pense que nous avons passé ce stade et je ne crois pas que nous devons revenir là-dessus, a répondu Claude Julien lorsque questionné sur le fait que ce rapide doublé n’a pas assommé l’équipe. Ils ont marqué deux buts rapides et les deux sont venus à la suite d’erreurs mentales et non parce que nous étions découragés. Nous assumons ces erreurs.

«Mais de la façon dont nous avons joué dernièrement nous savions, avec un retard de 3-1, que nous avions encore une opportunité (de revenir). Notre deuxième but à la fin de la deuxième période nous a redonné de la vie, et nous avons amorcé la troisième déterminés à revenir dans le match, ce que nous avons fait. Malheureusement, un peu de malchance a mené au but gagnant. Au moins, notre équipe a bataillé et n’a pas abandonné. Il y a beaucoup de bonnes choses à tirer d’un match comme celui-là», a renchéri l’entraîneur-chef du Canadien.

Malgré tous les bons mots de Julien à ce sujet, Andrew Shaw déplorait ces deux buts rapides des Blues. Mais comme Weber et son entraîneur-chef, il a aussi mis l’accent sur l’effort de l’équipe pour ramener le match à la case de départ.

«Nous avons mal commencé, mais les gars ont lutté. Nous avons connu une bonne deuxième moitié de match, nous avons été compétitifs et sommes revenus dans la rencontre. Mais il faut continuer d’être meilleurs lors des présences qui suivent un but concédé. Nous en avons déjà parlé et nous savons qu’il faut faire mieux. Nous sommes conscients que ces présences sur la patinoire sont importantes.»

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Canadien

Blues 4/Canadien 3: chapeau Brayden Schenn!

Brayden Schenn n’avait pas amassé un seul point à ses cinq dernières rencontres. Le Canadien l’a payé au triple, mardi soir. Schenn a réalisé le troisième tour du chapeau de sa carrière et il s’est avéré la grande vedette dans la victoire de 4-3 des Blues de St. Louis au Centre Bell.

Les hommes de Mike Yeo ont mis fin à une série de trois défaites et mérité un deuxième gain à leurs six derniers matchs. Au passage, ils ont interrompu la séquence de cinq victoires du Canadien et du gardien Carey Price, qui n’avait pas perdu depuis son retour au jeu le 25 novembre.

«Nous avons livré une bonne performance collective. Nous avions bien joué au Minnesota lors de notre dernier match, mais nous n’avions pas obtenu le résultat souhaité. Ça s’est fait sentir ce soir et nous avons obtenu deux points dans un édifice où il est difficile de jouer», a déclaré Schenn, qui totalise déjà 33 points.

Schenn a marqué un but par période, ses 11e, 12et 13e de la saison. Il a obtenu le filet victorieux à 12:11 du troisième vingt quand sa tentative de passe devant le filet a dévié sur le patin de David Schlemko.

Scottie Upshall, tôt en deuxième, a réussi l’autre filet des Blues qui ont obtenu 30 tirs contre Price, auteur d’une solide performance dans la défaite. Jaden Schwartz a ajouté deux mentions d’aide.

La riposte du Canadien est venue de deux défenseurs, Shea Weber, deux fois, et Jordie Benn. «On a marqué 16 buts lors des deux matchs précédents et on en a obtenu trois ce soir contre une très bonne équipe. Peu importe d’où ça vient, ça ne veut pas dire qu’on est déçu. Ce que je retiens, c’est qu’on est revenu pour faire 3-3 contre une des meilleures équipes de la Ligue nationale», a déclaré Claude Julien au sujet du fait qu’aucun attaquant du Canadien n’ait touché la cible.

Deux buts en sept secondes

Le Canadien a eu le mérite de se battre pour revenir dans le match après avoir été victime de deux buts en seulement sept secondes, au tout début de la deuxième période.

Weber a sonné le réveil du Tricolore et de ses partisans en marquant son premier but du match avec un peu moins de trois minutes à écouler la deuxième période, à l’aide d’un tir à la trajectoire capricieuse, ce qui réduisait l’avance des Blues à 3-2.

