L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher

Boucher a dû défendre son bilan « jeunesse »

Guy Boucher est passé au confessionnal lundi au Centre Canadian Tire.

Comment la rencontre au sommet de l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa avec le directeur général Pierre Dorion et son bras droit Randy Lee s’est-elle passée ?

Bonne question, à laquelle on n’obtiendra réponse que dans « quelques semaines » alors que Dorion a dit en fin de semaine qu’il prendra encore du temps avant de déterminer si l’entraîneur québécois sera de retour derrière le banc des siens en 2018-2019 pour honorer la troisième et dernière année de son contrat.

Après une 30e place que Dorion a déjà qualifiée « d’inacceptable », Boucher doit défendre son bilan de deux saisons diamétralement opposées, une fiche de 28-43-11 la saison dernière après celle de 44-28-10 à sa première campagne dans la capitale nationale, qui a été suivie d’une participation à la finale de l’Est en séries.

Il doit surtout convaincre ses supérieurs qu’il est l’homme de la situation pour accorder une plus grande place aux espoirs de l’organisation, alors qu’il semble clair que le plan de Dorion est de rajeunir une formation qui était parmi les plus âgées de la LNH en 2017-2018. Boucher aura certes rappelé que sous sa direction, un jeune comme le défenseur Thomas Chabot a progressé très adéquatement à sa première saison chez les pros. Les Colin White, Filip Chlapik, Ben Harpur et Christian Wolanin ont tous eu du temps de glace en fin de saison, aussi.

À son point de presse de fin de saison, Boucher avait laissé entendre qu’il était prêt pour effectuer ce virage jeunesse. « Il va y avoir plus d’erreurs, mais il va y avoir de l’enthousiasme, de l’énergie. Parfois, une page blanche est rafraîchissante aussi. Les jeunes arrivent et ils assimilent tout ce que tu leur enseignes, mais parfois c’est difficile parce que l’ajustement n’est pas facile. On a des jeunes qui ont bien fait cette année, regardez (Thomas) Chabot qui continue à grandir », avait-il laissé entendre il y a trois semaines.

« Tu espères que les prochains qui vont arriver vont avoir la même mentalité, et je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas. Les jeunes qui s’en viennent veulent apprendre et ils veulent gagner. Ça va être bienvenu, ça va donner un bon mélange... Nous pensons avoir des jeunes pour qui ne sera pas trop gros, qu’ils vont avoir une bonne croissance et on pourra se fier sur eux », a-t-il ajouté.

Des espoirs comme Logan Brown et Alex Formenton, qui ont joué des parties en début de saison, et Drake Batherson, qui mène les compteurs de la LHJMQ en séries, auront aussi des chances de se tailler un poste en septembre prochain.

Boucher avait dit aussi qu’il acceptait de devoir défendre son bilan de la sorte. « Je prends le plus de responsabilités que je le peux, un point c’est tout. Quand tu regardes autour et que tu commences à pointer des gens du doigt, tu vas dans la mauvaise direction. Tout ce dont j’ai le contrôle, je veux le faire mieux. Les choses que je ne contrôle pas, je laisse ça à l’extérieur. J’ai toujours fait les choses comme ça, je ne changerai pas. Il y a toute une liste de choses que je veux faire, mais je n’en dévoilerai pas les détails ici. Ma philosophie est de me lever le matin et de chercher à m’améliorer. Ça ne changera pas, peu importe la claque au visage que je pourrais avoir », a-t-il mentionné.

D’AUTRES SÉNATEURS AU DANEMARK

Les formations nationales qui prendront part au Championnat mondial de hockey senior qui débute à la fin de la semaine à Copenhague et Herning, au Danemark, ont dû soumettre leurs alignements lundi et en plus de Jean-Gabriel Pageau et Thomas Chabot, tous deux retenus par Équipe Canada, on retrouvait aussi cinq jeunes joueurs de l’organisation des Sénateurs dans les alignements des autres pays. Outre Magnus Paajarvi et le gardien Filip Gustavsson, dont la sélection par l’équipe de la Suède était connue, l’attaquant Colin White a été retenu par l’équipe américaine, tandis que ses coéquipiers des Senators de Belleville Christian Jaros et Ville Pokka font partie des formations slovaques et finlandaise, respectivement. Filip Chlapik a été invité au camp de sélection de l’équipe de la République tchèque, mais il n’a pas été retenu.