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Rémi Cadoret fait partie des 16 espoirs retenus au sein du programme NextGen.
Rémi Cadoret fait partie des 16 espoirs retenus au sein du programme NextGen.

Cadoret reçoit l’appel de Volleyball Canada

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Rémi Cadoret espère obtenir une autre bonne nouvelle en l’espace de quelques heures.

Le libero de Gatineau avait rendez-vous, mardi après-midi, chez le physiothérapeute afin de connaître l’état de ses doigts. Il avait subi une fracture à la mi-février lors d’un entraînement au centre sportif de Gatineau avec des membres de l’équipe canadienne de développement de volley-ball.

«Je vais savoir si je peux recommencer à jouer avec mes deux mains», note l’athlète âgé de 24 ans.

Cadoret aura besoin de ses deux mains dès la mi-mai puisque Volleyball Canada l’a convoqué à nouveau au centre sportif. Il fait partie des 16 espoirs retenus au sein du programme NextGen.

«Des athlètes qui ont le potentiel pour représenter le Canada aux Jeux olympiques en 2024 à Paris», a expliqué la fédération nationale en dévoilant, mardi matin, la liste des joueurs sélectionnés.

On retrouve deux liberos, dont Cadoret.

«C’est excitant quand tu te dis que tu as peut-être la chance de participer aux Jeux... mais en même temps, il reste beaucoup de chemin à faire... Il reste encore trois ans. La porte est ouverte. C’est à moi de rentrer comme il le faut.»

Surtout qu’un changement de garde risque de se produire cet été après les Jeux olympiques à Tokyo. Plusieurs vétérans de l’équipe canadienne senior passeront à autre chose.

Le libero actuel, Blair Bann, vient notamment de fêter ses 33 ans.

Cadoret n’a pas volé son invitation. Ça fait longtemps qu’il travaille afin de capter l’attention de Volleyball Canada.

«C’est ma première sélection officielle au sein de l’équipe nationale», note-t-il.

Ses nouveaux coéquipiers et lui éliront domicile au centre sportif jusqu’à la fin août. Une participation à la Coupe panaméricaine s’avère une possibilité.


« Me retrouver au sein de l’équipe s’avère un beau défi, mais surtout une opportunité de démontrer mon potentiel tout en continuant à me développer. »
Rémi Cadoret

Cadoret s’avère le seul produit de la Belle Province qui a été retenu. Le joueur du Rouge et Or de l’université Laval a été nommé meilleur libero à trois reprises dans les rangs universitaires québécois (2017-2018, 2018-2019 et 2019-2020).

L’annulation de la dernière saison lui a permis de revenir dans son patelin en Outaouais et justement s’entraîner avec l’équipe de développement. Ça lui a surtout offert l’occasion de se faire valoir auprès des dirigeants de Volleyball Canada.

«C’est sûr que cela a joué en ma faveur. J’ai profité de tout mon temps là-bas pour perfectionner ma technique et m’adapter au jeu international... Le jeu est plus vite et les gars sont vraiment plus grands qu’au Québec.»

Cadoret aura la chance de croiser son père Simon à plusieurs reprises au fil de l’été. Papa travaille au centre sportif de Gatineau.

C’est un ancien champion des Jeux du Québec en tennis. Il a aussi été longtemps entraîneur dans cette discipline dans la région.

«Je ne marchais pas encore qu’il me faisait frapper des balles de tennis», se souvient Rémi Cadoret en riant.

«J’ai joué au tennis. Mon frère et moi, nous avons aussi pratiqué le baseball. Tu peux dire que j’ai frappé des balles de tennis, de baseball et maintenant de volley-ball.»

Son premier ballon de volley, il l’a touché en sixième année à l’école de Touraine. «Puis j’ai commencé à jouer en premier secondaire», précise le diplômé de la polyvalente Nicolas-Gatineau.

En 2012, on l’a vu aux Jeux du Québec à Shawinigan, aidant l’Outaouais à remporter la médaille d’argent. Est-ce que 12 ans plus tard, il pourrait aboutir aux Jeux olympiques?