Yannick Lupien, ancien athlete olympique en natation devenu pompier

Yannick Lupien immortalisé

Quinze ans après sa dernière participation aux Jeux olympiques en 2004 à Athènes, Yannick Lupien sera immortalisé.

La Fédération de natation du Québec lui a annoncé son intronisation au Temple de la renommée de la natation québécoise pour souligner sa carrière exceptionnelle et soutenue dans l’eau. Une cérémonie aura lieu le 21 septembre à Saint-Hyacinthe.

« Ce n’est pas rien ça. Je vais t’avouer que lorsque j’ai commencé à lire la lettre de la fédération, j’ai eu un ‘motton’ dans la gorge, a confié le nageur originaire d’Aylmer, visiblement ému.

«Cela en dit beaucoup non seulement sur mes accomplissements dans l’eau, mais le fait aussi que je demeure impliqué dans la natation ces dernières années en étant commentateur aux Jeux olympiques, que je dénonce le dopage, que je donne des conférences encore dans les écoles.»

Lupien a réécrit le livre des records de la natation québécoise durant les années 1990. Certaines marques résistent encore au temps.

Sa feuille de route comprend deux participations aux JO. Il avait terminé sixième en 2000 à Sydney au sein du relais 4 x 100 m quatre nages. Son moment de gloire est survenu l’année suivante aux Mondiaux aquatiques à Montréal où il a gagné l’argent au relais 4 x 100 m libre.

Lupien a remporté sa première médaille senior internationale, il y a 20 ans. En 1999, on l’a vu sur le podium aux Jeux panaméricains à Winnipeg, aux championnats panpacifiques en Australie et aux championnats du monde de natation en petit bassin à Hong Kong.

Le nageur Yannick Lupien lors des Jeux panaméricains à Winnipeg

À l’aube de ses 40 ans, Yannick Lupien n’a pas changé, même si ses derniers coups d’épaule dans une piscine remontent déjà aux essais olympiques de 2008, à Montréal. Toujours aussi verbomoteur. Toujours aussi coloré. Et toujours en bonne forme, lui qui est pompier en Mauricie.

«Je fais 6’4’’ et 240 livres... La grosseur d’Eric Lindros quand il a été repêché par les Nordiques, lance-t-il à la blague.

«Je vais au gym tous les jours. Les gars à la caserne disent que j’ai l’air en forme !»

Lupien a tenté de jouer au hockey avec ses collègues de travail. L’expérience n’a pas été concluante.

«Je ne suis pas bon. Mais ça me rassure que je suis capable d’en rire. Je n’ai pas patiné dans ma jeunesse. J’avais toujours un Speedo !»

On le verra au grand écran dans les prochains mois.

Lupien vient de participer au tournage du long métrage Nadia, Butterfly au sujet du périple d’une nageuse olympique québécoise.

«Il [le réalisateur Pascal Plante] avait besoin d’un gars qui ressemblait maintenant plus à un coach qu’un nageur», a-t-il dit au sujet de son rôle mineur.

Ce dernier a aussi obtenu un rôle de figurant dans le film de science-fiction américain Chaos Walking, dont la sortie est prévue en 2020. Il sera le garde du corps du personnage campé par Mads Mikkelsen, le vilain dans Casino Royale. Daisy Ridley (Star Wars) et Tom Holland (Spiderman) font partie de la distribution.