Sebastian Vettel a réalisé le meilleur temps de la journée avec 1:16.221, mais une panne électrique l’a contraint à s’arrêter sur le bord de la piste avant la fin de la séance, l’empêchant d’améliorer encore son chrono.

Vettel devant mais pour combien de temps ?

Les Ferrari se sont montrées très rapides lors des essais d’avant-saison de F1 des deux dernières semaines à Barcelone mais leur avantage réel ne pourra être mesuré que dans 15 jours lors du premier Grand Prix de l’année en Australie.

«Les Ferrari sont actuellement les plus rapides», a assuré le Britannique Lewis Hamilton, champion du monde en titre, lors d’un point de presse vendredi. Il a évalué leur avantage à «une demi-seconde». Mais «les essais sont les essais et il n’y a pas de récompense pour y aller vite», a-t-il tempéré. «L’important c’est d’être le plus rapide possible samedi à Melbourne», lors de la séance de qualification pour la course qui aura lieu dimanche 17 mars.

Sitôt ces déclarations faites, il a toutefois repris la piste et n’a échoué qu’à trois petits millièmes de la Ferrari de l’Allemand Sebastian Vettel.

Le nouveau patron de l’écurie italienne, Mattia Binotto, n’a pas mordu à l’hameçon d’Hamilton. «Je suis content de savoir que Lewis pense que nous sommes plus rapides, mais je pense que les Mercedes seront très fortes en Australie et je pense que nous aurions complètement tort de croire que nous sommes plus rapides qu’elles», a-t-il répondu.

Vettel a réalisé le meilleur temps de la journée avec 1:16.221 mais une panne électrique l’a contraint à s’arrêter sur le bord de la piste avant la fin de séance, l’empêchant d’améliorer encore son chrono.

Son nouveau coéquipier, le jeune Monégasque Charles Leclerc, a lui réalisé le 3e temps cumulé de ces tests en 1:16.231 mais n’a pas tourné vendredi.

Pour la dernière journée des tests, plusieurs pilotes ont pu pousser leurs montures dans leurs retranchements après huit jours de mise au point.

Lewis Hamilton a assuré que les derniers jours d’essai avaient été «très positifs» pour Mercedes qui oeuvrait à «optimiser les améliorations» apportées à la voiture. Son coéquipier, le Finlandais Valtteri Bottas, a lui réalisé le 4e temps cumulé.

Mais Lewis Hamilton a souligné que le danger ne viendrait pas uniquement des Ferrari. Si, selon lui, les trois mêmes équipes qui ont dominé en 2018, à savoir Mercedes, Ferrari et Red Bull sont toujours devant, «les autres équipes ont réduit l’écart».

«Bataille la plus dure»

«Je ne sais pas qui est 4e mais ils sont beaucoup plus près qu’ils ne l’étaient avant», a-t-il assuré, affirmant que des équipes comme Renault ou Racing Point (ex-Force India) pourraient venir se mêler à la lutte en tête cette année. En 2018, en dehors des trois cadors, seule Force India avait réussi à monter sur le podium (3e en Azerbaïdjan).

«Cela va être la bataille la plus dure jusqu’ici», a-t-il prédit.

Dans le cas de Red Bull, le Français Pierre Gasly avait lourdement endommagé la voiture lors d’une sortie de piste jeudi et son coéquipier néerlandais Max Verstappen n’a pu effectuer que 29 tours vendredi, limitant sa marge de progression.

Toujours très médiatique, le champion du monde en titre a diffusé sur Twitter une vidéo de son bouledogue anglais Roscoe jouant avec des pneus de F1 et a ironisé vendredi qu’il les avait trouvés «trop durs». Interrogé sur son propre avis, il a répondu «je n’ai pas grand chose de positif à dire donc c’est mieux que je ne dise rien».

Le manufacturier italien Pirelli, qui équipe le plateau, proposera cette année aux écuries cinq «qualités» de gomme (C1 le plus dur, C5 le plus tendre) auxquels s’ajouteront des pneus intermédiaires et pluie. Plus le pneu est tendre, plus la voiture accroche sur la piste et plus les pilotes peuvent conduire vite.

Autre nouveauté, les changements apportés à l’aérodynamique des voitures, notamment sur les ailerons avant et arrière pour diminuer leurs turbulences et permettre aux monoplaces de se suivre de plus près pour favoriser les déplacements. Alors que d’aucuns prédisaient un ralentissement des monoplaces, les essais de Barcelone n’ont pas permis de le constater au vu des temps réalisés, la pole-position de l’an dernier sur ce même circuit étant de 1:16.173.

Plusieurs pilotes ont toutefois souligné que l’aileron arrière plus grand créait un effet «parachute» dans les lignes droites.