Maxime Brinck-Croteau participera à une étape de la Coupe du monde d'escrime plus tard cette semaine à Buenos Aires.

Brinck-Croteau vieillit, mais ne ralentit pas

Le retour au bercail devra attendre. Un vol d'avion vers l'Argentine l'attendait dans les dernières heures.
L'épéiste gatinois Maxime Brinck-Croteau participera à une étape de la Coupe du monde d'escrime plus tard cette semaine à Buenos Aires. Cette compétition survient au même moment où son alma mater doit lui rendre hommage. L'Université du Québec en Outaouais (UQO) tiendra mercredi un « 5 à 7 » au café bar Le Tonik afin de souligner la participation de trois de ses étudiants et diplômés aux Jeux olympiques, en août dernier, à Rio.
La sprinteuse Farah Jacques (sciences de l'éducation) a été membre du relais féminin canadien 4 x 100 m tandis que la cycliste Karol-Ann Canuel (sciences infirmières) a participé à l'épreuve sur route de même que le contre-la-montre. « J'ai pris le temps d'enregistrer un message de remerciement et surtout un message de persévérance », a raconté Brinck-Croteau, qui a obtenu un diplôme en sciences de l'information en 2010.
« Même si je serai absent, je serai là d'une certaine façon », a-t-il lancé en riant au bout du fil.
L'athlète âgé de 30 ans se trouvait au moment de l'entrevue à Markham, dans la région de Toronto où il habite depuis deux ans. Il était excité de prendre la direction de l'Amérique latine.
« J'ai connu mon meilleur résultat en carrière en Coupe du monde le mois dernier », a expliqué Brinck-Croteau, qui a terminé 16e en Suisse.
« J'ai même battu un des favoris, Max Heinzer, qui a gagné sept ou huit fois en Coupe du monde. Je n'avais jamais terminé dans le top 16 auparavant. »
Ce résultat lui permettra d'accéder directement au tableau principal en Argentine. Ça lui évitera une journée éreintante de six à huit combats de qualification.
Surtout, ce résultat vient valider une décision prise après son retour de Rio où il avait pris le 27e rang.
La retraite s'avérait une sérieuse option à ses yeux. Mais un mois de repos et une opération évitée à la hanche l'ont convaincu de poursuivre l'aventure.
L'épéiste gatinois Maxime Brinck-Croteau
« Puis après avoir goûté aux Jeux une fois, j'aimerais bien y regoûter une deuxième fois », a-t-il dit.
S'il avait dû subir une chirurgie, la carrière aurait peut-être pris le bord. « Ça aurait été six mois en béquilles et ensuite six autres mois de réhabilitation, à réapprendre à marcher. Mais là, tout va bien. »
En 2020 à Tokyo, Brinck-Croteau aurait 34 ans. Dans certains sports, des athlètes de cet âge sont considérés des « petits vieux ».
« Le vice-champion olympique à Rio avait 41 ans. L'épée est une arme très démocratique. N'importe qui peut réaliser n'importe quoi. Tu adaptes ton jeu. Il y a des gars qui ne bougent presque pas », a fait valoir l'athlète de Gatineau.
Qui dit vieillir dit des réveils plus pénibles le matin.
« Je vais avoir encore plus de bobos. Je le sais. Ça fait partie de la réalité d'un athlète dans la trentaine. Je vais adapter mon entraînement. »