Le Franco-Ontarien Jean Emmanuel Pierre-Charles, a été mis sous contrat par les BlackJacks dans les denières semaines.

Les BlackJacks poursuivent leurs préparations

Tout allait bien chez les BlackJacks d’Ottawa.

En décembre, l’équipe avait réussi à convaincre Dave Smart de devenir directeur général de la nouvelle équipe de basket-ball professionnel d’Ottawa. Un mois plus tard, elle a embauché un autre nom respecté, Osvaldo Jeanty, à titre d’entraîneur-chef.

Et dans les dernières semaines ? Un premier joueur local, le Franco-Ontarien Jean Emmanuel Pierre-Charles, a été mis sous contrat.

D’autres joueurs devaient suivre Deux «gros noms», disait-on en coulisses. Le garde d’Aylmer et ancien choix de deuxième ronde dans la NBA, Olivier Hanlan, faisait partie du lot.

En plus, la vente de billets de saison allait plutôt bien. Les BlackJacks avaient presque atteint 75 % de leur objectif en vue de l’an Un.

Voilà que la COVID-19 vient tout chambarder dans le quotidien des gens. Des ligues annulent leurs saisons ou suspendent leurs activités. Des compétitions sont repoussées.

Les BlackJacks, eux, doivent commencer leur saison inaugurale dans la Ligue canadienne élite de basket-ball le 7 mai, dans la région du Niagara, contre les River Lions.

Leur président Michael Cvitkovic, qui a déjà été à l’emploi des Raptors de Toronto, refuse d’appuyer sur le bouton de panique. «Nous avons le luxe de pouvoir patienter. Il reste deux mois avant notre premier match local», souligne-t-il.

Le calendrier indique que les BlackJacks effectueront leur entrée à l’aréna de la Place TD le 14 mai, contre les Honey Badgers de Hamilton.

« Nous sommes six employés à temps plein. Rien n’a changé pour l’instant, à part que nous tenons nos réunions via téléconférence. Nous continuons nos préparations en vue de la saison. J’ai justement eu une conférence téléphonique avec l’équipe qui s’occupera du divertissement durant nos matches locaux, explique Cvitkovic.

«Oui, il y a de l’incertitude, mais le fait demeure que les activités ne commencent pas avant deux mois», ajoute-t-il à nouveau.

Le début du camp d’entraînement des BlackJacks, lui, est prévu neuf jours avant le premier match. La date du 29 avril demeure encerclée pour l’instant.

Deux sites pour les séances d’entraînement sont ciblés par l’organisation, mais aucune entente n’a été encore finalisée par des établissements d’enseignement. Des discussions auraient eu lieu avec La Cité pour utiliser un de leurs gymnases.

L’équipe a déjà tout l’équipement nécessaire en vue de sa première saison. À commencer par le terrain de bois franc et les deux paniers.

Ce sont les mêmes qui ont servi lors de la Classique de la capitale en février, puis lors du «Final 8», il y a une dizaine de jours.

«Ce terrain et les deux paniers ont seulement deux ans. Ils servaient auparavant au Showcase d’été de la NBA à Vegas», souligne Cvitkovic.

Comme au MSG

Ce dernier était justement un spectateur attentif lors du «Final 8». L’événement a permis aux BlackJacks de prendre des notes en vue de leur saison locale composée de 10 parties de mai à août.

«J’ai adoré l’éclairage en place. Ça me rappelait un peu le Madison Square Garden, affirme Cvitkovic. Ces deux événements nous ont permis de voir ce qui fonctionne bien et ce que nous devons modifier un peu.»

Une section VIP où se trouvera un bar sera aménagée à une extrémité du terrain. L’autre accueillera un plancher où se trouvera le DJ de l’équipe.

Plus de 8100 amateurs ont assisté à la Classique de la capitale entre les Gee Gees d’Ottawa et les Ravens de Carleton. La finale du «Final 8», qui a été présentée un dimanche soir, a attiré environ 4000 spectateurs.

Des chiffres qui encouragent les BlackJacks, qui souhaitent avoir des foules de 3000 personnes à leurs matches. «C’est une indication de plus que la capitale nationale constitue bel et bien un marché de basket-ball», fait valoir Michael Cvitkovic.