Erik Brännström espère revenir à Ottawa bientôt.

Brännström doit «jouer plus»

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa D.J. Smith a été appelé à justifier la décision de son organisation de rétrograder le défenseur Erik Brännström à Belleville vendredi après l’entraînement de son club à Philadelphie en prévision de son match de samedi contre les Flyers de l’endroit.

Pour Smith, c’est très simple : « Son temps de glace diminuait, et pour son développement, il a besoin de diriger un jeu de puissance, en être le quart-arrière. Il a besoin de jouer plus de 20 minutes par match. Ce ne sera peut-être pas pour trop longtemps, mais à mon avis, il a besoin de jouer beaucoup. Avec le calendrier que nous avons, beaucoup de matches à l’étranger où on n’a pas les match ups qu’on préfère... C’était une bonne occasion pour lui d’aller jouer beaucoup là-bas, alors qu’ils ont beaucoup de blessés (à la ligne bleue). Il va donc jouer beaucoup », a-t-il justifié lors de son point de presse retransmis par TSN 1200.

D.J. Smith voit le potentiel d'Erik Brännström.

Le jeune homme de 20 ans s’est rapporté à Belleville dans un bon état d’esprit, selon ce qu’il a confié au site Internet des petits Senators.

« Je veux juste gagner un peu de confiance et j’espère retourner (à Ottawa) bientôt, a-t-il dit après l’entraînement matinal précédent un match contre Cleveland en soirée. Ils (les Sénateurs) veulent que je joue plus souvent. Je n’ai pas joué comme ils s’y attendaient. Je pense qu’ils veulent que je reprenne confiance. L’équipe ici (à Belleville) est bonne et c’est le fun de revoir tout le monde, je connais presque tout le monde ici, c’est bien de revenir et de les revoir. »

Brännström, rappelons-le, avait disputé neuf parties avec le club-école des Sénateurs la saison dernière, après son acquisition dans le cadre de l’échange qui a envoyé Mark Stone à Las Vegas.

Smith demeure convaincu que Brännström sera éventuellement un membre important de la brigade défensive de son club. « Il nous a montré des flashs de ce qu’il peut faire. Il a eu des bons et des mauvais matches, ça fait partie de son développement. Il pourrait avoir à redescendre (dans les mineures) une, deux ou trois fois, mais éventuellement, il va être un régulier dans la LNH et un très bon joueur en plus, notamment sur le jeu de puissance. Mais présentement, nous avons Chaby (Thomas Chabot) qui joue 1:20 minute sur une attaque à cinq (de deux minutes), donc il vaut mieux qu’il aille jouer là-bas », a-t-il affirmé.

Lajoie ou Goloubef ?

Smith n’avait pas déterminé vendredi qui de Maxime Lajoie ou de Cody Goloubef, remis d’une blessure au bas du corps, remplacera Brännström dans son alignement samedi contre les Flyers. « Goloubef ne s’est pas entraîné beaucoup avec nous, donc on va décider ça samedi matin. Il est un bon pro pour nous, excellent comme septième défenseur alors qu’il a toujours une bonne attitude », a-t-il noté. 

« Je me sens bien, je suis prêt, a indiqué Goloubef en revenant dans le giron de l’équipe après avoir raté le voyage dans l’Ouest canadien, lui qui se serait blessé en bloquant un tir à sa dernière sortie, contre Montréal le 20 novembre dernier (seulement son troisième match de la saison). C’est (la blessure) quelque chose qui arrive. J’ai patiné cette semaine et je vais être prêt si on a besoin de moi. »

Les Sénateurs ont également rappelé l’attaquant Jonathan Davidsson de Belleville vendredi, mais sa participation au match dépendra probablement de la disponibilité de l’attaquant Nick Paul.

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ANDERSON EN SELLE

Solide lors du gain de 5-2 à Edmonton mercredi soir à son retour au jeu après une absence d’une semaine, le vétéran Craig Anderson va obtenir un deuxième départ consécutif samedi après-midi contre les Flyers, une première pour lui depuis les 27 octobre et 2 novembre derniers (une victoire contre San Jose et un revers à Boston) alors qu’Anders Nilsson l’a supplanté en novembre.

Craig Anderson, qui s’est bien défendu face aux Oilers d’Edmonton, juge que les Sénateurs commencent à trouver leur identité. « Nous avons établi notre façon de jouer », a dit le vétéran gardien.

«C’est une bonne occasion pour nous de rembarquer sur le cheval et tenter de continuer à bâtir sur les choses positives que nous avons faites (à Edmonton), a-t-il commenté vendredi. Nous sommes rendus à 30 matches maintenant, nous avons établi notre façon de jouer, les gars ont fait du bon travail pour s’en tenir à ça. Évidemment, il va parfois y avoir des moments dans un match où il y a un laisser-aller, mais en général, on parvient à offrir un effort constant pour deux tiers d’un match de 60 minutes, ou 50 minutes. Les équipes d’élite y parviennent pendant 60 minutes, de façon constante. C’est notre objectif à nous aussi.»