Georges St-Pierre était de passage jeudi au Musée canadien de l'histoire, qui ajoute à sa collection l'une des ceintures de championnat de l’UFC que l'athlète a remporté il y a une décennie.

Une ceinture de GSP au Musée, dix ans plus tard [VIDÉO]

Georges St-Pierre n’est pas à la retraite, même si son dernier combat remonte à la conquête du titre des poids moyens de l’UFC, il y a 14 mois. La vedette des arts martiaux mixtes continue à s’entraîner et aimerait remonter dans l’octogone. Mais pas contre n’importe qui.

En fait, un seul nom lui trotte en tête depuis plusieurs semaines. Celui du Russe Khabib Nurmagomedov, qui montre une fiche parfaite de 27-0 après avoir défait Conor McGregor en octobre.

« Pour moi, c’est le meilleur combattant en ce moment dans les arts martiaux mixtes. Il n’a jamais perdu », a soutenu « GSP » jeudi matin lors de son passage au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau.

« C’est le défi qui m’intéresse. C’est celui auquel j’aurais de la misère à dire non. »

Le champion québécois a mentionné à quelques reprises qu’il a maintenant 37 ans. Que la retraite approche, mais qu’il se sent « encore au meilleur de sa forme ». Que « le savoir, c’est une arme dans les sports de combat ».

Du même souffle, pas question de revenir dans l’octogone pour faire les mêmes choses qu’auparavant. Ce qu’il veut ? Un combat qui cimenterait sa place dans l’histoire de son sport. GSP a rappelé avoir empoché beaucoup d’argent.

« Mais ce n’est pas juste l’argent qui compte. C’est l’héritage, ce que je peux laisser derrière moi une fois ma carrière terminée. Et en tant qu’athlète, ce qui m’excite le plus, c’est d’affronter un gars qui semble imbattable. »

St-Pierre a confirmé que ses agents ont discuté « longtemps dans les derniers mois » avec l’UFC d’un combat avec Nurmagomedov. « Malheureusement, des fois, ça ne fonctionne pas comme on veut », a-t-il reconnu.

La bonne nouvelle ? Peut-être que la pression populaire aura raison de l’UFC.

« Je sais que la personne (Khabib) veut m’affronter aussi », a souligné GSP. Il n’a toutefois pas l’intention de forcer à tout prix ce deuxième retour dans l’octogone.

À un certain moment, une décision devra être prise.

« Je sais que mon temps est compté », a reconnu St-Pierre.

« J’ai toujours dit que je ne veux pas faire un combat de trop, que je veux me retirer au sommet. J’en vois trop qui livre un combat de trop. C’est là que tu prends du dommage. Je ne veux pas être un de ceux-là. »

GSP répondait aux questions des journalistes. Ses réponses étaient écoutées attentivement aussi par une centaine d’amateurs sur place pour sa visite.

Les dirigeants du Musée canadien de l’histoire avaient invité tout ce monde pour une annonce spéciale. Ils ont ajouté à la collection nationale une ceinture de championnat remportée par St-Pierre, il y a 10 ans jour pour jour.

Ce dernier avait défendu son titre chez les poids mi-moyens contre B.J. Penn le 31 janvier 2009 à Las Vegas. Cette ceinture s’est retrouvée dernièrement par un « concours de circonstances » sur un site de mises en enchères.

Georges St-Pierre en compagnie du président-directeur général du Musée canadien de l'histoire, Mark O'Neill.

Ce qui a motivé le Musée à l’acheter, tout comme un short et des gants portés par l’athlète. Le prix ? 73 956 $.

St-Pierre a expliqué avoir remis plusieurs de ses ceintures à des gens l’ayant appuyé au fil de sa carrière. Sa mère en possède une.

« J’avais donné celle-ci à quelqu’un qui m’avait aidé quand je n’étais pas encore connu. Il m’avait offert l’accès gratuit à son gym à l’époque. Malheureusement, il a eu des problèmes, dont un divorce (...) La ceinture a été mise en vente sur le web. »

« C’est pour ça que je tiens à exprimer ma gratitude au Musée d’avoir racheté la ceinture et de la remettre au public. »

GSP a blagué qu’il compte venir la voir de temps en temps à Gatineau. « Pour la laver ! Je sais qu’elle est entre de bonnes mains. J’espère qu’elle va rester ici longtemps », a-t-il lancé.