Le ski alpin fait partie de l’ADN de Beatrix Lever.

Beatrix Lever sur les traces de Grenier, Tommy et Fournier

Son coco se porte mieux, deux mois et demi après sa chute à Lake Louise. Sa jambe gauche, elle, ne porte plus de trace de cette blessure importante qui lui a coûté un an sur la neige.

Beatrix Lever se prépare à prendre la direction de l’Europe dans les prochaines heures. Elle participera aux championnats du monde juniors de ski alpin à Val di Fassa, en Italie.

Canada Alpin l’a nommée au sein de son équipe en compagnie de quatre autres jeunes femmes et six hommes. La sélection a été effectuée selon le classement mondial junior et les résultats en Coupe Nor-Am.

« Je pars mardi. J’ai hâte de m’élancer là-bas et me comparer aux meilleures filles de mon âge », a avoué l’athlète du club Mont Cascades, dimanche, lorsque jointe au Montana où elle étudie et skie dans les rangs universitaires américains.

« J’espérais être sélectionnée », a-t-elle ajouté.

Embûches

Lever ne l’a pas eu facile depuis sa conquête du titre canadien junior au super-G en 2015. C’était à sa première de quatre saisons au sein de l’équipe du Québec.

En février 2016, il y a eu ces fractures au tibia et au péroné qui l’ont forcée à l’inactivité.

« J’ai mis plus d’un an avant de retourner sur la neige. Il y a eu des complications au niveau de l’os. Il a pris plus de temps que la normale pour bien reprendre. »

Son retour a eu lieu au championnat canadien en mars 2017.

« C’était difficile mentalement. J’étais déçue de devoir attendre si longtemps. Mais cela m’a donné la chance de me concentrer sur mes études et ma préparation physique », a expliqué la skieuse âgée de 20 ans.

« Quand je suis retournée sur la neige, j’ai réalisé à quel point il faut tirer avantage de chaque moment. Cette blessure m’a aidée à devenir une meilleure athlète. »

Lever a pu disputer une saison complète en 2017-2018, gagnant notamment deux slaloms géants sanctionnés FIS à Stoneham. Elle a aussi connu du succès en super-G sur le circuit Nor-Am.

Ce qui lui a permis d’être invité par l’équipe canadienne à un camp d’entraînement au Chili l’été passé. Puis en novembre, on lui a offert de savourer ses premiers pas en Coupe du monde, lui offrant d’ouvrir la piste en vue de la descente féminine.

Le hic ?

Lever a chuté durant la descente, subissant une commotion cérébrale. Elle préfère en rire.

« Je ne me souviens plus exactement ce qui s’est passé », a-t-elle lancé avec une pointe d’humour. »

Il reste que cette commotion lui a coûté des courses Nor-Am avant la période des Fêtes.

« C’est pour cette raison que j’ai participé à moins de 10 courses depuis le début de la saison. J’ai toutefois pu retrouver mes points de repère à l’entraînement. »

Ce qui la rend confiante à la veille de son départ vers l’Italie.

Beatrix Lever aimerait bien terminer parmi le top-10 dans les épreuves de vitesse, que ce soit la descente ou le super-G. Elle participera aussi au slalom et au slalom géant.

Le ski alpin fait partie de son ADN.

« Mes parents se sont rencontrés en ski... Mon père faisait un peu de compétition quand il était jeune. Mais il n’a jamais été au sein de l’équipe nationale. »

La jeune femme a grandi dans la région de Montréal. Elle a fait ses débuts à Whiteface Mountain, dans l’état de New York, où se sont déroulées les courses de ski alpin lors des Jeux olympiques de 1980 à Lake Placid.

Son club d’appartenance est toutefois Mont Cascades. Des amis de la famille y sont notamment membres.

Lever succède aux Simon Fournier, Mikaela Tommy et Valérie Grenier, trois skieurs locaux qui ont tous participé aux Mondiaux juniors ces dernières années.

Grenier a notamment gagné trois médailles en quatre présences, dont deux en 2016. Elle avait été couronnée championne de la descente en Russie.