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La jeune franchise la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) a confirmé mardi l’embauche de Charles Dubé-Brais à titre de nouvel entraîneur-chef. 
La jeune franchise la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) a confirmé mardi l’embauche de Charles Dubé-Brais à titre de nouvel entraîneur-chef. 

Des Raptors aux BlackJacks... encore

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Les Blackjacks aiment bien piger chez les Raptors de Toronto.

Son président Michael Cvitkovic a déjà été relationniste au sein de l’équipe de la NBA. Le directeur général adjoint Andy Rautins, lui, a disputé quelques parties hors-concours dans la métropole ontarienne.

Voilà maintenant au tour de Charles Dubé-Brais de se joindre aux Blackjacks, cette jeune franchise de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL).

Le natif de Québec a été embauché mardi en tant que nouvel entraîneur-chef après avoir passé les deux dernières saisons en tant qu’instructeur adjoint chez les Raptors 905 de la G-League, le circuit de développement de la NBA.

Auparavant, cet ancien joueur du Rouge et Or de l’université Laval avait dirigé pendant huit ans en France. Il avait aussi travaillé en Chine, étant nommé entraîneur de l’année dans l’Asean Basketball League en 2017-2018.

«Deux adjoints avec lesquels je travaillais chez les Raptors 905 ont été entraîneurs-chefs dans la CEBL la saison dernière. Ç’a piqué ma curiosité», a confié Dubé-Brais lors d’une longue entrevue au Droit.

C’est resté dans le fond de ma tête que ce serait intéressant pour moi si l’opportunité se présentait», ajoute-t-il.

Ça tombait bien quand le directeur général Jevohn Shepherd l’a contacté. Le contrat du père de famille n’avait pas été renouvelé en tant qu’adjoint chez les Raptors 905.

«Le timing est bon et puis Ottawa, c’est près de chez moi. Ça m’attirait de me rapprocher de mes racines. Ottawa est une ville avec un beau potentiel de basket-ball.»

À leur première année, les Blackjacks ont atteint leur carré d’as de la «Summer Series» de la CEBL en 2020, s’inclinant en demi-finale contre les Stingers d’Edmonton.

Durant la saison morte, il y a eu plusieurs changements. Le dg Dave Smart a démissionné. L’entraîneur Osvaldo Jeanty voulait le remplacer, mais quand l’équipe a embauché Shepherd, il a décidé de quitter à son tour.

On s’inquiétait de la direction que prendraient les Blackjacks. Finalement, l’organisation semble avoir fait un bon coup en attirant Dubé-Brais, qui possède un immense bagage d’expérience même s’il n’a pas encore franchi le cap de la quarantaine.

En plus d’avoir dirigé un peu partout, il est analyste parfois à RDS. On retrouvera à Ottawa un individu articulé et dynamique qui a appris l’importance de s’adapter au fil des ans.

«Ça fait presque deux décennies déjà que je coache. J’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies différentes tellement j’ai vécu différentes expériences», a lancé Dubé-Brais en riant.

Ce dernier a commencé à diriger au début de la vingtaine à l’école secondaire Rochebelle en plus d’être adjoint au sein de l’équipe du Cégep de Sainte-Foy. C’est une blessure à une cheville subie en arrivant en tant que joueur à l’université Laval qui l’a convaincu de se tourner immédiatement vers le coaching.

«Je n’aurais pas été un grand joueur! Ce qui est arrivé a été finalement une bonne chose pour moi.»

EuroLigue et les Spurs

TEXTE-courant: Dubé-Brais a été embauché en 2007 pour diriger les défunts Kebs de Québec. Deux ans plus tard, il a pris le chemin de la France, rejoignant le Nanterre 92 et goûtant à la EuroLigue.

«Ça m’a permis de commencer à me faire des contacts dans la NBA», a-t-il souligné.

À un certain moment, les Spurs l’ont intégré dans leur personnel de la ligue d’été.

«Je suis un entraîneur très orienté sur les détails. Mon style de basket est influencé par tout le mélange que j’ai vécu. Mes équipes sont très bien préparées et prêtes à jouer. Il reste que ce sont les joueurs qui gagnent des matches, qui font les gros jeux. Donc il faut leur permettre d’être créatifs, mais à l’intérieur d’une structure qui maximisera les chances de gagner.»

Diplômé en intervention sportive, Charles Dubé-Brais rappelle que ce sont «aux entraîneurs de s’adapter aux joueurs et non le contraire».

«Je pense à un grand entraîneur comme Gregg Popovich à San Antonio. Les Spurs ne jouent pas de la même façon depuis 20 ans. Ce n’était pas la même façon de jouer quand le meilleur joueur était David Robinson, Tim Duncan ou Kawhi Leonard. Le coach doit être capable d’évoluer.»

À Ottawa, Dubé-Brais compte s’entourer d’un personnel d’entraîneurs «hyper intéressant avec un profil varié». «Il y aura une belle diversité», a-t-il assuré.

Les Blackjacks avaient misé massivement sur des joueurs locaux en 2020, dont les frères Scrubb et l’ancien espoir gatinois des Spurs, Olivier Hanlan. Est-ce que la philosophie de recrutement sera la même en vue de la prochaine saison?

«C’est sûr qu’une saveur locale est importante, peu importante où tu es. Mais tu ne peux pas te limiter à ça... Ça demeure du sport professionnel.»