L’athlète d’Ottawa Mirela Rahneva a glissé vendredi vers sa deuxième victoire en carrière en Coupe du monde, remportant l’étape suisse.

Victoire de Rahneva en skeleton à Saint-Moritz

Visiblement, l’air et surtout la piste de skeleton de Saint-Moritz rendent Mirela Rahneva plus rapide que jamais.

L’athlète d’Ottawa a glissé vendredi vers sa deuxième victoire en carrière en Coupe du monde, remportant l’étape suisse. Elle a devancé la Russe Elena Nikitina et l’Allemande Jacqueline Loelling, respectivement deuxième et troisième.

Il s’agit de sa sixième médaille sur le circuit international.

Rahneva avait gagné sa première course en 2017 sur cette même piste, la seule qui est non réfrigérée au monde. Le fil d’arrivée de ce parcours de 1700 mètres est situé dans la ville voisine de Celerina.

«Ça fait du bien de gagner, a avoué la gagnante au site web de Bobsleigh Skeleton Canada.

«J’aime ça à Saint-Moritz. Je cherche à comprendre pourquoi je connais du succès ici afin que je puisse dupliquer ça sur les autres pistes ! Ça doit être la belle glace et les longs passages en ligne droite. C’est un privilège de glisser ici.»

Son parcours avait retenu l’attention à la veille de sa première participation aux Jeux olympiques, l’an dernier, à PyeongChang.

Rahneva a quitté sa Bulgarie natale à la fin des années 1990 en faveur de la capitale canadienne. Ancienne joueuse de rugby, elle a découvert le skeleton sur le tard, quelques mois avant la saison 2012-2013.

La femme âgée de 30 ans avait dû déménager à l’époque à Lake Placid, dans l’état de New York, où se trouve la piste la plus rapprochée d’Ottawa. Elle s’était retrouvée à vivre dans un sous-sol d’église.

À PyeongChang, Mirela Rahneva avait pris le 12e rang. Son retour à la compétition cet hiver a été difficile.

«Ce résultat est important pour moi. Je m’attendais définitivement à connaître une meilleure saison. J’avais commencé à remettre plusieurs choses en question, a-t-elle souligné en parlant de l’impact de sa victoire.

«Ce n’était pas trop joyeux jusqu’ici. C’était difficile mentalement. Donc ça fait du bien à la confiance à la veille de la portion nord-américaine du circuit et des championnats du monde qui auront lieu à Whistler.»

La gagnante semblait aussi avoir hâte de revenir l’an prochain à Saint-Moritz.

«J’avais un sourire au visage en sortant du vestiaire jusqu’au fil de départ. Et je l’ai gardé tout le long de la course. C’est beau ici. Tu glisses au milieu de la forêt. C’est paisible. Tu profites du moment. C’est ma piste ! Je n’ai pas l’intention de la céder à une autre !»