Le pilote de Ferrari, Sebastian Vettel, accuse 46 points de retard sur le meneur du championnat des pilotes, Lewis Hamilton.

Vettel doit trouver une façon de rebondir à Singapour

SINGAPOUR — Le pilote Ferrari Sebastian Vettel doit rebondir au Grand Prix de Formule 1 de Singapour, à l’endroit même où ses rêves de conquérir le championnat des pilotes se sont effondrés l’an dernier.

Vettel semblait en voie de reprendre la tête du championnat aux dépens de Lewis Hamilton sur le circuit urbain de Marina Bay l’an dernier, après être parti de la position de tête, mais il a provoqué un carambolage et a éventuellement été contraint à l’abandon. Hamilton a évité la casse, en dépit du fait qu’il partait du cinquième rang, en route vers la victoire.

L’incident a carrément brisé les reins de Vettel. Hamilton a gagné deux des trois courses suivantes et scellé sa conquête du championnat avec un impressionnant coussin de 46 points.

Ça semble être du réchauffé pour l’Allemand, qui accuse un déficit de 30 points sur Hamilton à l’approche de la course de dimanche. Hamilton a gagné trois des quatre dernières courses et dominé Vettel 93-55 au chapitre des points acquis.

Néanmoins, Vettel est confiant de pouvoir renverser la vapeur — à condition qu’il garde son sang-froid.

« Je suis mon pire ennemi. Nous disposons d’une très bonne voiture, a convenu Vettel jeudi. De toute évidence, il (Hamilton) mène en ce moment, il est l’homme à battre, mais nous aurons nos opportunités. Nous devons nous concentrer sur la tâche à accomplir, et si nous faisons cela, alors nous aurons de bonnes chances de bien faire. »

La chaleur et l’humidité accablantes contribuent à rendre le sinueux circuit de Singapour très exigeant pour les pilotes — même en pleine nuit.

« Je crois que c’est la course la plus difficile du calendrier, tant mentalement que physiquement, a reconnu Vettel. Tu as toujours l’impression que tu n’es pas prêt à l’affronter. »

Il devra cependant l’être dimanche, compte tenu du nombre de points qu’il a laissé filer plus tôt cette saison.

Stroll muet comme une carpe

Plus les semaines passent, et plus le mystère entourant l’avenir de Lance Stroll en Formule s’épaissit. Le Québécois âgé de 19 ans a d’ailleurs offert sa meilleure imitation de Raikkonen, jeudi, en offrant des réponses courtes et évasives aux nombreux journalistes qui tentaient de lui tirer les vers du nez.

S’il semble acquis que Stroll pilotera un jour pour Racing Point Force India, qui appartient maintenant à un groupe d’hommes d’affaires mené par son père Lawrence, on ignore toujours si ce sera dès cette saison, ou encore en 2019. Le pilote de Mont-Tremblant a tenté, de nouveau, d’éviter la question.

« Je suis encore avec Williams, et je prends une course à la fois, a-t-il dit. Je mets mon casque et je vais en piste. C’est tout. »

Le principal intéressé ne semble toutefois pas trop préoccupé par l’avenir du pilote qu’il pourrait remplacer chez Racing Point Force India, soit le Français Esteban Ocon. Interrogé à savoir s’il s’inquiétait de le voir être exclu de la Formule 1, Stroll a offert une réponse froide.

« Ça (cette situation) ne m’affecte pas. La Formule 1 est une “business”, et il y a plusieurs équipes en Formule 1 ; il a une équipe de gestion qui l’entoure, des gens, comme tous les pilotes, a évoqué Stroll. Mais il a de toute évidence du talent, et il est considéré comme un espoir en Formule 1. (...) Ce serait triste (qu’il ne soit plus là l’an prochain). »

D’autre part, Stroll semblait optimiste à l’aube du week-end à Singapour. Après tout, il a marqué deux points de classement supplémentaires il y a deux semaines en terminant neuvième au Grand Prix de Formule 1 d’Italie — ses premiers depuis le Grand Prix d’Azerbaïdjan, en avril.

Le Québécois a reconnu que la piste de Marina Bay est très exigeante, mais il conserve néanmoins de bons souvenirs de son premier passage sur ce circuit l’an dernier.

« J’aime bien la piste ici ; j’y ai récolté quelques points l’an dernier en finissant huitième, a-t-il rappelé. C’est un week-end exigeant pour les pilotes, tant mentalement que physiquement. Il fait très chaud, et le tracé est très long, mais je l’aime bien. (...) Les dépassements sont plus difficiles ici qu’à Bakou, mais la température est imprévisible et tout peut se produire. L’an dernier, il y avait d’ailleurs eu de la pluie, et ç’avait joué les trouble-fête. Ce sera un bon défi. »