Logan Brown tente de se tailler une place définitive avec les Sénateurs.
Logan Brown tente de se tailler une place définitive avec les Sénateurs.

Brown et Lajoie dans l’incertitude

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
La pause de Noël est dans moins de deux semaines pour les joueurs des Sénateurs d’Ottawa, mais pour de jeunes joueurs comme Logan Brown et Maxime Lajoie, la date importante est celle de jeudi prochain, le 19 décembre.

C’est à ce moment-là que la Ligue nationale de hockey va décréter le gel des alignements de ses 31 équipes, qui sera ensuite en vigueur jusqu’au 27 décembre, quand les activités vont reprendre dans le circuit après un congé de trois jours.

Avant de savoir s’ils seront alors toujours dans la capitale nationale, Brown et Lajoie vivent dans l’incertitude, jour après jour. Au moins, ils ont maintenant de bonnes chances d’être du voyage du début de la semaine prochaine en Floride, auquel l’équipe a invité tous les pères des joueurs.

Lajoie a attendu jusqu’à jeudi pour acheter un billet d’avion en provenance de Calgary pour son père Michel, alors qu’il a été relégué aux gradins lors des trois derniers matches de l’équipe et a joué trois matches depuis son rappel.

Maxime Lajoie

« Je n’ai pas réservé de vol pour les Fêtes parce que je ne sais pas trop ce qui va se passer. Je dois juste continuer à travailler fort chaque jour et on verra si je reste, a-t-il confié jeudi, au lendemain du revers de 3-2 en prolongation à Montréal. Je pense que mon père va venir, je dois booker son billet aujourd’hui. Je n’étais pas certain que je serais ici, donc je n’avais rien réservé encore. Mais je pense que oui, il va venir. Ça va être le fun de le voir, il avait eu bien du fun lors du voyage des pères de l’an dernier. »

Les paternels s’amènent pour la plupart en vue du match de samedi après-midi contre les Blue Jackets de Columbus au Centre Canadian Tire, après quoi le club mettra le cap vers Fort Lauderdale en soirée. Après une journée au soleil dimanche, les Sénateurs rendront visite aux Panthers lundi et au Lightning de Tampa Bay le lendemain.

Jeff Brown, le père de Logan, a pris un peu d’avance en s’amenant dans son patelin il y a quelques jours, lui qui habite à St. Louis depuis la fin de sa carrière de joueur – il y est retourné après son séjour comme entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa.

« Ça va être pas mal cool de passer quelques jours en Floride avec mon père. Il était mon idole en grandissant et il m’a tout enseigné sur le hockey, donc ça va être une expérience cool qu’il vienne avec moi, a raconté Brown. Mon amour du hockey commence avec lui, on regardait toujours le hockey ensemble à la télévision, on allait toujours à l’aréna ensemble. »

Brown, qui a joué une dizaine de minutes seulement à Montréal mercredi soir, réalise que son poste n’est toujours pas assuré à Ottawa, qu’il pourrait toujours retourner à Belleville pour obtenir un meilleur temps de glace et plus de responsabilités que ce que D.J. Smith lui offre présentement comme centre du quatrième trio.

« Juste parce que je vais être du voyage des pères, ça ne veut pas dire que j’ai un poste à temps plein dans l’équipe », a-t-il noté.

Le premier choix des Sénateurs au repêchage de 2016 (11e au total), qui a un but et cinq passes à sa fiche en 17 parties depuis sa promotion de Belleville en novembre, affirme qu’il n’a pas de trop de difficultés à naviguer entre les conseils de son père et ceux de ses entraîneurs actuels avec les Sénateurs.

« Il (Jeff Brown) me connaît évidemment très bien comme joueur, a-t-il dit. Mais il ne me parle pas de systèmes de jeu ou de choses du genre. C’est surtout de rester positif et comment approcher les choses. Il a déjà été entraîneur, et ça aide d’une certaine façon d’avoir son point de vue. »

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CHANTER POUR LES JEUNES MALADES, UN RITE DE PASSAGE

C’est la tradition du temps des Fêtes chez les Sénateurs que d’effectuer une visite au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) et de profiter de celle-ci pour forcer les recrues de l’équipe à montrer leurs talents cachés de chanteurs.

Scott Sabourin, Marcus Hogberg, Jonathan Davidsson, Logan Brown et Brady Tkachuk

Jeudi, c’était au tour de Logan Brown, Jonathan Davidsson et Marcus Hogberg de divertir les jeunes malades qui sont venus à la rencontre des membres de l’équipe dans la cafétéria de l’hôpital, accompagnée de Brady Tkachuk et Scott Sabourin, une recrue même s’il est âgé de 27 ans.

Brown n’était pas au courant qu’il allait devoir se produire en spectacle à cette occasion, a-t-il confié au Droit avant ce rite de passage dans l’organisation ottavienne.

« Je vais devoir chanter ? Je n’étais pas au courant, a-t-il indiqué. C’est correct, on a fait quelque chose de similaire l’an dernier à Belleville, les recrues devaient chanter tous ensemble. Je ne veux pas me vanter, mais je pense que j’avais été un des meneurs de la charge, donc ça devrait aller. J’aime bien les interactions du genre avec les jeunes, c’est cool comme expérience, on essaie d’être positif et que ce soit une meilleure journée pour eux. Ça remet toujours les choses en perspective, des sorties du genre. »

Membre de l’organisation depuis cinq ans, l’attaquant Nick Paul n’a pas eu besoin de se joindre au groupe pour chanter le traditionnel Jingle Bells, lui qui n’est plus  une recrue de la LNH techniquement après avoir joué 83 parties dans la LNH. « Je pense que j’ai déjà chanté à cette occasion quatre fois, c’est assez », a-t-il lancé.

Tkachuk a été invité à se produire en spectacle pour une deuxième année de suite.

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