Erik Brännström a connu un mauvais match à Vancouver. À Belleville, il pourra retrouver sa confiance.

Brännström rétrogradé à Belleville

Un pas en arrière pour en faire deux vers l’avant ?

C’est probablement ce que les Sénateurs d’Ottawa espèrent qu’il va arriver avec le défenseur recrue Erik Brännström, qu’ils ont cédé aux Senators de Belleville jeudi en même temps qu’ils ont rétrogradé son compatriote, le gardien Marcus Hogberg.

Pièce maîtresse de l’échange qui a envoyé Mark Stone à Las Vegas en février dernier, l’arrière de 20 ans a su tirer son épingle du jeu au cours des deux premiers mois de la saison en jouant la plupart du temps aux côtés du vétéran Ron Hainsey, mais il est reconnu comme un défenseur à caractère offensif, un aspect qu’il n’a pas vraiment montré lors des 23 parties qu’il a disputées dans la LNH en 2019-2020, étant limité à deux passes.

Brännström a été laissé de côté mercredi soir lors du gain de 5-2 des Sénateurs contre les Oilers d’Edmonton, ce qui mettait fin à leur séquence de cinq défaites de suite.

Il a été remplacé par le défenseur franco-albertain Maxime Lajoie, rappelé récemment de Belleville. Celui-ci n’a joué que 7:05 minutes, présentant un différentiel de plus-1, ce qui veut dire qu’il n’a pas vraiment « gagné » le poste d’arrière du côté gauche, c’est plutôt que Brännström a perdu celui qu’il avait remporté au camp d’entraînement.

Avant le match contre les Oilers, l’entraîneur-chef D.J. Smith avait laissé entendre que ce n’était pas parce qu’il a été chancelant mardi à Vancouver dans un revers de 5-2 que Brännström a été retranché.

« C’est la deuxième fois qu’on le laisse de côté quand nous avons deux matches en deux soirs. Je pense que parfois, c’est plus mental que physique quand vous êtes jeune et qu’il y a beaucoup de matches qui se succèdent. De temps en temps, il vaut mieux prendre un pas de recul et regarder le match, puis ensuite vous retournez sur la glace », a-t-il indiqué lors de son point de presse d’avant-match mercredi.

« Il a obtenu des chances en offensive (contre les Canucks mardi), mais ça s’est avéré une soirée difficile où une couple de rondelles ont été interceptées et elles se sont rendues dans le fond de notre filet. C’est ça la LNH, mais ça fait partie aussi du développement (d’un joueur) et nous en étions conscients avec plusieurs de nos joueurs », a ajouté Smith.

Les feux des projecteurs sont évidemment braqués beaucoup plus sur Brännström parce que le directeur général Pierre Dorion estimait avoir frappé un coup de circuit quand il a obtenu cet espoir rappelant Erik Karlsson en retour de l’attaquant Mark Stone.

« Nous avons obtenu plusieurs bons morceaux pour notre reconstruction au cours des derniers jours, avait-il dit en février après avoir liquidé Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel. Mais je peux dire pour la postérité que je pense que le meilleur morceau du casse-tête, on l’a obtenu aujourd’hui. J’en suis aussi certain que de penser que les Expos de Montréal auraient gagné la Série mondiale en 1994. Je ne peux vous exprimer en mots à quel point je suis heureux d’avoir obtenu Erik Brännström... Je suis tellement excité... Je suis en extase. On parle au baseball d’un joueur avec les cinq outils. Brännström en est un, mais au hockey. »

Brännström sera accueilli à bras ouverts à Belleville, où l’entraîneur-chef Troy Mann l’attendait à la fin du camp d’entraînement sauf que les plans de l’équipe ont changé lorsque Christian Wolanin a subi une blessure sévère à une épaule avant le début du camp. Celui-ci devrait revenir au jeu au début de 2020, tandis qu’il est possible que l’arrière Cody Goloubef aille rejoindre ses coéquipiers à Philadelphie vendredi, lui qui se remet d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Bernard-Docker est prêt

L’espoir des Sénateurs Jacob Bernard-Docker a accordé une entrevue à la station TSN 1200 jeudi, quelques jours après l’annonce de son invitation au camp d’Équipe Canada junior la semaine prochaine en banlieue de Toronto.

Le défenseur qui connaît une excellente deuxième saison avec les Fighting Hawks de l’université North Dakota, dans la NCAA, a évidemment bien hâte de tenter de se tailler un poste avec la formation nationale qui se rendra au Championnat mondial 2020 en République tchèque.

« C’est difficile de ne pas regarder vers l’avant. J’ai tenté de me concentrer à aider mon équipe à North Dakota sans trop penser à ça, a-t-il mentionné. J’ai hâte de tenter ma chance aux côtés de tous les bons joueurs qui seront au camp. »

Celui-ci a laissé entendre qu’au camp estival, il formait un duo avec Kevin Bahl, des 67’s, invité lui aussi au camp de sélection.

Son plus vieux souvenir du CMJ remonte au tournoi de 2009 présenté à Ottawa lorsque Jordan Eberle avait compté avec cinq secondes à jouer pour permettre au Canada d’aller en prolongation, et ultimement de battre la Russie en demi-finale.

Entre les lignes

L’attaquant Connor Brown était soulagé d’avoir compté son troisième but de la saison, son premier en 17 parties, mercredi soir à Edmonton. « J’obtenais des tonnes de bonnes chances de marquer, mais ça ne rentrait pas pour moi. Là, j’espère que ça va débloquer et que je vais pouvoir continuer dans la même veine samedi à Philadelphie. Même chose pour l’équipe alors que nous étions dans une léthargie collective récemment », a-t-il commenté après le match, tel que retransmis par TSN 1200...

Tyler Ennis y est allé d’un but et deux passes dans la victoire contre les Oilers. En 12 parties en carrière contre eux, c’était la première fois qu’il secouait les cordages, lui qui est originaire d’Edmonton. « C’est toujours le fun de jouer devant plusieurs parents et amis, et ce l’est encore plus quand je peux compter un premier but contre eux et qu’on gagne », a-t-il déclaré après le match.

Sopel n’a pas voulu lancer des allégations contre Crawford

En relatant des anecdotes dans une baladodiffusion au sujet du traitement que lui aurait infligé Marc Crawford, l’ancien défenseur Brent Sopel voulait «divertir l’auditeur» et non lancer des allégations à l’endroit de son ancien entraîneur-chef.

Dans cette baladodiffusion qui remonte à l’an dernier, Sopel, qui a joué sous les ordres de Crawford avec les Canucks de Vancouver, avait affirmé que l’entraîneur-chef «lui avait donné un coup de pied, serré la gorge, agrippé l’arrière de son gilet et tiré dessus».

Dans une déclaration affichée sur Twitter jeudi, Sopel a indiqué qu’il «avait révélé ces anecdotes en tant qu’ancien défenseur de la LNH, et non en tant que victime». Il a aussi donné le crédit à Crawford pour avoir fait de lui un meilleur joueur.

Crawford, aujourd’hui instructeur-adjoint avec les Blackhawks de Chicago, est à l’écart de l’équipe depuis lundi pendant qu’elle procède à une révision de son comportement avec une autre organisation. D'autres joueurs ont dénoncé des comportements abusifs de la part de Crawford.

Plus récemment, Crawford a aussi été l'adjoint de Guy Boucher à Ottawa, avant de lui succéder à titre d'entraîneur-chef par intérim.