L’entraîneur-chef des BlackJacks d'Ottawa, Osvaldo Jeanty
L’entraîneur-chef des BlackJacks d'Ottawa, Osvaldo Jeanty

Les BlackJacks, une équipe «municipale» [PHOTOS]

Les BlackJacks ont aussi perdu un joueur de talent, au cours de la dernière semaine. Kaza Kajami-Keane, un joueur de la région de Toronto qui avait été pressenti pour faire partie de la formation débutante, s’est désisté à la dernière minute. Il doit quitter le pays au début du mois d’août pour rejoindre le club avec lequel il passera l’hiver, en France.

La première édition de la nouvelle équipe de basket est maintenant complète. Même si la CEBL permet à ses clubs d’aligner quelques joueurs étrangers, la formation d’Ottawa ne misera que sur du talent local.

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Les BlackJacks présentent leur alignement

«Quand nous avons accepté de nous joindre à une ligue canadienne, nous avions clairement l’intention de former une équipe canadienne. Mieux, encore, nous voulions miser sur une équipe municipale. On savait dès le départ qu’on avait un bon bassin de joueurs de talent dans notre région. On pourrait embaucher quelques Américains, éventuellement. Pour l’instant, on a suffisamment de bons joueurs, ici, qui peuvent nous aider à remporter un championnat», croit l’entraîneur-chef Osvaldo Jeanty.

Il est vrai que la plupart des joueurs qui porteront les couleurs des BlackJacks ont des liens avec la capitale fédérale. Ceux qui n’ont pas grandi dans la région ont souvent fait leurs études universitaires ici, avec les Ravens de Carleton ou les Gee Gees d’Ottawa.

Jean Emmanuel Pierre-Charles fait un slam dunk au-dessus du photographe.

Cela pourrait leur conférer un certain avantage, durant le tournoi estival.

Même s’ils sont réunis sous les couleurs d’un club d’expansion, les athlètes qui se sont réunis à la Place TD, jeudi, se connaissent bien.

«Nous sommes chanceux, dit Jeanty. La chimie d’équipe, c’est crucial. Chez nous, elle pourrait s’installer assez rapidement.»

Dans les prochains jours, les entraîneurs et le directeur général Dave Smart essaieront d’établir un plan quant à l’utilisation des joueurs.

Les BlackJacks joueront entre six et neuf parties durant le tournoi estival de la CEBL.

«Le contexte est différent. Il faudra jongler, un peu, avec nos effectifs», explique Smart.

«Certains de nos joueurs sont ici parce qu’ils veulent obtenir un peu de visibilité, dans le but d’obtenir un contrat pour évoluer en Europe la saison prochaine. On veut leur donner de belles opportunités. Certains membres de notre équipe jouissent d’une meilleure réputation. Si ces joueurs sont assurés de travailler en Europe, nous ne voudrons pas les brûler en leur donnant trop de temps de jeu, trop rapidement. Ils ont au repos depuis plusieurs mois! À travers tout ça, nous allons essayer de gagner des matches. Il faudra trouver la bonne recette.»