Karol-Ann Canuel renouera enfin avec la compétition sur route dans les prochains jours en Espagne, quatre mois après que la COVID-19 a freiné les activités de l’Union cycliste internationale (UCI).
Karol-Ann Canuel renouera enfin avec la compétition sur route dans les prochains jours en Espagne, quatre mois après que la COVID-19 a freiné les activités de l’Union cycliste internationale (UCI).

Une première course attend Canuel en Espagne

Karol-Ann Canuel renouera enfin avec la compétition sur route dans les prochains jours en Espagne, quatre mois après que la COVID-19 a freiné les activités de l’Union cycliste internationale (UCI).

Ses coéquipières et elle de l’équipe professionnelle Boels Dolmans doivent prendre le départ ce jeudi de l’Emakumeen Nafarroako Klasikoa. Le lendemain, ce sera place à la Classique de Navarre. «En principe... si tout va bien», a précisé l’athlète de Gatineau avant de prendre un vol vers l’Europe durant le week-end.

«Ça ne recommence pas dans une situation idéale, mais on s’attend à ce que toutes les mesures de précaution soient prises. Déjà comme athlète, nous étions déjà prudentes. C’est un peu stressant, mais il faut vivre avec tout ça.»

Sa dernière course remonte au 3 mars au Samyn des Dames, en Belgique. C’était avant le port du masque, du savon à main à profusion et de la distanciation.

Canuel, 32 ans, avait alors terminé 33e. Quelques semaines auparavant, elle avait pris le 16e rang au classement général de la Setmana Ciclista Valenciana.

Cette dernière était revenue au Canada avant la fermeture des frontières. D’abord passant du temps en Colombie-Britannique puis en Outaouais où elle demeure depuis le milieu des années 2000.

«Je n’ai jamais arrêté de m’entraîner. Ce fut plaisant de rouler dans le parc de Gatineau qui était fermé aux automobilistes. Ça n’arrive pas souvent ça», a-t-elle soutenu.

Ajoutez à cela que quelques cyclistes l’ont reconnu ici et là.

Puis Karol-Ann Canuel a pu passer du temps auprès de sa famille. «Je n’ai jamais une pause aussi longue. Mais quand je me suis blessé au cou», a-t-elle souligné.

Karol-Ann Canuel

L’équipe Boels Dolmans a tenu un camp d’entraînement aux Pays-Bas au début de juillet. Ses trois membres nord-américaines manquaient toutefois à l’appel.

«C’était ma décision. J’aimais mieux rester chez moi, surtout que c’était un camp de quelques jours.»

Canuel n’aura pas à se taper une quarantaine avant de prendre le départ jeudi. «Du moins de ce que j’ai compris», a-t-elle soutenu.

Un gros point d’interrogation attend tout le monde qui pédalera cette semaine en Espagne.

«Je me sens prête, mais en même temps, je suis comme tout le monde. Je ne sais pas où je me situe vraiment par rapport aux autres. Ça pourrait être une belle surprise.»

Surtout que Canuel n’a pas caché son désir de gagner une course en Europe en 2020. Ça faisait partie de sa liste d’objectifs avant l’apparition de la pandémie.

«Ça va dépendre de ma forme. Mais ça reste un de mes buts.»

Un calendrier occupé l’attend si la reprise tient le coup jusqu’à l’automne. Ce qui ne dérange nullement la vétérante cycliste.

«Nous allons avoir les plus belles courses qui seront condensées dans une période de deux mois. Ça va être le fun.»

Dans le lot, il y aura la course féminine présentée par le Tour de France le 29 août. C’est sans compter le Giro, la Strade Bianche, le Grand Prix de Plouay, la Ronde van Vlaanderen et Paris-Roubaix.