Le Canada misera beaucoup sur Michael Woods l’an prochain aux Jeux olympiques, à Tokyo.
Le Canada misera beaucoup sur Michael Woods l’an prochain aux Jeux olympiques, à Tokyo.

Woods mènera l’équipe olympique canadienne de cyclisme

Le Canada misera beaucoup sur Michael Woods l’an prochain aux Jeux olympiques, à Tokyo. Ça fait son affaire. Ses attentes sont aussi élevées.

Le cycliste originaire d’Ottawa se voit sur le podium en 2021 en sol japonais. «J’ai terminé deuxième à Liège-Bastogne-Liège l’an dernier. J’ai remporté le bronze aux derniers championnats du monde. Je sais que je possède les capacités physiques, mentales et tactiques pour gagner une médaille olympique, lance-t-il au bout du fil.

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«Mais je dois me rendre à la ligne de départ», enchaîne-t-il.

Il y a quatre ans à Rio, Woods avait dû se contenter du 55e rang à l’épreuve sur route. Il avait participé aux Jeux malgré une triple fracture à une main subie quelques semaines avant son départ vers le Brésil.

En mars, l’athlète âgé de 33 ans a été victime d’une fracture du fémur droit à la cinquième étape de Paris-Nice.

Le journaliste du Droit a suggéré à Woods qu’il devrait s’envelopper de bulles de plastique afin de se protéger de futures blessures majeures en 2021.

Ça l’a fait bien rire.

«Je vais devoir certainement changer mon style dans les mois qui mèneront aux Jeux. C’est tellement un de mes gros objectifs de gagner une médaille, surtout que je peux affirmer avec certitude que ce sera ma dernière participation olympique, confie-t-il.

«Mais en même temps, tellement de choses peuvent se produire durant une course. Tu peux être victime d’une chute ou d’un bris mécanique. Je ne peux que bien me préparer pour me donner la meilleure chance possible de gagner.»

Woods fait partie des 17 athlètes nommés mercredi par Cyclisme Canada au sein de sa délégation en vue des Jeux. Dans le lot, on retrouve quatre autres cyclistes locaux en Karol-Ann Canuel, Ariane Bonhomme, Vincent De Haître et Derek Gee.

Karol-Ann Canuel

Canuel, 32 ans, avait terminé 25e à Rio, le meilleur résultat canadien sur route. La Gatinoise d’adoption tentera d’améliorer son sort à Tokyo.

«Ce sera un parcours difficile, mais pas aussi difficile que celui qui attend les hommes. Si tu roules de façon agressive et une opportunité se présente durant la course, ça pourrait m’aider», affirme la vétérante de l’équipe professionnelle Boels-Dolmans.

«L’expérience de mes premiers Jeux devrait jouer à mon avantage», ajoute-t-elle.

Canuel se trouve ces jours-ci en Italie, tout comme Woods. Ils prendront le départ ce week-end de la Strade Bianche, la première étape majeure du WorldTour depuis la reprise du calendrier de l’UCI.

«Nous venons de faire justement le parcours en équipe. Ça va être dur, surtout qu’il va faire chaud. On prévoit 38 degrés Celsius ici.»

Woods, lui, a raté la conférence téléphonique de Cyclisme Canada en raison d’un second test de dépistage à la COVID-19 depuis le début de la semaine. «Notre équipe (EF Pro Cycling) prend toutes les mesures possibles afin d’assurer notre santé et sécurité, dit-il.

«Tu vois plusieurs formations retirer des coureurs qui ont été en contact avec des gens ayant eu des symptômes. Ça me rend un peu nerveux pour le sort de notre saison.»

Reste à voir si la pandémie sera une chose du passé à pareille date l’an prochain. Sinon, Woods, Canuel et les autres cyclistes locaux devront oublier les Jeux olympiques qui ne seront pas reportés une deuxième fois.

«J’essaie de ne pas trop y penser, avoue pour sa part Bonhomme. Ça évite d’ajouter un stress de plus, surtout que je ne n’ai aucun contrôle là-dessus.»