Ski

Grenier termine 11e en Autriche

Valérie Grenier a entamé la nouvelle saison de ski alpin en obtenant son meilleur résultat en carrière sur le circuit de la Coupe du monde, samedi, en Autriche.

L’athlète de St-Isidore, dans l’Est ontarien, a terminé 11e au slalom géant de Sölden. Elle a notamment été la troisième femme la plus rapide lors de la deuxième manche.

Tessa Worley, de la France, a gagné l’épreuve inaugurale de 2018-2019, devançant l’Italienne Federica Brignone et l’Américaine Mikaela Shiffrin.

«Je suis tellement excitée, j’en reviens pas encore», a soutenu Grenier au site web de Canada Alpin. Elle occupait le 24e rang après la première manche.

«La Coupe du monde de Sölden est l’une des plus difficiles. Je n’avais pas d’attente et je suis très contente de ma journée. C’est mon record personnel, une belle façon de débuter la saison pour moi!»

Grenier, 21 ans, avait terminé 13e en janvier 2015 au super-G de Saint-Moritz, en Suisse. Elle reprend un peu où elle avait terminé la saison dernière avec sa surprenante sixième position au combiné alpin. Elle avait aussi obtenu des 21e et 23e positions, respectivement en descente et super-G.

La vétérante Marie-Michèle Gagnon, qui a raté la saison dernière en raison de blessures, a terminé 32e et n’a pu se qualifier pour la deuxième manche. L’autre skieuse canadienne en lice, Candace Crawford, a effectué une chute, se blessant à une cheville.

Le slalom géant masculin sera présenté dimanche à Sölden.

Tennis

Gatineau perd son tournoi Futures

SHERBROOKE — Le comité organisateur de la 12e édition du tournoi de tennis Futures de Gatineau était déjà à pied d’œuvre depuis plusieurs semaines pour l’événement, qui se déroule annuellement en février à la Sporthèque de Hull. Mais les plus sombres présages, qui flottaient depuis plusieurs mois, se sont avérés vrais. Tennis Canada a décidé d’abandonner la série Futures.

Au total, ce sont sept tournois au Canada qui sont touchés, dont ceux de Gatineau et Sherbrooke.

Ce tournoi de tennis était fortement ancré dans les habitudes des amateurs gatinois, qui ont vu au fil du temps défiler les Frédérick Niemeyer, Milos Raonic, Denis Shapovalov ou Félix Auger-Aliassime lors de ses 11 ans d’existence.

À Gatineau, le coordonnateur du tournoi Mathieu Toupin n’a pas voulu confirmer ou infirmer l’arrêt du tournoi, se contentant de dire au Droit qu’il était au courant de discussions sérieuses chez Tennis Canada. Il assure toutefois que le Challenger d’été n’est assurément pas touché par les nouvelles mesures.

Mais à Sherbrooke, la coordonnatrice du tournoi a été sans équivoque.

« Richard Quirion (directeur de tournoi à Tennis Canada) nous a annoncé la mauvaise nouvelle récemment. C’est vraiment une grande déception pour tout le monde. C’est une belle expérience d’organiser ce genre d’événements, et c’est surtout, pour les jeunes qui pouvaient voir les idoles de près, une expérience incroyable », a dit Lynda Rondeau, nouvelle présidente de Tennis Sherbrooke, qui avait le mandat d’organiser l’événement.

« On savait depuis à peu près un an qu’il y avait d’importants changements à venir, qu’il y avait une ombre qui planait au-dessus de nos têtes. Mais Tennis Canada nous a assuré que l’organisation sherbrookoise était en haut de la liste advenant la mise sur pied d’une nouvelle série du genre. »

La missive de Tennis Canada est parvenue à Sherbrooke mardi.

« [...] Je vous écris cette lettre afin de confirmer et officialiser la décision de Tennis Canada de ne pas organiser les tournois de niveau Transition l’an prochain. Le nouveau circuit de Transition, élaboré et mis de l’avant par la Fédération internationale de Tennis (ITF), verra le jour dès janvier 2019. Les tournois anciennement appelés Tournois Futures seront dorénavant catégorisés Tournois de Transition. Ces tournois ne feront plus partie du calendrier à partir de 2019 », peut-on lire. 

« Le nouveau circuit de transition débutant l’an prochain apporte son lot de changements. Parmi ceux-ci, la diminution drastique des points ATP accordés aux joueurs en 2019. Ce changement en est un majeur et est certainement l’une des principales raisons qui nous a amenés à retirer ces tournois de notre calendrier. Il faut aussi mentionner qu’à partir de 2020, ce circuit de transition ne comportera plus de points ATP. Ainsi, les importants investissements que Tennis Canada et les comités organisateurs locaux injectent dans l’organisation de ce type de tournoi n’auront plus les mêmes retombées pour le développement des joueurs canadiens. »

Un fait confirmé par Lynda Rondeau.

