Le Franco-Ontarien Jean Emmanuel Pierre-Charles (à gauche) plonge pour attraper le ballon.
Le Franco-Ontarien Jean Emmanuel Pierre-Charles (à gauche) plonge pour attraper le ballon.

Les BlackJacks vont jouer leur survie mercredi

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Personne n’a dit que ce serait facile.

Les BlackJacks d’Ottawa pourraient facilement remporter le tournoi estival de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL). Ils ont démontré, au cours de la dernière semaine, qu’ils ont assez de talent pour tout gagner.

Ils pourraient aussi terminer la ronde préliminaire au septième et dernier rang et ne pas accéder à la ronde éliminatoire.

Tout est possible. Et tout va se jouer mercredi soir, dans un match sans lendemain.

«Il va falloir qu’on fasse notre travail», a déclaré l’entraîneur-chef des BlackJacks, Osvaldo Jeanty, lorsque joint au téléphone en fin de soirée, mardi.

Il n’était visiblement pas satisfait.

Son équipe venait de subir un revers crève-coeur de 80-79, contre les River Lions du Niagara.

Crève-coeur, vous dites?

Cet été, dans le tournoi de la CEBL, on a décidé d’adopter la méthode «Elam Ending».

En vertu de cette nouvelle façon de faire les choses, les arbitres arrêtent le chronomètre quand il reste quatre minutes à écouler au quatrième quart. Les deux équipes se mettent alors à jouer pour atteindre un score ciblé. Au Canada, en 2020, le score ciblé est de neuf points de plus que l’équipe qui mène au score.

Mardi, avec quatre minutes à faire, les BlackJacks et les River Lions étaient nez-à-nez. Les deux équipes avaient inscrit 71 points.

Les BlackJacks ont obtenu la première chance d’inscrire le panier gagnant. Quand ils ont échoué, les River Lions ont contre-attaqué. Ils ont su saisir leur chance.

«On était proches, mais on n’a pas fait les bonnes choses, la majorité du temps, pour gagner. Pour gagner, il faut exécuter nos tâches correctement. Et nous n’avons pas exécuté, à la fin du match. Nous n’avons pas défendu correctement face à leurs meilleurs joueurs. Ça nous a coûté cette partie», commente Jeanty.

L’entraîneur-chef d’Ottawa ne peut s’empêcher de penser que son équipe a laissé filer une belle opportunité. Elle a quand même entrepris le match en force, et menait par 11 points au terme du premier quart.

«Au début du match, nous avions plus d’énergie. Nous avons commencé à jouer de façon un peu égoïste. Eux, ils ont joué pour gagner le match. Ils la voulaient vraiment, cette victoire. Ils n’ont pas lâché.»

Il y a eu quelques belles performances individuelles. Le vétéran Johnny Berhanemeskel a mené l’attaque avec 18 points.

Le Franco-Ontarien Éric Kibi, qui célébrait son 30e anniversaire de naissance, a saisi huit rebonds.

L’ancien des Ravens de Carleton Munis Tutu a récolté 15 points en plus de compléter cinq passes décisives.

Les River Lions, équipe hôtesse du tournoi, avaient le dos au mur. Ils devaient absolument l’emporter pour éviter l’élimination. Leurs meilleurs joueurs ont été encore plus efficaces. Ça commence par Kassius Robertson, un garde de 26 ans qui vient de s’entendre avec un club espagnol pour la saison 2020-21. Il a inscrit 28 points dans la victoire.

Les BlackJacks auront donc intérêt à l’emporter, mercredi, et ce ne sera pas facile. Leurs adversaires seront dans la même situation. Et les adversaires en question sont les Rattlers de la Saskatchewan. Ils ont remporté le championnat de la CEBL en 2019.

«Ils ont toujours de très bons joueurs. Si on leur donne de la confiance, ils pourraient nous faire mal», croit Jeanty.

Le match débutera vers 19 h 30 et sera diffusé sur les plateformes de CBC Sports.