Le Gatinois Olivier Hanlan, lors d'un match contre les Honey Badgers de Hamilton.
Le Gatinois Olivier Hanlan, lors d'un match contre les Honey Badgers de Hamilton.

BlackJacks: le plus difficile est à venir

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
La victoire de dimanche a fait du bien. Elle a confirmé aux observateurs que les BlackJacks d’Ottawa sont à prendre au sérieux, dans le tournoi estival de la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL).

Dans l’entourage de l’équipe, ce gain de 85-69 contre les Honey Badgers de Hamilton a été très rapidement oublié.

«Nous avons grandi depuis le début du tournoi. Dans les deux derniers matches, en fait, nous avons prouvé que nous sommes capables de rivaliser avec les autres équipes. Mais ça s’arrête là. Rebondir, c’est bien. En fin de compte, l’important, c’est de compléter le tournoi en force», a confié le meneur Johnny Berhanemeskel.

Son entraîneur, Osvaldo Jeanty, ne va certainement pas le contredire.

«Nous avons gagné le match de dimanche, entre autres, parce que nous avons bien géré notre temps. Nous avons eu deux journées de repos pour nous préparer à ce match. Hamilton avait joué la veille», souligne-t-il.

Les BlackJacks n’auront plus ce luxe, à compter de maintenant.

Ils compléteront la ronde préliminaire dans les prochaines heures. Ils affronteront les River Lions du Niagara, mardi, et les Rattlers de la Saskatchewan, mercredi.

Ils devraient logiquement se qualifier pour la ronde éliminatoire. S’ils se rendent jusqu’au bout, ils pourraient jouer trois matches de plus.

«Ça pourrait nous donner cinq matches à jouer en six jours», note Jeanty.

«On essaie de ne pas trop y penser», précise Berhanemeskel.

«Ce ne serait pas une situation idéale, pour personne, mais il faut aborder un jour à la fois. Si on commence à penser à ce qui pourrait nous arriver vers la fin de la semaine, on pourrait négliger les choses importantes qui nous attendent dans les prochaines heures.»


« Dimanche, nous avons joué comme nous sommes capables. Nous avons été disciplinés, tant en attaque qu’en défensive. »
Osvaldo Jeanty

Le club hôte

Dans les prochaines heures, les BlackJacks devront affronter le club hôte de la compétition.

Dans une année «normale», les River Lions joueraient leurs matches à domicile au Meridian Centre de St. Catharines, en Ontario.

Les dirigeants de la CEBL ont décidé de centraliser les activités du circuit dans cet amphithéâtre, durant cet été unique.

Jusqu’à maintenant, l’avantage du terrain ne leur a pas vraiment été utile. Après avoir remporté leur match d’ouverture, ils ont subi quatre revers consécutifs.

Si les BlackJacks leur infligent une cinquième défaite, ils pourraient bien subir l’affront ultime.

Ils risquent de compléter la ronde préliminaire au septième et dernier rang du classement.

Dans la CEBL, cet été, six des sept formations accèdent à la ronde éliminatoire.

Les BlackJacks voudront se concentrer sur leur propre performance.

«Dimanche, nous avons joué comme nous sommes capables, dit Jeanty. Nous avons été disciplinés, tant en attaque qu’en défensive. Quand nous sommes disciplinés, des deux côtés du ballon, nous pouvons être une bonne équipe.»

L’entraîneur devra continuer d’utiliser tous ses effectifs.

L’avant d’expérience Kyle Landry n’a pas été en mesure de jouer autant qu’il aurait voulu, dimanche. Il a un petit problème de santé.

«Kyle va être correct. Il a juste un petit problème à l’aine, c’est tout. C’est un joueur qui est à la fois très intelligent et très calme. Il va continuer de jouer un rôle important, s’il en est capable», dit Jeanty.