Marc-André Barriault tient à tourner la page sur la dernière année.
Marc-André Barriault tient à tourner la page sur la dernière année.

Barriault pense déjà à son retour en 2021

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Il y a eu une rupture amoureuse, un déménagement et surtout une suspension qui le gardera loin de la compétition jusqu’à la fin de l’hiver. Marc-André Barriault tient à tourner la page sur la dernière année.

Plus précisément les six derniers mois remontant à sa première victoire dans un octogone de l’UFC.

«Ce fut de véritables montagnes russes d’émotions», a avoué le combattant gatinois, vendredi, au Droit. Il a passé une partie de la journée à accorder ses premières entrevues depuis la récente annonce de la Commission athlétique du Nevada survenue deux jours plutôt.

Cette dernière lui a décerné une suspension de neuf mois. Barriault avait échoué à un test antidopage en juin à la suite de son gain contre le Polonais Oskar Piechota à Vegas. L’échantillon prélevé contenait une infime quantité d’ostarine, une substance interdite

«C’était la première fois que j’avais à faire face à quelque chose comme ça depuis le début de ma carrière», a rappelé le l’athlète âgé de 30 ans.

«Je n’ai jamais eu de mauvaises intentions. Là, on m’accusait de quelque chose que je n’ai pas voulu faire.»

Son équipe a toujours soutenu que l’ancien double champion de TKO n’avait jamais «utilisé intentionnellement de l’ostarine». Elle affirme avoir même passé les 22 dernières semaines à monter un dossier afin d’identifier le supplément consommé qui aurait été contaminé par ce produit dopant. Beaucoup d’argent avait été investi, mais sans jamais trouver la réponse recherchée.

Barriault soutient avoir toujours coopéré avec la commission athlétique de même que l’agence américaine antidopage. Les parties se font finalement entendues sur une suspension moins longue que les deux ans dont il était passible.


« C’est à moi de montrer que je mérite une autre chance. »
Marc-André Barriault

Le principal intéressé estime avoir beaucoup appris à travers cette épreuve. «C’est facile de se perdre dans tout ça. J’ai réussi à garder mon authenticité, même si je fais face à du dénigrement», a-t-il soutenu en référence à des commentaires sur les médiaux sociaux.

«Il y a des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Moi, je sais ce que je vaux. Je sais ce que j’ai fait et ce que je n’ai pas fait. Je vais laisser passer le temps. Je vais continuer à avancer.»

Barriault pense justement à son retour. La sanction imposée par la Commission athlétique du Nevada s’avère rétroactive au 20 juin. Donc, le pugiliste est admissible à un retour dans l’octogone le 20 mars prochain.

«Ça s’adonne qu’il y a un événement UFC déjà planifié ce jour-là», a-t-il fait valoir.

Son agent Stéphane Patry communiquera avec l’organisation d’arts martiaux mixtes dans les prochaines semaines afin de connaître leurs plans. Barriault a accepté un nouveau pacte de quatre combats avant que cette histoire de dopage à l’ostarine éclate à la fin de l’été.

Une entente qui n’avait jamais été annoncée officiellement par l’UFC.

«Le contrat a été signé. On ne s’est pas fait dire que ce n’était plus valide. Reste à savoir à quel moment je vais avoir ma chance.»

Marc-André Barriault rappelle qu’il n’a jamais refusé un combat. «Je suis allé me battre en Corée du Sud. J’ai toujours été à des endroits qui n’étaient pas les plus favorables pour moi», a-t-il précisé.

«Je vais me servir de ce temps comme camp d’entraînement. C’est à moi de montrer que je mérite une autre chance, que c’est une erreur de parcours. Je veux une autre chance pour m’exprimer.»

Barriault a trouvé une «stabilité» dans les récentes semaines. Il est revenu vivre dans son patelin après plusieurs années passées à Québec où il travaillait dans la cuisine d’un hôpital. Il s’est même déniché un emploi de surveillant dans une école de la région.

«Les enfants m’appellent Monsieur Barriault! Ils me posent beaucoup de questions sur mes oreilles! Ils sont allés voir aussi des vidéos de mes combats. J’avais déjà travaillé auparavant avec des enfants, mais dans un contexte sportif. Là, je découvre un autre côté de moi. C’est peut-être une avenue à laquelle je ne ferme pas la porte.»