Ce premier but lui a permis d’atteindre le plateau des 500 points en carrière dans la LNH, à son 100e match avec le Canadien. Weber a ramené les deux formations à la case de départ avec son sixième filet de la saison à 6:34 de la troisième période.

Dans les deux cas, Weber a déjoué Allen à l’aide de tirs de la ligne bleue immédiatement après que Andrew Shaw eut remporté une mise en jeu à la gauche du gardien des Blues.

«Avec toute l’histoire dans cette organisation, c’est quelque chose de spécial. Malheureusement, les 500 points ne sont pas tous venus avec cette organisation, mais la sensation demeure spéciale.»

Quant à Benn, son but en première période était son quatrième de la saison, un sommet personnel en carrière, et son deuxième en autant de matchs, ce qu’il n’avait jamais réalisé dans la Ligue nationale avant mardi soir.

Le Canadien tentera de se remettre de cette défaite alors qu’il accueillera les Flames de Calgary jeudi soir au Centre Bell.

***

CINQ MOMENTS MARQUANTS

Schenn secoue sa disette

Tenu en échec lors de ses cinq matchs précédents, Brayden Schenn a profité de son passage au Centre Bell pour mettre fin à sa disette, après exactement cinq minutes de jeu en première période. Laissé sans protection à la droite du gardien Carey Price lorsque Jeff Petry s’est commis pour tenter de bloquer une tentative de passe de Jaden Schwartz, qui se trouvait derrière le filet, Schenn a marqué son 11e but de la saison grâce à un vif tir sur réception sur lequel le gardien du Canadien n’a eu aucune chance de réagir. Schenn n’avait pas fait bouger les cordages depuis son match de deux buts, le 21 novembre, contre les Oilers d’Edmonton.

L’attaque du Canadien lente à se manifester

Pendant les 12 premières minutes de la période initiale, les joueurs du Canadien ont cherché des moyens de se rendre à la forteresse de Jake Allen et de tester le gardien des Blues, sans le moindre succès. Le trio de Tomas Plekanec, Charles Hudon et Brendan Gallagher y est parvenu avec un peu plus de sept minutes à jouer à l’engagement et son travail a forcé Alex Steen à écoper une pénalité mineure. La meilleure chance de marquer est cependant allée aux Blues, lorsque Brayden Schenn a effectué une longue passe à Jaden Schwartz, qui a pu se rendre seul jusqu’au filet de Carey Price. Le gardien du Canadien n’a pas bronché, permettant à ses coéquipiers de rester à un seul but d’écart.

Des sommets personnels pour Jordie Benn

L’arrêt de Carey Price aux dépens de Jaden Schwartz a eu des retombées positives pour le Canadien, qui est parvenu à égaler le score seulement 37 secondes après la chance ratée par les Blues. Après avoir reçu une passe de Tomas Plekanec, Jordie Benn a eu le temps de s’avancer de quelques pieds avant de décocher un violent tir qui a battu Jake Allen dans la partie supérieure gauche, au-dessus de la mitaine. Ce faisant Benn inscrivait son 4e but de la saison, un sommet en carrière, en plus de marquer dans deux matchs de suite pour la première fois depuis son entrée dans la LNH. Et Plekanec, avec son 594e point en carrière, a repoussé Dickie Moore au 14e rang dans l’histoire du Canadien.

Deux buts en sept petites secondes

Il était possible de croire que les joueurs du Canadien s’étaient débarrassés de leur mauvaise habitude d’accorder des buts rapides. Cette mauvaise est revenue les hanter dès les premiers instants de la deuxième période. Comme Brayden Schenn au premier vingt, Scottie Upshall a mis fin à une léthargie de cinq matchs en inscrivant son 4e but de la saison, sur une passe de Dmitrij Jaskin, malgré le repli défensif de Brendan Gallagher, à 2:32. Puis à 2:39, Schenn a marqué son deuxième du match. L’attaquant des Blues a reçu une longue passe d’Alex Pietrangelo et, exploitant une brèche à la ligne bleue adverse, il a pu se présenter vers Carey Price qu’il a battu d’un superbe tir des poignets dans la partie supérieure gauche. Et 61 secondes plus tard, le poteau à la gauche de Price est venu à la rescousse du Canadien à la suite d’un tir de Colton Parayko, qui s’était vu offrir un joli cadeau de la part de David Schlemko.

