L'entraîneur-chef des BlackJacks d'Ottawa, Osvaldo Jeanty
L'entraîneur-chef des BlackJacks d'Ottawa, Osvaldo Jeanty

La rentrée locale des BlackJacks attendra

La date du 14 mai demeure encerclée sur son calendrier. Osvaldo Jeanty n’avait pas le goût de l’effacer.

La nouvelle équipe de basket-ball professionnel qu’il dirige devait effectuer sa grande rentrée locale, jeudi soir, à la Place TD. Les BlackJacks d’Ottawa allaient disputer leur première partie devant leurs partisans contre les Honey Badgers de Hamilton.

Un rendez-vous qui doit maintenant attendre en raison de la pandémie. Des débuts qui pourraient même avoir lieu juste en 2021.

Les activités de la Ligue canadienne élite de basket-ball (CEBL) sont suspendues depuis la mi-avril.

«Le 7 mai, ça aurait été notre premier match à Niagara. Puis cette semaine aurait marqué nos débuts à la maison. C’est sûr que ça me traverse l’esprit. Quand j’y pense, je suis un peu triste, avoue Jeanty, qui a été embauché en janvier en tant qu’entraîneur-chef de la franchise d’expansion de la CEBL.

«Mais en ce moment, il n’y a rien qu’on peut y faire. Je maintiens le contact avec les joueurs. Je leur parle de ce qu’ils font physiquement et mentalement, m’assurer qu’ils se gardent prêts si jamais on peut commencer à jouer.»

Pour l’instant, la saison ne commencera pas avant au moins le mois de juin, a tranché le commissaire Mike Morreale. Tout indique que le calendrier de la CEBL sera encore repoussé sous peu.

Même qu’une annulation de la saison ne surprendrait personne.


« Il faudra porter une attention particulière à la prévention des blessures. Ça fait presque deux mois que les gars n’ont pas joué »
Osvaldo Jeanty

Les BlackJacks devaient disputer 20 parties en 2020. Ils avaient déjà embauché une dizaine de joueurs.

Plusieurs gros noms locaux allaient être dévoilés au public avant le camp d’entraînement. Un exercice qui attendra.

Éternel positif, Osvaldo Jeanty garde espoir de pouvoir diriger ces joueurs qu’il a recrutés en compagnie du directeur général Dave Smart.

«C’est un bon alignement... Ça serait un gaspillage de ne pas pouvoir jouer», confie l’ancienne vedette franco-ontarienne des Ravens de Carleton.

Si jamais la santé publique et les gouvernements donnent le feu vert à une reprise au milieu de l’été, Jeanty assure que son équipe sera prête. Tous les joueurs de l’équipe, qui font carrière l’hiver en Europe et en Amérique du Sud, sont de retour au pays depuis plusieurs semaines. Ça inclut l’attaquant Éric Kibi qui était coincé en Argentine pendant un certain temps.

«Il faudra porter une attention particulière à la prévention des blessures. Ça fait presque deux mois que les gars n’ont pas joué, rappelle le coach.

«Il va falloir réhabituer leur corps à faire les mouvements que tu retrouves en partie. Tu ne peux pas aller de 0 à 110 d’un coup. Comme entraîneur, tu dois t’assurer que tout sera fait d’une façon graduelle. Comme entraîneur, je m’assure de dire aux joueurs de maintenir un bon cardio en attendant et de ne pas gagner 20 livres!»