Marcel Bellefeuille vient de franchir les trois mois de son second séjour à la barre de l’équipe de football de l’Université d’Ottawa.
Marcel Bellefeuille vient de franchir les trois mois de son second séjour à la barre de l’équipe de football de l’Université d’Ottawa.

Bellefeuille s’adapte à la nouvelle réalité des Gee Gees

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Une saison de football universitaire au printemps? Le nouvel entraîneur-chef des Gee Gees d’Ottawa ne croit pas dans la faisabilité d’un tel projet.

Amateurs, joueurs et même instructeurs au pays soulèvent cette solution de rechange depuis plusieurs semaines. La saison automnale habituelle a été reléguée aux oubliettes en Ontario, dans les Maritimes et l’Ouest canadien en raison de la COVID-19.

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) n’a toujours pas tranché au sujet du sort de son calendrier 2020.

«Je suis plutôt en faveur de la tenue d’un match hors-concours ou deux, affirme Marcel Bellefeuille, dont les Gee Gees évoluent dans la conférence ontarienne.

«Tenir un calendrier printanier représenterait tout un défi. En avril, tu as les examens de fin de session. Les étudiants retournent à la maison. Je crois que la fenêtre de temps serait minime. Je préfère que les choses soient bien faites. C’est pourquoi une partie, ou même deux serait une belle façon de ramener les athlètes dans l’action.»

Bellefeuille vient de franchir les trois mois de son second séjour à la barre de l’équipe de football de l’Université d’Ottawa. Il avait été embauché à la mi-mai afin de prendre la relève de Jamie Barresi.

Le quinquagénaire franco-ontarien avait dirigé les Gee Gees auparavant pendant trois saisons à la fin des années 1990. Il avait mené l’équipe à sa dernière conquête de la coupe Vanier en 2000, faisant le saut par la suite dans les rangs pros.

L'entraîneur-chef des Gee Gees d'Ottawa, Marcel Bellefeuille

Une fête était prévue cet automne pour souligner les 20 ans de cette victoire.

«Ça n’aura pas lieu. Nous espérons tenir un événement lors de notre camp de printemps. Tout dépendra si les rassemblements plus importants sont permis», indique Bellefeuille.

Ce dernier planche sur le retour de ses joueurs sur le terrain pour des entraînements en groupes restreints dès la semaine prochaine. Plus de 80 joueurs ont signifié leur présence.

«Des entraînements deux fois par semaine jusqu’à la mi-novembre tout en respectant les protocoles de la santé publique et le plan de retour de Football Canada, précise Marcel Bellefeuille. Nous allons aussi rencontrer nos joueurs deux fois par semaine.»

À défaut de diriger des matches, le vétéran entraîneur aura maintenant tout le temps nécessaire pour implanter son cahier de jeu et partager sa philosophie avec les joueurs. «Je peux aussi faire des choses que nous n’aurions pu faire en temps normal. Par exemple, s’asseoir avec des joueurs et regarder des bandes vidéo de la Ligue canadienne de football, dit-il.

«Nous allons aussi consacrer beaucoup de temps au développement des habiletés techniques. Les joueurs de ligne pourront travailler notamment sur leur jeu de pied.»

Les Gee Gees ont tenu des entraînements individuels durant l’été avec une poignée de joueurs qui étaient demeurés dans la région. Cela a permis à leur coach de se familiariser avec son nouvel environnement.

Car les choses ont beaucoup changé depuis deux décennies à l’Université d’Ottawa.

«Lors de mes deux dernières saisons chez les Gee Gees, nos entraînements se déroulaient au stade Frank-Clair. Il n’y avait pas de surface de jeu sur le campus. Maintenant, tu as deux terrains synthétiques.»