Weber réveille le Centre Bell avec un doublé, mais Schenn fait la différence

Le Canadien a réduire l’avance des visiteurs à 3-2 avec un peu moins de trois minutes à jouer au deuxième vingt. À son 100e match avec le Tricolore, Shea Weber a récolté son 5e but de la saison et son 500e point dans la LNH avec un tir sans avertissement, dans la partie inférieure du filet. Weber a ensuite nivelé le score en début de troisième tiers, avec un puissant tir frappé, mais les Blues ont eu le dernier mot. Schenn a complété un tour du chapeau à 12:11, avec un tir bas qui a dévié contre le patin droit de David Schlemko. St. Louis a ainsi mis fin à une série de trois revers, marquant autant de fois que dans ces trois défaites réunies.

Canadien

Les Blues, un défi de taille

Après avoir obtenu plus que sa part de succès contre des équipes de milieu de peloton la semaine dernière, le Canadien sera confronté à un défi de taille, mardi, lorsqu’il accueillera les Blues de St. Louis au Centre Bell.

Il s’agira d’une belle occasion pour le Tricolore de mesurer sa progression, d’autant plus que les hommes de l’entraîneur-chef Mike Yeo occupent le troisième rang de l’Association Ouest en vertu d’une fiche de 17-8-2.

Bien que les Blues connaissent une séquence un peu plus difficile dernièrement — ils ont une fiche de 1-3-1 à leurs cinq derniers affrontements —, le Canadien ne pourra se permettre de baisser sa garde contre eux.

«Ils ont obtenu une tonne de succès cette saison», a rappelé Brendan Gallagher dans le vestiaire après la séance d’entraînement, lundi. «Ils jouent du très bon hockey. Leur noyau de joueurs est le même depuis un bon bout de temps, ils sont affamés et je suis certain que ce sera un test très difficile pour nous. Mais nous connaissons de bons moments présentement, et nous sommes très fébriles à l’idée d’affronter une équipe de ce calibre-là.»

Pour l’entraîneur-chef Claude Julien, il ne fait aucun doute que la clé du succès contre les Blues passe par la contribution de tous et chacun. «En début de saison, il y avait de nombreux nouveaux visages avec l’équipe, a mentionné Julien. Ça prend du temps pour créer de la chimie, mais les gars jouent mieux dernièrement. Ce n’est pas toujours aux mêmes gars de devoir marquer des buts.»

Des fleurs pour le quatrième trio

Julien n’a d’ailleurs pas manqué de souligner les efforts déployés par «son groupe de quatre joueurs» qui composent en alternance son quatrième trio. Jacob De La Rose, Daniel Carr et Nicolas Deslauriers ont tous amassé un but et deux mentions d’aide contre les Red Wings de Detroit, samedi, tandis que Byron Froese s’est illustré avec deux passes.

«Ce sont quatre gars qui semblent avoir retrouvé leur confiance, et ils sont plus à l’aise ensemble, a fait remarquer Julien. Ça se voyait depuis quelque temps déjà; ils obtenaient des chances de marquer. C’était bien de les voir produire lors du dernier match et d’être récompensés pour leur travail acharné.»

Deslauriers n’a pas caché que le fait que lui et ses coéquipiers du quatrième trio avaient joué ensemble avec le Rocket de Laval en début de saison expliquait une partie de leurs récents succès.

«On se connaît bien, et on sait qui amènera quoi sur la patinoire, a évoqué le hockeyeur originaire de LaSalle. On s’entend bien, même pendant les entraînements, et on voit que la chimie fonctionne entre nous.»

