Johnny Berehanemeskel
Johnny Berehanemeskel

Victoire très convaincante pour les BlackJacks

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Les BlackJacks d’Ottawa ont réussi à trouver leur erre d’aller, au tournoi estival de la Ligue canadienne élite de basketball.

On commençait à douter de cette équipe, qu’on disait pourtant talentueuse, quand elle a perdu ses deux premières parties.

On ne doute plus, maintenant.

Dimanche après-midi, les BlackJacks ont obtenu leur deuxième victoire.

Une victoire sans équivoque, d’ailleurs. Ils ont corrigé les Honey Badgers de Hamilton, 85-69.

Ils ont inscrit les 12 premiers points de la rencontre. Ils n’ont jamais vraiment eu peur de perdre cette avance, par la suite.

«C’est une victoire importante», croit le garde Johnny Berhanemeskel.

«Depuis le début du tournoi, on découvre que n’importe qui peut l’emporter. On voulait quand même bien paraître contre les Badgers, parce qu’ils forment une des bonnes équipes de la Thomas Scrubb a une fois de plus été le joueur le plus utile aux BlackJacks dans cette victoire. Il a inscrit 17 points, il a été parfait sur la ligne des lancers francs. Il a également saisi huit rebonds.


« À la fin de la journée, c’est juste du basket. Il faut simplement sauter sur le plancher et travailler le plus fort possible. »
Lloyd Pandi

Berhanemeskel, un autre membre important de l’équipe, a été blanchi durant la première demie.

Il a pris le taureau par les cornes au retour de l’entracte. Il a réussi trois tirs bons pour trois points dans la deuxième portion de la rencontre.

«Il ne faut jamais monter trop haut ou descendre trop bas. J’ai assez d’expérience pour savoir qu’il y a des moments, dans un match, où il est plus difficile de marquer. J’effectuais les mêmes lancers, dans la première demie. Le ballon ne voulait simplement pas tomber dans le panier», dit le vétéran.

Les joueurs d’Ottawa ont gagné ce match, en fait, en raison d’une solide prestation en défensive.

«Quand on limite les opportunités des meilleurs joueurs adverses à notre extrémité du terrain, il est plus facile d’obtenir de belles chances quand nous nous portons à l’attaque», rappelle Berhanemeskel.

Contre les Badgers, enfin, les BlackJacks ont reçu un coup de pouce inespéré d’une verte recrue.

Lloyd Pandi s’est greffé à l’équipe la semaine dernière, afin de remplacer Philip Scrubb, quand ce dernier est parti pour l’Europe.

Pandi, qui est originaire d’Ottawa, vient à peine de compléter sa première année de jeu chez les Ravens de l’université Carleton.

Son manque d’expérience n’a pas trop paru, durant un match où son entraîneur l’a utilisé pendant plus de 28 minutes.

«Mes coéquipiers et les entraîneurs me facilitent la tâche», a dit le jeune homme, après la partie, sur les ondes de CBC.

«Je connais bien le système de jeu des BlackJacks. À la fin de la journée, c’est juste du basket. Il faut simplement sauter sur le plancher et travailler le plus fort possible.»

La victoire de dimanche place les BlackJacks en bonne position, dans ce tournoi à la ronde où une seule des sept équipes sera éliminée au terme du tour préliminaire.

Ils joueront leur prochain - et avant-dernier - match mardi, contre les River Lions du Niagara.