Antoine Pruneau estime avoir eu «un très bon échange», lundi, lors de sa rencontre avec le nouvel entraîneur-chef du Rouge et Noir, Paul LaPolice.

Bye bye les pantoufles sous LaPolice

Portant un gaminet blanc du groupe rock les Ramones, Antoine Pruneau se trouvait au fond d’une pièce de la Place TD, les bras musclés bien croisés.

Le vétéran du Rouge et Noir était un des joueurs qui écoutaient attentivement la conférence de presse de l’équipe, lundi après-midi. On y présentait le nouvel entraîneur-chef Paul LaPolice.

Une fois que tous les médias ont quitté la salle, le capitaine de la défensive a pris le temps de serrer la main de son nouveau patron et se présenter. La paire a discuté pendant presque 10 minutes.

Paul LaPolice et Marcel Desjardins

« Nous avons eu un très bon échange, a dit Pruneau d’un ton enthousiaste, mardi, au lendemain de sa rencontre avec LaPolice.

«Il m’a parlé de la culture qu’il compte établir ici. Ça concorde avec plusieurs des valeurs que nous avions et qui nous ont permis d’avoir du succès par le passé. L’avenir me semble prometteur ici.»

Pruneau l’avoue. Il était «curieux» de connaître l’homme qui allait diriger le Rouge et Noir en 2020.

Le joueur québécois âgé de 30 ans s’était présenté avant tout au stade afin de s’entraîner avec des coéquipiers qui passent l’hiver dans la région d’Ottawa-Gatineau. Il en a profité pour faire un détour dans la salle de conférence.

«J’ai aimé ce qui a été dit. C’était positif, a soutenu Pruneau.

«J’ai aimé quand l’entraîneur a parlé de l’attaque, qu’il ne voulait pas juste remettre le ballon dans les mains du quart-arrière.»

LaPolice a affirmé que le Rouge et Noir ne demandera pas à ses quarts de lancer 40 à 50 passes par match. Que la relance de l’équipe passe par une offensive équilibrée, que le jeu au sol sera tout aussi important.

Ça explique peut-être pourquoi l’organisation a embauché un ancien demi-offensif des Chiefs de Kansas City dans les dernières heures. Akeem Hunt devrait batailler avec l’explosif John Crockett au camp d’entraînement.

L’autre truc qui a retenu l’attention de Pruneau ?

Le nouvel entraîneur-chef n’a pas voulu se prononcer sur le retour ou non de certains joueurs de l’édition 2019, qui a gagné seulement
trois matches.

«Il n’a pas écarté personne de la solution. Il a dit qu’il allait analyser les bandes vidéo de nos matches pour juger par lui-même du talent des gars. Il aurait pu décider de se fier aux opinions de plein de gens. Ça montre qu’il est professionnel.»

Pruneau avoue qu’il avait encaissé durement le départ de Rick Campbell à titre d’entraîneur-chef, le mois dernier. Les deux hommes avaient effectué leurs débuts en même temps chez le Rouge et Noir lors de la saison inaugurale.

«La première journée, j’avais trouvé ça très difficile. C’est un gars avec lequel j’avais vécu beaucoup de bons moments, a-t-il souligné.

«C’est la personne qui m’a donné ma chance comme partant en défensive. Nous avions développé une bonne relation en dehors du terrain. Ça m’a fait quelque chose de le voir partir.»

Le directeur général Marcel Desjardins a répété lundi que le Rouge et Noir avait besoin d’un vent de fraîcheur. Ce que LaPolice amenait après avoir aidé les Blue Bombers à gagner la coupe Grey en tant que coordonnateur offensif le mois dernier.

Pruneau abonde dans le même sens.

«C’est excitant. Avoir un nouvel entraîneur-chef, ça va pousser tout le monde à refaire leurs preuves et ne pas rester confortablement dans nos pantoufles.»

À commencer par lui, qui disputera une septième saison déjà à Ottawa.

La dernière a été éprouvante autant collectivement que sur le plan individuel. Antoine Pruneau a raté neuf matches en raison de blessures.

«Je suis retourné dans le gym une semaine après la fin de notre saison. Je n’ai pas eu besoin de mon repos prolongé habituel. Puis, je veux montrer l’exemple aux autres joueurs durant l’hiver et au camp d’entraînement.»