Le cycliste de l’Outaouais Michael Woods a remporté l’édition centenaire de la Classique Milan-Turin mercredi en Italie.

Victoire historique pour Michael Woods en Italie

Michael Woods a écrit une page d’histoire du cyclisme canadien mercredi en devenant le premier représentant de l’unifolié à remporter la Classique Milan-Turin.

L’épreuve d’une seule journée est prestigieuse en Italie. Elle a été fondée en 1876, mais elle n’a pas été courue toutes les années. Mercredi, le cycliste de l’Outaouais est devenu le champion de la 100e édition en franchissant le parcours de 179 kilomètres en quatre heures, trois minutes et 48 secondes.

Les poings dans les airs au fil d’arrivée, Woods a célébré sa deuxième victoire majeure en carrière. Champion du monde sur route de 2018 et vainqueur de quelques étapes au Tour de France, l’Espagnol Alejandro Valverde était dans sa roue. Le Britannique Adam Yates, quatrième au classement général du Tour de France de 2016, a complété le podium à cinq secondes de Woods.

Nouvellement propriétaire d’une résidence à Chelsea, Woods avait déjà remporté une victoire d’étape pendant le Tour d’Espagne de 2018. Mercredi, il a provoqué quelques attaques dans la dernière ascension vers la Basilique di Superga, mais c’est à 300 mètres de la fin du parcours que tout s’est joué.

« J’hésitais à me lancer à l’attaque, à cause des conditions météorologiques et du fait que le Tour de Lombardie a lieu samedi et qu’il est très important pour moi, a d’abord confié Woods en conférence de presse d’après course. En même temps, ç’a été si bien pendant le sprint final que je ne pouvais laisser passer cette chance de l’emporter. »

Le cycliste de 32 ans de l’équipe EF Education-First avait déjà pris le deuxième rang de la Classique Milan-Turin en 2016. Cette fois, il se sentait d’attaque pour accéder à la plus haute marche du podium. 

« Je savais que j’étais dans une très bonne journée, car ce parcours favorise ceux qui attaquent et qui adoptent une approche très agressive, a-t-il noté. C’était la meilleure façon d’appliquer de la pression sur le peloton et d’essayer de le décourager. Et je crois que ç’a vraiment bien fonctionné. »

Vainqueur d’une centaine d’épreuves de l’UCI en carrière, Alejandro Valverde avait devancé Woods (3e) de justesse au dernier Championnat du monde à Innsbruck en Autriche, mais le cycliste de l’équipe Movistar a trouvé plus fort que lui mercredi.

« Michael Woods est un vrai gagnant, a-t-il dit. J’aurais aimé gagner, mais je vais me contenter de la deuxième place. Il me manquait un peu de confiance aujourd’hui. »

Pour sa part, Hugo Houle, qui représente l’équipe Astana, se sentait mieux après avoir été ennuyé par des problèmes d’estomac au cours des derniers jours. Il a fini 39e, à 3:06 de Woods.

Michael Woods, sur le podium, célébrant sa victoire de mercredi.

Attentes élevées

La Classique Milan-Turin sert d’étape préparatoire en prévision du Tour de Lombardie, qui se mettra en branle à compter du 12 octobre. Woods n’a d’ailleurs pas hésité à dire que ses attentes étaient très élevées pour cette compétition.

« Après ce que je viens d’accomplir ici, je sais que je serai parmi les favoris au Tour de Lombardie, mais je n’ai jamais réussi de top-10 dans cette course, donc mon plan sera d’atteindre le podium cette fois-ci et de convoiter la victoire un peu plus tard pendant ma carrière », a expliqué celui qui sera de retour en Outaouais après ce dernier tour de la saison.

Retour dans le parc

Le 26 octobre, entre 15 h et
19 h 30, les gens de la région pourront rouler en sa compagnie à partir de l’espace communautaire du chemin Mill à Chelsea afin de recueillir des fonds pour la réalisation d’un sentier communautaire de 20 km.

Avec La Presse canadienne