« Le nombre de points ne cessait de baisser, et malgré tout, Tennis Canada devait offrir malgré tout une bourse de 25 000 $. Établir des calendriers, c’est un processus complexe. On va les laisser faire leurs devoirs », précise-t-elle. 

De son côté, Richard Quirion a parlé de la perte importante du système de points pour signaler le retrait de Tennis Canada.

« Le gagnant du tournoi à Sherbrooke récoltait 27 points ATP. Dès 2019, ça passait à cinq points pour le gagnant et trois pour le finaliste. On s’imagine que c’est pas mal moins attractif pour les jeunes joueurs. 

«Par exemple, le gagnant de la Coupe Rogers empoche 1000 points, et pour le Challenger de Drummondville, c’est 90 points », a lancé Richard Quirion.

« Les joueurs devaient faire partie du top-200 au monde pour espérer faire leurs frais, pour une saison estimée à 40 000 $, sans les dépenses liées à un entraîneur. On va voir si le circuit de Transition sera plus profitable. »

Avec Jean-François Plante, Le Droit

Jeux olympiques

Candidature de Calgary pour les JO: le CIO reste sur ses positions

CALGARY — Le Comité international olympique ne contribuera pas plus que les 1,2 milliard $ déjà engagés à Calgary si cette ville remporte la candidature aux Jeux d’hiver de 2026.

La première ministre albertaine, Rachel Notley, avait laissé entendre, plus tôt cette semaine, que si le CIO voulait que Calgary soit en lice pour les Jeux de 2026, il pourrait fournir de l’argent en cas de déficit financier.

Le directeur exécutif du CIO pour les Jeux olympiques a souligné mercredi que les 1,2 milliard $ de dollars en espèces et en services dépassent les 700 M $ que la province est prête à dépenser pour que Calgary soit l’hôte des Jeux.

«Le CIO a engagé 925 M$, ce qui équivaut à 1,2 milliard $ au taux actuel, a déclaré Christophe Dubi. C’est substantiel, en rapport aux autorités locales et à leur engagement à ce point-ci.»

Dubi était à Calgary pour rencontrer des leaders économiques, avant le plébiscite du 13 novembre.

Les Calgariens seront invités à voter pour savoir s’ils veulent les Jeux une deuxième fois, après 1988.

Le résultat du plébiscite n’est pas contraignant pour le conseil municipal, qui pourrait à tout moment mettre fin au projet de candidature.

Le CIO a invité Calgary, Stockholm et Milan-Cortina d’Ampezzo à être candidates pour 2026. Le CIO acceptera les candidatures en janvier puis l’élection de la ville hôte se fera en juin, l’an prochain.

Selon les estimations de la société de candidature de Calgary 2026, sur les 5,2 milliards $, l’organisation des jeux coûterait à la ville, à la province et au gouvernement canadien, un investissement public combiné de trois milliards $ a été demandé.

Les Jeux d’hiver de 2010 à Vancouver et Whistler ont coûté environ 4 milliards $, mais les dépenses pour une ligne de chemin de fer vers l’aéroport et un centre de congrès ont porté le total à 7,7 milliards $.

La province a annoncé sa contribution, mais la ville ne déclarera pas sa part tant que le gouvernement canadien n’aura pas communiqué son chiffre.

Un plébiscite en Suisse a étouffé une candidature potentielle de la région de Sion.

«Nous ne devrions pas nous inquiéter des référendums. La démocratie est quelque chose de sain, a déclaré Dubi. Les résultats sont extrêmement importants. Nous voulons un résultat positif.»

Les sites de 1988, encore utilisés pour la compétition et l’entraînement aux niveaux national et international, constituent le fondement d’une deuxième candidature potentielle. Calgary 2026 affirme que les remettre à niveau coûterait 502 M $.

Dubi a déclaré que les deux idées fausses les plus répandues à Calgary sont les dépassements de coûts et le risque.

«Vous avez tout ici, estime Dubi. L’expertise, l’expérience et les installations. Et l’équipe de candidature a fait du travail extrêmement détaillé.»

Soccer

Ignacio Piatti comme joueur le plus utile de la MLS?

MONTRÉAL — En marquant deux buts dimanche dernier, Ignacio Piatti a gonflé sa production à 16 cette saison, un de moins que son sommet personnel. Il s’est également hissé parmi les cinq meilleurs buteurs de la MLS.

