Raymond Bourque est fier de son fils Chris, qui a participé aux derniers Jeux olympiques sous les couleurs américaines.

Bourque croit que Roy reviendra dans la LNH

CHARLOTTETOWN — Vingt ans après sa propre participation aux Jeux olympiques, à Nagano, Raymond Bourque vient de voir son fils aîné Christopher jouer à PyeongChang, avec les États-Unis. Un moment unique sur lequel s’est ouvert le meilleur pointeur chez les défenseurs dans l’histoire de la LNH, jeudi, ainsi que sur d’autres sujets comme le retour de Patrick Roy dans la LNH.

Dans le cadre d’une tournée de Légendes de la LNH au profit des clubs Lions des Maritimes, Bourque se produisait à Charlottetown, en compagnie de son ancien coéquipier des Bruins Bob Sweeney, Al Iafrate, Chris Nilan, John LeClair, Gary Leeman, Ron Duguay, Dennis Maruk, Colin White et Darren Langdon. Le Soleil s’est entretenu quelques minutes avec le gagnant de cinq trophées Norris et d’une Coupe Stanley.

Q Quelle a été ta réaction de voir ton fils aux Jeux olympiques?

R En 1998, avec le Canada, j’avais perdu de la même manière que lui cette année, aussi contre les Tchèques en fusillade. Chris n’a pas aimé la façon dont ils ont perdu, et je sais exactement comment il se sentait. Mais il dit aussi que c’est sa meilleure expérience en carrière et je suis fier de lui.

Q Quels souvenirs gardes-tu de ta participation olympique?

R J’étais aussi très déçu de ne pas être revenu avec une médaille, mais ç’avait quand même été une expérience super. Dans le village, on retrouvait les autres athlètes chaque soir et quand quelqu’un avait gagné une médaille ce jour-là, il faisait le tour pour la montrer. Les gens pensaient que les joueurs de la LNH, on allait être dur d’approche. Mais on ne l’était pas! C’était plaisant de connaître les autres athlètes du Canada et des autres pays. C’est un peu comme une Coupe Canada, où tu joues pour ton pays. Les partisans du Canadien ou des Bruins sont passionnés, mais quand tu as tout un pays derrière toi, c’est l’fun.

Q Crois-tu que les joueurs de la LNH reviendront aux JO?

R Je suis content qu’ils n’aient pas été là cette année, ce qui a donné l’occasion à mon fils d’y participer. Mais oui, je crois qu’ils vont y retourner. C’est un marché important pour eux.

Q Tes deux fils jouent maintenant l’un contre l’autre dans la Ligue américaine. Comment ça se passe?

R Ryan est à Bridgeport (NY Islanders) et Chris à Hershey (Washington). Ils auraient joué l’un contre l’autre hier (mercredi), mais Chris était suspendu. Ils ont joué un an et demi ensemble à Hershey, puis Ryan a signé avec Bridgeport, l’été passé. Il s’est replacé et produit plus cette saison. À Bridgeport, Ryan est plus proche de chez nous (à Boston). On va aller le voir jouer samedi, à Hartford. Il vient souvent à la maison le dimanche soir, car ils ont souvent en congé le lundi. Et il va passer Pâques avec nous. Il a une fiancée depuis cet été et elle habite près de Boston, alors c’est sans doute la véritable raison pour laquelle il vient nous voir plus souvent!

Q Ryan a joué deux saisons avec les Remparts, de 2009 à 2011. Que garde-t-il comme impression de son passage à Québec?

R Ryan a bien aimé son séjour avec les Remparts, même s’il aurait aimé se rendre plus loin en séries. Mais il a bien aimé la ville et a bien aimé jouer pour Patrick Roy. C’était des années plaisantes pour lui.

Q Justement, es-tu encore en contact avec Patrick Roy?

R Oui. Je l’ai vu en Floride cet hiver, on se parle de temps en temps. Je ne serais pas surpris si quelque chose arrivait encore avec lui dans la LNH. Patrick est un passionné, il aime ça. Là, il s’est amusé deux hivers en Floride...

Q Que penses-tu des petits défenseurs mobiles qui prennent de plus en plus d’importance dans la LNH?

R Les règlements permettent plus aux petits joueurs d’avoir du succès, mais tu dois quand même être un joueur habile avec bon coup de patin. À Boston, on en a Torey Krug et Matt Grzelcyk (qui mesurent 5’9”) et ils s’arrangent très bien même s’ils ne sont pas très grands. Krug est quand même fait solide et Grzelcyk a surpris bien du monde cette année.

Q Pas d’inquiétude de jouer aux côtés de Chris Nilan la veille d’un Vendredi saint?

R Chris est bon, il est bien correct (rires). On s’amuse en masse!