Les Blackjacks d’Ottawa ont signé une victoire convaincante de 87-68 face aux Rattlers.
Les Blackjacks d’Ottawa ont signé une victoire convaincante de 87-68 face aux Rattlers.

Les BlackJacks accèdent à la ronde éliminatoire

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Même s’ils ont joué six petites parties, les BlackJacks d’Ottawa nous ont déjà prouvé qu’ils sont capables du meilleur et du pire.

Mercredi soir, quand ils avaient absolument besoin d’une victoire pour rester en vie, ils ont su offrir le meilleur.

Dans le tout dernier match de la ronde préliminaire, au tournoi de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL), tout était possible.

Si les BlackJacks l’emportaient face aux Rattlers de la Saskatchewan, ils se qualifiaient pour la ronde éliminatoire.

S’ils perdaient, ils risquaient de subir l’élimination.

Ils n’ont rien laissé au hasard.

En réalité, le match a été serré pendant environ cinq minutes. Ils ont ensuite pris les commandes, pour filer vers une victoire de 87-68.

«Il nous fallait cette victoire! Nous avons subi un revers décevant, mardi. On voulait rebondir. On croit sincèrement qu’on peut battre n’importe quelle équipe, dans ce tournoi. Parce qu’on peut gagner, on n’était pas prêts à rentrer à la maison», a déclaré le garde Thomas Scrubb, lorsque joint par téléphone, en fin de soirée.

Scrubb, un résidant de Chelsea, en Outaouais, a été le meilleur joueur de son équipe tout au long de la ronde préliminaire.

Il a encore une fois été le joueur le plus productif de son équipe, contre les Rattlers. Il a inscrit une vingtaine de points, même s’il n’a pas joué le match au grand complet.

Les Blackjacks affronteront les Nighthawks de Guelph jeudi soir.

L’avance des BlackJacks était tellement grande que l’entraîneur-chef Osvaldo Jeanty a décidé de laisser plusieurs de ses partants au banc, au début du quatrième quart.

Il a envoyé quatre jeunes joueurs issus des rangs universitaires sur le plancher pour terminer la partie.

«J’ai pris cette décision pour différentes raisons», a expliqué Jeanty, en mêlée de presse.

«D’abord, je dois dire que les jeunes nous ont donné du bon basket-ball, tout au long de la soirée. Je devais aussi penser au fait que nous sommes en plein coeur d’une séquence de trois parties en autant de jours. Je dois bien gérer les minutes de nos joueurs.»

Guelph

Les BlackJacks ont atteint leur premier objectif en se qualifiant pour la ronde éliminatoire, mais le travail n’est pas fini.

Ils devront retourner au boulot dès jeudi soir, au Meridian Centre de St. Catharines. En quart de finale, ils affronteront les Nighthawks de Guelph.

Il s’agira d’un très beau défi pour les joueurs de Jeanty.

Ils ont affronté les Nighthawks, le 25 juillet, dans le tout premier match de leur histoire. Ce fut une rencontre à sens unique dans laquelle la nouvelle formation de la CEBL n’a pas très bien paru.

Ottawa s’était fait malmener, 89-71.

«Ce jour-là, nous n’étions pas prêts à faire face à une équipe aussi robuste», se souvient Thomas Scrubb.

«Leur robustesse nous a pris par surprise. Nous n’avons pas été capables de les suivre, dans la deuxième portion de la partie. On sait maintenant à quoi s’attendre. Ce sera un match difficile, mais on pense qu’on peut gagner.»

Le repos des vétérans devrait, bien sûr, aider.

«Tout le monde est fatigué à l’heure actuelle. On essaie d’agir intelligemment. On se repose. On s’hydrate. On fait attention à ce qu’on mange. Le calendrier n’a pas été très favorable envers notre équipe. Nous avons joué deux matches en autant de soirs pour conclure la ronde préliminaire. On se dit que tout le monde traîne une certaine fatigue. Il faut être plus solide que nos adversaires, mentalement. C’est ça, la clé.»