Donald « Cowboy » Cerrone sera une des têtes d’affiche du gala de l’UFC du 4 mai prochain à Ottawa.

Visite du «Cowboy» et recordman de l’UFC

La dernière fois qu’il a mis les pieds à Ottawa, Donald « Cowboy » Cerrone s’est avéré tout, sauf le favori de la foule à la Place TD.

Ça se passait en juin 2016. L’UFC présentait un premier gala dans la capitale nationale.

L’ancien adepte du rodéo affrontait en milieu de carte Patrick Côté, qui misait sur l’appui massif des partisans québécois dans les estrades. L’Américain de l’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, avait essuyé sa part de huées.

Cerrone n’a pas oublié. « Ouais, j’étais le vilain, s’est-il rappelé. »

«C’était à l’époque de mon premier combat chez les 170 livres. J’avais battu un de vos Canadiens français», a-t-il ajouté, petit sourire en coin.

Cerrone (35-1-0) était de passage à Ottawa, mardi matin, entamant une tournée des médias pour mousser son prochain combat qui l’attend le 4 mai lors du «UFC Fight Night 150» au centre Canadian Tire.

Ce dernier affrontera Al Iaquinta (14-4-1). Un choc tout américain opposant les numéros neuf et quatre chez les poids légers de l’UFC, cette puissante organisation des arts martiaux mixtes. Ce sera la finale de la soirée.

«Que je me batte le premier ou le dernier dans un gala, ça m’importe peu», a lancé Cerrone.

Il est comme ça le Cowboy. Ce qui lui passe par la tête, il le dit. Pour le meilleur ou le pire.

Ce qui rend un entretien avec lui toujours divertissant. Pas pour rien que l’UFC avait assigné un vidéaste afin de le suivre lors de son passage au Droit. C’est sans compter l’entourage de l’athlète qui se déplace avec lui.

Où commencer ?

Avant de dire oui à Iaquinta, Cerrone tenait mordicus à se retrouver devant l’enfant terrible Conor McGregor dans l’octogone. Mais son potentiel adversaire irlandais a connu d’autres démêlées avec la justice.

Ça, et il semblait vouloir éviter Cerrone, qui détient le record du plus grand nombre de victoires dans l’UFC avec 22, deux de plus que Georges St-Pierre et Michael Bisping.

McGregor a fini par annoncer sa retraite dans les dernières heures.

«J’étais tanné de patienter pour lui. C’est une bonne chose, car il vient de décider d’arrêter», a réagi Cerrone.

Ça, c’était son premier commentaire au sujet de McGregor. Plus tard, il a l’a traité de «maudit peureux».

«C’est plate parce que ça aurait été tout un combat» a-t-il ajouté à un autre moment.

«Je ne crois pas que cette retraite, c’est du sérieux», a-t-il aussi mentionné.

Le Cowboy a été appelé à commenter le départ de GSP, qui a remisé ses gants le mois dernier. Il n’y croit pas non plus.

«Il s’est déjà retiré puis il est revenu. On verra bien.»

Il a été question des 14 fois où Donald Cerrone a été primé par l’UFC soit pour le KO de la soirée, le combat de la soirée, la soumission de la soirée ou la performance de la soirée. Ça lui arrache un autre sourire. Même chose lorsque vient le temps de jaser famille.

«Je veux avoir trois enfants», a-t-il dit.

Sa conjointe et lui sont déjà les parents d’un jeune garçon, Danger Cerrone. «J’adore ma vie de père. Tu sais, élever des enfants, c’est un emploi à temps plein.»

Et pourquoi un tel prénom ?

«Parce qu’il sera un Bad Mother Fucker», a lancé le Cowboy en riant.

Ce dernier aimerait bien se retrouver deux autres fois dans l’octogone d’ici la fin de 2019. Et il assure ne pas traîner de blessures à cinq semaines et demie de son combat contre Iaquinta à «UFC Fight Night 150».

«Pas de bobos. La seule chose par contre, je vieillis ! Mais je continue de m’amuser, à me promener», a conclu Cerrone qui avait mis 11 heures à voyager la veille entre son patelin et Ottawa.