Vicky Tessier a été nommée parmi les 100 meilleures joueuses de l’histoire du basket universitaire féminin au pays.

Vicky Tessier honorée parmi les légendes du basket-ball universitaire féminin

Son dernier match remonte au printemps 1997. Mais les prouesses de Vicky Tessier avec un ballon n’ont pas été reléguées aux oubliettes, plus de deux décennies plus tard. Au contraire.

L’ancienne ailière des Martlets de McGill a été fêtée, en fin de semaine, par U Sports, l’alliance qui réunit tous les sports universitaires au Canada. Elle fait partie du top-100 des joueuses de basket-ball féminin du dernier siècle qui a été dévoilé durant le « Final 8 », dimanche, à la Place TD.

Maintenant âgée de 47 ans et employée du Cégep de l’Outaouais, Mme Tessier a été présentée à la foule durant la finale féminine entre Brock et la Saskatchewan. Une douzaine d’autres anciennes joueuses ont reçu pareil honneur au milieu du terrain.

« Ça fait chaud au cœur. J’étais surprise d’être choisie, mais très honorée », affirme Tessier qui a porté les couleurs des Martlets pendant cinq saisons.

À quoi ressemble sa feuille de route durant son séjour à McGill, au milieu des années 1990 ? Titre de recrue de l’année au pays pour ensuite terminer une carrière avec le titre de joueuse par excellence au Canada.

Mme Tessier est devenue la meilleure marqueuse de la riche histoire des Martlets. Elle a conservé une moyenne de 18,4 points par partie, surmontant même une importante chirurgie à un genou à sa troisième saison.

Quoi d’autre ?

La femme originaire de Châteauguay est devenue la première joueuse de basket au pays à être nommée au sein de l’équipe toute étoile canadienne cinq années de suite. Le Globe and Mail avait réalisé un long reportage à l’époque sur elle.

Dimanche, Mme Tessier préférait parler des athlètes qui l’ont précédé dans son sport. Particulièrement celles qui ont évolué durant les premières décennies de ce centenaire.

« J’ai réfléchi à toutes ces femmes, surtout les premières qui ont joué au basket-ball. Quand tu vois les photos, tu te rends compte qu’elles devaient jouer en petites jupes. Heureusement, les choses ont changé », souligne-t-elle.

« Ce qu’elles ont dû vivre ces femmes, c’est incroyable. Ce sont elles qui ont bâti notre sport. Elles m’ont offert l’opportunité de connaître une belle carrière. »

Mme Tessier riait aussi d’avoir pu renouer avec certaines adversaires durant la cérémonie. Des joueuses toutes plus grandes qu’elle.

« Tous des grandes de plus de six pieds. Je devais me battre contre elle », relate-t-elle du haut de ses 5’11’’.

« Mais j’ai réussi à me tailler une place », ajoute-t-elle fièrement.

Mme Tessier aura mené McGill à sa première médaille à des championnats canadiens en 1996, gagnant le bronze. « C’est drôle, car une des adversaires que je devais surveiller durant le dernier match était justement avec moi durant la présentation. Elle s’en souvient encore aussi. On en a parlé. On se respecte encore », note-t-elle.

Le travail lui permet de rester impliqué dans le domaine des sportifs. Vicky Tessier occupe un poste de conseillère à la vie étudiante au Cégep de l’Outaouais depuis une quinzaine d’années. C’est elle qui s’occupe des équipes sportives des Griffons.

On l’a vu aussi sur les lignes de côté aux matches de la formation de basket féminin du Cégep pendant quelques saisons. La coach, c’était elle.

Un poste qu’elle a délaissé. Mais les Titans du collège St-Alexandre, une école secondaire privée, l’a recruté pour diriger une équipe chez eux.

Puis cet autonome, Mme Tessier a accepté le poste d’entraîneur-chef de la nouvelle formation de basket masculin des Griffons en deuxième division.

« J’essaie d’arrêter, mais les gens me gardent impliquée, blague-t-elle. La passion est toujours là ! »