Jean-Christophe Beaulieu (46) a été libéré par le Rouge et Noir vendredi.
Jean-Christophe Beaulieu (46) a été libéré par le Rouge et Noir vendredi.

Beaulieu s’attendait à quitter le Rouge et Noir

Jean-Christophe Beaulieu se doutait bien que son séjour chez le Rouge et Noir tirait à sa fin.

La seule chose qui a surpris le centre-arrière québécois ? Que le divorce ne soit pas survenu plus tôt au début de l’année.

Le vétéran a été libéré vendredi par Ottawa après deux saisons dans la capitale nationale. La raison ? Il ne faisait pas partie des plans du nouvel entraîneur-chef Paul LaPolice.

Ça, et il s’avérait un haut salarié de l’équipe.

« C’est une décision économique. Je comprends qu’on ne me garde pas si Paul n’a pas de vision de moi dans son attaque. J’ai assez d’expérience dans cette ligue. Je ne chialerai pas. Je savais qu’il réévaluait tous les joueurs », a soutenu Beaulieu, dimanche, au Droit.

« Je respecte la décision, surtout que Paul a gagné l’an dernier avec son système de jeu à Winnipeg. »

Le joueur qui fêtera ses 30 ans en mai devait toucher plus de 100 000 $ en 2020. Il avait même encaissé un premier boni le 1er février.

Un second boni devait lui être versé le 1er mars. Ce qui explique la décision de l’organisation prise avant le début du nouveau mois.

« Je m’attendais à un recevoir un appel depuis un bout de temps, même avant le 1er février. Quand tu as ce type de contrat, tu sais qu’il existe ce risque », a avoué Beaulieu.

« Puis avec la mauvaise négociation qui a mené à la nouvelle convention collective dans laquelle le salaire minimum a augmenté dans la ligue, mais que le plafond salarial demeure presque le même, je m’attendais à ce qu’on préfère un jeune qui coûte moins cher que moi. »

Le natif de Trois-Rivières insiste sur un truc. Il n’en veut pas au Rouge et Noir, qui avait acquis ses services des Alouettes de Montréal en janvier 2018 en retour du vétéran Patrick Lavoie.

« Je n’ai pas un mauvais mot à dire sur cette organisation », a-t-il affirmé.

« Si j’étais resté à Montréal, je ne jouerais peut-être plus. À Ottawa, c’est facile de se plaire. Tout le monde est gentil, du premier au dernier employé. Tu pouvais parler à tout le monde, y compris les propriétaires. On m’avait tellement bien accueilli. »

En deux saisons chez le Rouge et Noir, Jean-Christophe Beaulieu a disputé 27 parties. Il a connu sa meilleure de ses six années en carrière dans la LCF en 2018, captant 22 des 30 passes lancées vers lui pour 285 verges et un touché.

« Ce fut tellement une belle saison, ce chemin vers le match de la coupe Grey », a-t-il rappelé.

Ce dernier se montre confiant d’aboutir ailleurs au pays. En coulisse, on dit qu’une équipe de la division Ouest aurait les yeux sur lui.

« Il y a des rumeurs au sujet de certaines équipes... Je ne suis pas nerveux. Puis jouer au football, ce n’est pas une job. C’est un sport », a dit Beaulieu, qui a passé l’hiver à faire de la motoneige en Mauricie.

Le Rouge et Noir risque maintenant de se tourner vers Marco Dubois ou Anthony Gosselin pour combler le vide. L’équipe risque aussi de miser moins souvent que par le passé sur un centre-arrière.

Les Blue Bombers — l’équipe au sein de laquelle LaPolice était coordonnateur offensif — utilisaient rarement un joueur à cette position. Ottawa compte faire appel à des formations à cinq receveurs, dont deux seraient les Canadiens Brad Sinopoli et Anthony Coombs.

Jean-Christophe Beaulieu ne s’avère pas le seul joueur canadien qui a été libéré dans la dernière semaine et demie. Le plaqueur franco-ontarien Julien Laurent ne fait plus partie du Rouge et Noir.