Le Gatinois Olivier Hanlan s'est joint aux BlackJacks d'Ottawa
Le Gatinois Olivier Hanlan s'est joint aux BlackJacks d'Ottawa

Olivier Hanlan, dernière acquisition des BlackJacks [VIDÉO]

À quelques heures de l’ouverture de leur tout premier camp d’entraînement, les BlackJacks d’Ottawa ont ajouté un 11e et dernier joueur à leur formation. Et il s’agit d’un ajout de taille.

C’est un produit «local», en plus.

Il s’agit du meneur gatinois Olivier Hanlan.

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Les BlackJacks présentent leur alignement

Le nom de cet ancien étudiant de l’école secondaire Grande-Rivière se trouvait au coeur de certaines rumeurs, depuis un bon bout de temps. L’entraîneur-chef des BlackJacks, Osvaldo Jeanty, le voyait dans sa soupe. Le directeur général Dave Smart était à ses trousses.

Ce n’était pas simple.

«Il y avait une couple de complications avec mon club en Europe», explique Hanlan, en restant vague.

Le club en question, l’Iraklis de Thessalonique, a finalement accepté de le libérer pour la période estivale.

Hanlan pourra donc participer au tournoi de la Ligue canadienne élite de basket-ball (CEBL), à la fin du mois, à St. Catharines.

«C’est une opportunité unique, pour moi», ajoute celui qui a été un choix de deuxième ronde au repêchage de la NBA, en 2015.

Hanlan a évolué pendant quelques saisons dans les circuits de développement de la NBA, sans réussir à faire le grand saut. Il a également porté les couleurs de clubs professionnels en Lithuanie, en France ainsi qu’en Allemagne avant d’aboutir avec l’Iraklis, une formation du championnat grec.

Jeanty a l’air particulièrement enthousiaste de le rapatrier au Canada.

«Olivier, c’est un joueur spécial», dit-il, avec un très large sourire.

«En ce qui me concerne, c’est le fils prodigue qui rentrer à la maison. Beaucoup de gens le connaissent parce qu’il a joué à Gatineau durant toute sa vie. Moi, je l’ai dirigé quand il était dans le programme civil des Guardsmen d’Ottawa.  Après, il est parti pour les États-Unis. Il a joué dans un prep school, il est allé à Boston College, il a joué pro un peu partout... La légende d’Olivier circule. Maintenant, vous allez pouvoir le voir de vos propres yeux. Je pourrais vous donner tous ses secrets. Je préfère que vous le regardiez par vous mêmes.»

«C’est vraiment un joueur spécial qui peut lancer, passer, dribbler... C’est un leader aussi. Nous avons besoin de joueurs comme lui dans notre équipe.»


« Les BlackJacks m’offrent une opportunité de jouer quelques matches de basket à cinq contre cinq, dans un calibre de jeu qui sera pas mal compétitif. »
Olivier Hanlan

Pour la famille

Hanlan ne passe pas beaucoup de temps en Outaouais. 

Durant la saison morte, quand il rentre en Amérique du nord, il aime s’entraîner à Los Angeles. Les agents qui le représentent sont installés dans cette ville. Quand il vient au Canada, il utilise les installations de l’équipe nationale de basket-ball, dans la région de Toronto.

«Quand je viens à Gatineau, c’est pour voir la famille», dit-il.

La CEBL ne faisait pas nécessairement partie de son plan de carrière.

«Je n’avais jamais vraiment songé à évoluer dans une ligue d’été. Je fais carrière en Europe. Les saisons sont déjà suffisamment dures, physiquement, là-bas. Nous vivons quand même une situation unique. Je suis rentré au pays vers la fin du mois de mars. Je n’ai pas été capable de m’entraîner de façon normale. Les BlackJacks m’offrent une opportunité de jouer quelques matches de basket à cinq contre cinq, dans un calibre de jeu qui sera pas mal compétitif.»

Hanlan aurait été heureux de pouvoir jouer quelques matches devant les membres de sa famille, à l’aréna de la Place TD. Ce ne sera malheureusement pas possible, en 2020.

«On a quand même une bonne équipe. On a un bon coach, on a un bon DG, on a un bon président. Le goal, c’est toujours de remporter l’affaire au complet», déclare-t-il.

«Si on gagne l’affaire au complet, cette année, je n’aurai probablement pas le choix de revenir avec les BlackJacks l’année prochaine. En ce moment, ce club m’offre une belle opportunité. Ottawa, c’est une belle ville. On verra.»