William Langlais a accepté une prolongation de contrat des Stampeders de Calgary. « Le choix était facile », avoue l’ancien des Griffons du Cégep de l’Outaouais.
William Langlais a accepté une prolongation de contrat des Stampeders de Calgary. « Le choix était facile », avoue l’ancien des Griffons du Cégep de l’Outaouais.

Bébé et nouveau contrat pour Langlais

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
William Langlais passe ses journées à guérir sa cheville droite tout en changeant des couches et en poursuivant ses études à distance.

Le centre-arrière gatinois des Stampeders de Calgary est devenu papa à la fin de l’été. « Un petit gars âgé maintenant de quatre mois », lance-t-il fièrement au bout du fil.

Leon Langlais est une des raisons pourquoi l’athlète âgé de 29 ans a décidé de rester une saison de plus en Alberta. Ce dernier a accepté une prolongation de contrat la semaine passée, retirant du même coup son nom du marché des joueurs autonomes en février prochain.

« Ça me convient de rester ici. Je viens d’avoir un enfant. Ma blonde est originaire d’ici. Ses parents sont ici. Puis j’ai toujours aimé ça ici à Calgary. L’équipe me traite bien », relate Willian Langlais, qui vient de terminer sa cinquième année chez les Stamps.

« Le choix était facile. »

Ce qui a été moins facile pour lui ? La dernière saison. Autant sur le plan individuel que collectif.

Les Stampeders ont été éliminés en demi-finale de l’Ouest. Du même coup, ils n’ont pu défendre leur titre de champion devant leurs partisans.

Le match de la coupe Grey avait lieu à Calgary, il y a une dizaine de jours. Ce sont les Blue Bombers de Winnipeg qui se sont retrouvés dans le vestiaire des Stampeders, le 24 novembre.

« Nous avions participé à la finale lors des trois dernières années. C’est plate de ne pas être du match quand ça se passe à la maison. Mais ça montre à quel point c’est dur de se rendre jusqu’au bout. Il y a de bonnes équipes dans la ligue. »

Ajoutez à cela que les Stampeders étaient amochés depuis le début du calendrier régulier. Ils ont dû se débrouiller durant une partie de l’été sans leur quart-arrière vedette Bo Levi Mitchell.

« Et nous avions perdu aussi plusieurs joueurs durant l’hiver. Des gars qui ont obtenu leur chance dans la NFL et d’autres qui ont obtenu un contrat ailleurs dans la ligue », souligne Langlais, qui a lui aussi dû soigner des bobos.

On ne l’a vu en action que pendant neuf parties, dont huit au sein de l’alignement partant. Tout ça en raison de ce que le personnel médical croyait être au début une entorse à une cheville subie le 6 juillet contre les Roughriders de la Saskatchewan.

« J’essayais de bloquer l’ailier défensif A.C. Leonard. Il est tombé contre le derrière de ma jambe », explique Langlais.

« Je suis revenu par la suite trop vite au jeu. J’ai joué trois matches, mais je continuais à avoir mal. Je me disais que ça ne pouvait pas être une entorse. »

Des tests plus poussés ont démontré que le cartilage de la cheville droite était en piteux état.

L’ancien joueur des Griffons du Cégep de l’Outaouais a renoué avec l’action au milieu de l’automne. Il a même effectué un retour de botté en demi-finale de l’Ouest contre Winnipeg.

« Je ne me sentais pas encore à 100 %. Les changements de direction étaient un peu plus difficiles. Mais j’étais content de jouer », souligne-t-il.

William Langlais n’avait jamais passé autant de temps à l’infirmerie auparavant. Il avait raté seulement cinq parties lors des quatre saisons précédentes.

Pas question de revivre pareil scénario en 2020.

« J’ai recommencé à aller au gym, à bouger et à effectuer des étirements. Mais pas trop vite. Je vais laisser le temps à ma cheville de guérir. »

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MOUSSER LA CANDIDATURE DE KILAM

Une autre journée, une autre entrevue chez le Rouge et Noir avec un candidat intéressé au poste vacant d’entraîneur-chef.

C’était au tour de Paul LaPolice, jeudi, de rencontrer le directeur général Marcel Desjardins. Le coordonnateur offensif des Blue Bombers de Winnipeg espère devenir entraîneur-chef pour une deuxième fois en carrière dans la LCF.

Le Rouge et Noir aimerait embaucher le successeur de Rick Campbell la semaine prochaine. Et si l’homme choisi était Mark Kilam, coordonnateur des unités spéciales des Stampeders ?

« J’aimerais bien le revoir ici, mais ça serait un excellent choix », affirme William Langlais, qui joue sous les ordres de Kilam depuis cinq ans à Calgary.

« Mark est un des meilleurs coaches que j’ai eu en carrière au football. Il est chaleureux. Il te donne toujours l’heure juste. Il est très apprécié des joueurs. Il déborde d’énergie, tant sur le terrain que dans le vestiaire. Il est toujours aussi excité que nous quand nous réussissons un jeu. Et dans ses réunions avec nous, tu ne tombes jamais endormi ! »

Langlais a vanté le leadership de Kilam. « Une personne très charismatique que tout le monde veut suivre. Je le verrais très bien entraîneur-chef à Ottawa », lance-t-il.

Un autre avantage que l’instructeur des Stamps posséderait ? Une des plus impressionnantes chevelures dans la LCF.

« C’est une bonne crinière, c’est sûr », avoue Langlais en riant.

Le Rouge et Noir a aussi discuté avec cinq autres personnes pour diriger l’équipe en 2020. Il y a le coordonnateur défensif des Tiger-Cats de Hamilton, Mark Washington, de même que le coordonnateur offensif des Roughriders de la Saskatchewan, Stephen McAdoo, l’entraîneur des quarts des Stampeders, Ryan Dinwiddie, et l’ancien entraîneur-chef des Lions de la Colombie-Britannique, Mike Benevides.

L’actuel coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Noir, Bob Dyce, demeure en lice. Ce n’est plus le cas toutefois du coordonnateur défensif Noel Thorpe.