Le Gatinois Benoît-Olivier Groulx entouré de ses parents.

Benoit-Olivier Groulx devient un Duck

DALLAS - Le Gatinois Benoît-Olivier Groulx a dû attendre un peu plus longtemps que prévu pour entendre son nom être prononcé par un club de la LNH samedi matin au American Airlines Arena.

Après avoir vu le Canadien de Montréal (deux fois) et les Sénateurs d’Ottawa l’ignorer, entre autres, le centre des Mooseheads de Halifax a bondi de son siège quand les Ducks d’Anaheim l’ont réclamé avec le 54e choix au total, en deuxième ronde.

Le fils de l’ancien entraîneur des Olympiques Benoît Groulx a reçu les félicitations de ses parents immédiatement et il rapportait après coup «que je n’avais jamais vu mon père pleurer, mais je pense avoir vu une couple de larmes dans ses yeux».

«J’avais un bon ‘feeling’ pour Anaheim, j’ai eu une bonne entrevue avec eux. Je pensais sortir un peu plus haut, mais je suis avec Anaheim, une équipe qui me fait confiance donc je ne peux pas demander mieux. Je regarde leur style de joueur et je pense que je peux bien cadrer dans leur alignement dans les prochaines années. Je suis tombé dans la meilleure place pour moi. Ce n’est pas décevant qu’Ottawa et Montréal ne m’aient pas choisi, c’est surtout excitant qu’Anaheim m’ait repêché... Mon but maintenant va être d’être le vol de ce repêchage», a-t-il ajouté.

Groulx, l’entraîneur du club-école du Lightning de Tampa Bay à Syracuse, a confirmé avoir rarement été aussi émotif.

«À un moment donné, je pense qu’il commençait à être nerveux à côté de moi. Honnêtement, je l’étais moi aussi parce que j’espérais qu’il ne se rende pas à Tampa Bay, pour toutes les raisons qu’on connaît, a relaté Groulx. J’ai effectivement été pas mal émotif, c’est ton enfant et tu souhaites le mieux pour lui. Je pense qu’Anaheim est une bonne organisation pour lui, je connais leur entraîneur de la Ligue américaine, Dallas Eakins, et il est excellent dans le développement des habiletés individuelles.»

Benoît-Olivier Groulx

Groulx a ajouté que son fils souhaitait aboutir avec les Ducks. «On a fait un ‘pool’ dans la famille et il avait choisi Anaheim. Il a donc gagné le pool et il a gagné le club aussi. Je suis content pour lui, c’est une bonne place, ils vont avoir besoin de joueurs de centre ‘sooner than later’. Il était très excité de mettre leur gilet sur son dos.»

«Il m’a surtout dit qu’il était fier de moi et qu’il m’aimait. Je ne l’ai jamais vu émotif comme ça, habituellement il fait toujours des blagues avec moi... J’ai passé proche de pleurer aussi, mais je me suis retenu. C’était un moment exceptionnel pour ma famille», a renchéri le fils.

Sa mère Nadine était toute aussi émotive. «C’était un moment attendu et je suis vraiment fière de lui. Nous, les parents, on veut toujours le meilleur pour lui. Mais ce moment-là, tu le vis une fois dans ta vie. Je suis vraiment fière, il a parcouru un long chemin et il s’est beaucoup sacrifié, c’est beaucoup de travail. Comme parent, c’était mon travail de l’appuyer là-dedans. Quand je repense à lui, je pense à mon bébé qui était tout petit, mais là, il est rendu à 18 ans et c’est comme s’il avait reçu son diplôme de hockeyeur», a-t-elle confié au Droit.

Benoit-Olivier Groulx n’avait pas manifesté trop d’impatience vendredi soir lors de la première ronde. «J’ai vécu ça avec ma famille, c’était un bon moment quand même. J’ai pris de la maturité et de l’expérience à travers ça, je pense que ça va m’aider à grandir comme joueur et comme personne», a dit celui qui a été le troisième Moosehead à être sélectionné, après l’attaquant Filip Zadina (6e choix au total) et le défenseur Jared McIsaac (36e), tous deux choisis par les Red Wings de Detroit.