Pourtant, son nom n’est pas celui qui revient le plus souvent hors de Montréal quand il est question du scrutin pour le titre de joueur le plus utile de la dernière campagne dans le circuit Garber.

Josef Martinez est difficile à ignorer, lui qui a fracassé le record de buts en une saison de la MLS avec 30, en plus d’aider l’Atlanta United à s’approcher d’un premier titre de la saison régulière. Zlatan Ibrahimovic a répondu aux attentes du côté du Galaxy de Los Angeles avec 22 buts. Wayne Rooney retient aussi l’attention pour son rôle dans la remontée du D.C. United, avec 12 buts en 19 rencontres depuis son arrivée en Amérique du Nord.

De son côté, Piatti n’a peut-être que 16 buts en 31 sorties, mais il a aussi amassé 13 aides, dont cinq sur des buts décisifs, et il demeure le moteur offensif de l’Impact de Montréal.

«Je fais de mon mieux pour Montréal, a dit l’Argentin âgé de 33 ans, mercredi. Ça fait quelques années que je marque 17 buts. (...) Ce n’est pas moi qui décide. Je fais mon travail et on verra. L’important pour moi, c’est que les Montréalais, le président et l’entraîneur soient contents de mon travail.

«Nous sommes 11 joueurs sur le terrain, a-t-il ajouté. Parfois, ce sera moi qui ferai la différence, parfois ce sera un autre.»

Un chiffre joue en faveur de Piatti, celui du pourcentage des buts de son équipe auxquels il a participé. Avec ses 29 points, Piatti a participé à 61,7 pour cent des 47 buts de l’Impact.

Malgré ses 30 buts et six aides, Martinez n’a été impliqué directement que sur 52,2 pour cent des buts de l’Atlanta United. Pour sa part, Rooney (12 buts et sept aides) a contribué à 51,4 pour cent des buts du D.C. United depuis ses débuts le 14 juillet.

La saison dernière, Diego Valeri avait été élu le joueur le plus utile, après avoir guidé les Timbers de Portland vers le premier rang dans l’Association de l’Ouest. Il avait récolté 21 buts et 11 aides, participant à 53,3 pour cent des buts des siens.

Le rôle de Piatti au sein de l’Impact est donc toujours essentiel malgré les belles contributions offensives d’Alejandro Silva et Saphir Taïder cette saison. Les lacunes du côté des attaquants du Bleu-blanc-noir ont toutefois maintenu un lourd poids sur les épaules de l’Argentin.

«Il a des qualités techniques incroyables, a souligné l’arrière latéral et ancien international français Bacary Sagna en parlant de Piatti. En arrivant ici, je ne le connaissais pas du tout, mais j’ai vite réalisé à l’entraînement tout le talent qu’il a. Je ne suis pas surpris qu’il soit un des meilleurs joueurs de la ligue. Je pense qu’il mérite autant que l’on parle de lui que de Rooney. Il est décisif à chaque match, et ce n’est pas facile de faire ça.»

Si Piatti a été froissé par les commentaires du président Joey Saputo en mai, quand il avait maladroitement suggéré qu’il aurait peut-être avantage à investir le salaire d’environ 6 millions $ de Piatti dans trois joueurs à 2 millions $, le milieu de terrain s’est aussi démarqué par son leadership à sa première saison comme capitaine de l’Impact.

«C’est un leader naturel, a affirmé Sagna. Il n’a pas besoin de parler, mais il donne l’exemple autant sur le terrain qu’en dehors. Tout le monde lui démontre un certain respect.»

«Il est un leader à sa manière, a ajouté l’entraîneur-chef Rémi Garde. Il est un joueur très régulier au plus haut niveau ici. C’est un critère qui doit être important dans la réflexion de ceux qui prennent la décision de choisir le meilleur joueur de cette ligue. (...) La régularité au plus haut niveau est quelque chose d’extrêmement difficile à atteindre, et ça a une très grande valeur. J’espère que ‘Nacho’ (Piatti) aura un jour la reconnaissance de cette ligue, de ceux qui la suivent et l’aiment - une reconnaissance qu’il, pour moi, mérite.»

Piatti devra peut-être réussir une autre grande performance pour gagner des points. Certains participants au scrutin pourraient ne pas le considérer si l’Impact n’est pas en mesure de se qualifier pour les éliminatoires. Piatti aura une dernière occasion de laisser une bonne impression dimanche, quand l’Impact rendra visite au Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

L’Impact aura alors besoin d’une victoire combinée à un revers ou un match nul du Crew de Columbus face au Minnesota United pour se faufiler en éliminatoires.