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Marc-André Barriault ne pourra jamais reprocher à ses patrons de manquer de diversité dans le choix de ses adversaires.
Marc-André Barriault ne pourra jamais reprocher à ses patrons de manquer de diversité dans le choix de ses adversaires.

Barriault affrontera un champion congolais de judo et kickboxing

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Marc-André Barriault ne pourra jamais reprocher à ses patrons de manquer de diversité dans le choix de ses adversaires.

L’UFC a confirmé la semaine dernière que le Gatinois de 31 ans affrontera le Congolais Dalcha Lungiambula (11-2, 5 KO) le 14 août prochain lors d’un gala Fight Night 194. Il s’agira de son sixième combat au sein de la puissante organisation d’arts martiaux mixtes depuis mai 2019.

«J’ai affronté deux Polonais, un Coréen, un Marocain et un Américain», énumère Barriault (12-4, 9 KO).

«Lungiambula, il s’entraîne en Afrique du Sud. Je l’ai déjà vu se battre chez les 205 livres, une catégorie de poids supérieure à la mienne.»

Lungiambula, 35 ans, a effectué ses débuts chez les poids moyens en janvier, défaisant Markus Perez par décision unanime.

«Ce n’était pas la plus belle performance, mais il a quand même gagné», note Barriault en parlant de son adversaire qui s’avère un ancien champion de judo et de kickboxing.

«C’est un combattant respectable. Il a une bonne forme physique. Il est explosif. Mais ce ne sera pas la première fois que j’affronte ce type d’adversaire. Puis si on me surnomme Power Bar, c’est que j’ai une bonne force de frappe aussi.»

Barriault a gagné par knock-out technique en mars contre Abu Azaitar (14-3-1, 7 KO). Il a fini par épuiser son vis-à-vis dont l’endurance cardiovasculaire n’était pas la meilleure.

On pourrait le voir adopter une approche similaire face à Dalcha Lungiambula.

«Je ne m’en vais pas là-bas pour montrer que je suis le plus fort physiquement (...) Je sais que le premier round, il va vouloir y aller avec de gros coups assommoirs. Je vais garder mes distances. »


« Quand tu frappes dans le vide, ça peut devenir rapidement frustrant. Et tu perds de l’énergie. Je me vois un peu comme un matador pour ce premier round. »
Marc-André Barriault

L’athlète de l’Outaouais rappelle qu’il a déjà l’habitude d’affronter des combattants sur de belles lancées.

«Andrew Sanchez, il avait livré trois fois plus de combats chez les professionnels que moi. Krzysztof Jotko, il était classé 15e au monde. Puis Abu, il se trouvait sur une séquence de 12 victoires de suite.»

Marc-André Barriault se trouve depuis deux semaines en Floride. Plus précisément à Deerfield Beach, situé entre Boca Raton et Pompano Beach.

Sa préparation se passera chez Sanford MMA où plusieurs des membres du centre s’avèrent des combattants de l’UFC.

«J’ai fait la route jusqu’ici pendant trois jours avec mon camion, ma roulotte, mon chien et ma copine. Les deux premières semaines ici ont été intenses. Mais il me reste quand même deux mois et demi avant mon combat. Je vais bien structurer mon camp d’entraînement. Je ne vais pas sauter tout de suite dans de gros affrontements au gym pour montrer à quel point je suis «tough» et capable d’en prendre. Je ne veux pas me brûler mentalement et physiquement.»

Barriault se donnera des thématiques au fil du temps. «Une semaine, mettre l’accent sur la lutte, l’autre sur le jiu-jitsu», précise le produit du club Arts Martiaux Patenaude.

«Je veux aussi aiguiser mon «fighting IQ» et le tester face à d’autres gars.»

Cinq combats ont déjà été confirmés par l’UFC en vue du Fight Night 194, dont le lieu du gala reste à être déterminé.

Derek Brunson et Darren Till s’affronteront notamment chez les poids moyens tandis que le Québécois Charles Jourdain fera face au poids plume Lerone Murphy.