Évidemment, Julien ne s’attend pas à ce que son quatuor de soutien produise de cette manière à toutes les rencontres. Mais le pilote du CH s’attend à ce qu’ils contribuent à leur manière. D’ailleurs, Deslauriers a reconnu qu’il devra mettre à contribution sa paire d’épaules contre les Blues, une équipe lourde reconnue pour son jeu physique.

«C’est une grosse équipe, qui frappe beaucoup, et ça correspond beaucoup à mon style de jeu, a-t-il avoué. Je dois simplement faire ce que je fais dernièrement, sans trop forcer la note, et tout devrait bien aller.»

La saison dernière, le Tricolore a présenté une fiche de 0-1-1 en deux affrontements contre les Blues. Sa dernière victoire contre le club du Missouri remonte au 21 octobre 2015, par la marque de 3-0.

LNH

Price est la deuxième étoile

NEW YORK (PC) — Le solide retour au jeu du gardien Carey Price du Canadien n’est pas passé inaperçu et il a obtenu la deuxième étoile de la semaine dans la LNH.

La première étoile a par ailleurs été décernée au capitaine Blake Wheeler des Jets de Winnipeg tandis que le joueur de centre Radek Faksa des Stars de Dallas obtient la troisième mention d’honneur.

Price a remporté ses quatre matchs la semaine dernière, compilant une moyenne de 1,50 et un taux d’efficacité de .950 pour aider le Canadien à prolonger à cinq sa séquence victorieuse. 

Le vétéran gardien avait raté les 10 précédents matchs avant cette série en raison d’une blessure au bas du corps.

Wheeler a mené la ligue avec deux buts et huit mentions d’aide, dont trois matchs de trois points, et il a aidé les Jets à se hisser en tête de l’Association Ouest.

L’Américain de 31 ans domine la LNH avec 28 passes et se classe quatrième dans la ligue avec 35 points.

Faksa a totalisé cinq buts et maintenu un différentiel de plus-7 en quatre rencontres.

Canadien

Le Canadien rosse les Red Wings 10-1

MONTRÉAL - Jonathan Drouin a raté les deux derniers matchs du Canadien de Montréal. Résultat: l'attaque a inscrit rien de moins que 16 buts!

Paul Byron a réalisé le premier tour du chapeau de sa carrière et il a été la grande vedette parmi de nombreuses vedettes dans un éclatant gain de 10-1 contre les Red Wings de Detroit samedi soir au Centre Bell.

Le Canadien a signé une cinquième victoire d'affilée, une victoire qui survient 22 ans jour pour jour après la dégelée de 11-1 que les Red Wings lui avaient fait subir au défunt Forum de Montréal.

C'était par ailleurs la première fois depuis les 7 et 8 janvier 2009 que le Tricolore connaissait deux parties de suite d'au moins six buts.

Surtout, le Canadien a repris possession du troisième rang de la section Atlantique, seulement six points derrière les Maple Leafs de Toronto, qui se sont inclinés face aux Canucks de Vancouver.

«C'est sûr qu'on joue mieux, mais on a du rattrapage à faire», a rappelé Claude Julien, qui a annulé la séance d'entraînement prévue dimanche.

«On sait ce qui est arrivé en début de saison. On a besoin d'une séquence comme celle-ci et c'est important de la maintenir le plus longtemps possible pour se remettre dans une meilleure position.»

Byron a inscrit ses 7e et 8e buts aux dépens de Petr Mrazek, victime de cinq buts sur 25 tirs. Son troisième a été réussi contre Jimmy Howard, qui a vu cinq rondelles se faufiler derrière lui sur seulement neuf tirs.

«C'est un beau feeling. C'est quelque chose qui n'est pas facile à faire. Je n'aurais pas pu y arriver sans l'aide de mes coéquipiers», a déclaré Byron, en français, et avec humilité.

Le rapide attaquant du Canadien n'a pas été le seul à connaître une soirée faste et vivre une première. Ce fut aussi le cas d'Alex Galchenyuk (0-4), auteur de sa première soirée de quatre points dans la Ligue nationale.

De plus, Nicolas Deslauriers (1-2), Daniel Carr (1-2) et Jacob De La Rose (1-2) ont effacé leur sommet personnel de deux points en carrière lors d'un même match tout en marquant pour la première fois de la saison.

Charles Hudon (4e), avec son premier but au Centre Bell, Brendan Gallagher (13e), Jordie Benn (3e) et Andrew Shaw (7e) ont complété la pétarade du Canadien, qui a marqué 10 buts dans un match pour la première fois depuis le 10 décembre 2016 contre l'Avalanche du Colorado.

Les Red Wings (0-4-3) ont perdu une septième partie de suite, et une deuxième d'affilée contre le Canadien. Ils ont complété le match avec 23 tirs en direction de Carey Price, déjoué par Luke Glendening au milieu de la troisième période.

Le Canadien aura l'occasion de signer une sixième victoire consécutive mardi soir, mais l'adversaire sera probablement beaucoup plus coriace puisque les Blues de St. Louis feront leur seule escale de la saison au Centre Bell.

Byron et Deslauriers coup sur coup

Si souvent victimes de buts rapides au cours du premier mois du calendrier, les joueurs du Canadien ont fait le coup aux Red Wings pour la deuxième fois en autant de matchs.

Byron a donné le coup d'envoi de cette mini explosion à 5:22 du premier vingt, suivi de Deslauriers seulement 32 secondes plus tard. Jeudi soir, Charles Hudon et Andrew Shaw avaient transformé un déficit de 1-2 en une avance de 3-2 en déjouant Howard dans un intervalle de 43 secondes en deuxième période.

Mais en principe, les hommes de Jeff Blashill pouvaient revenir dans le match en marquant un but tôt au deuxième vingt. C'est plutôt le Canadien qui a fait bouger les cordages, de nouveau gracieuseté de Byron et de sa grande rapidité, à 1:51.

Environ trois minutes plus tard, le Canadien a tourné le fer dans la plaie lorsque Deslauriers a provoqué une poussée à deux contre un avec De La Rose pendant que Phillip Danault se trouvait au cachot. Une belle passe de Deslauriers a permis à De La Rose d'inscrire un but facile, son premier depuis le 11 avril 2015.

Dès lors, les Red Wings n'étaient plus dans le match. Lors d'une supériorité numérique, Hudon a marqué son deuxième but en autant de rencontres, envoyant Mrazek aux douches. Et avant la fin de la deuxième, Byron a complété son tour du chapeau sur un jeu où Howard a déjà mieux paru.

Tôt en troisième, Gallagher a inscrit le 100e de sa carrière avec une mention d'aide à Tomas Plekanec, qui obtenait donc le 593e point de sa carrière, le même nombre que Dickie Moore au 13e rang dans l'histoire du Canadien.

Échos de vestiaire

«Ça me le prenait, ça faisait du bien. Je sais que la célébration n'était peut-être pas de mise vu que c'était déjà 5-0, mais ça me faisait tellement de bien pour la confiance.» — Charles Hudon, au sujet de son premier but en carrière au Centre Bell

«On avait une bonne attitude, on faisait tous de bons jeux, on ne s'éloignait pas de notre plan de match. Ça n'arrivera pas toujours de marquer autant de buts, mais c'est quelque chose qui fait du bien. Les cinq derniers matchs, sur notre trio, ça va bien et en ramenant Carr, on se connaît bien et on sait ce qu'on amène.» — Nicolas Deslauriers, au sujet du travail du quatrième trio

«Ce soir ce fut un match honteux. Je n'ai pas d'autres mots pour le décrire. Du premier joueur au dernier, non seulement nous sommes-nous fait honte, nous avons fait honte à l'organisation.» — Niklas Kronwall au sujet de la défaite des Red Wings