Incommodé par une infection de la peau à son bras droit, Phillippe Aumont aura du temps pour guérir et même revenir à temps pour le début de la saison retardée en raison de la COVID-19.

Un virus qui «aide» la cause de Phillippe Aumont

Victime d’une infection de la peau qui s’est propagée partout sur son bras droit, Phillippe Aumont s’était résigné à commencer sa saison en retard dans l’organisation des Blue Jays de Toronto.

Le Gatinois n’a pas lancé dans un match depuis le 25 février, mais l’annulation du calendrier hors-concours des Ligues majeures et le report de la saison régulière de deux semaines viennent lui donner une lueur d’espoir.

Quand il a vu l’instructeur des lanceurs des Blue Jays vendredi matin, celui-ci lui a lancé un message d’encouragement.

« Tu es encore en lice pour un poste chez nous, le kid », a-t-il lancé au grand droitier de 6’5’’.

La COVID-19, dans la vie professionnelle de Phillippe Aumont, pourrait devenir une bonne chose.

« Je m’étais fait à l’idée qu’il me restait trop de travail de récupération pour commencer la saison à temps. J’étais correct avec ça. J’étais prêt à prendre les bouchées doubles et à travailler plus fort, mais là, j’ai encore une chance de commencer la saison à temps », a dit Aumont en direct de Dunedin où l’équipe aura congé jusqu’à au moins lundi.

La situation a évolué à la vitesse de l’éclair depuis mercredi soir. Vendredi matin, les Blue Jays ont tenu une réunion d’équipe, mais les joueurs ont quitté avec plus de questions que de réponses.

« Ils nous ont donné congé pour le week-end afin de prendre soin de notre monde. Nous avons reçu des consignes d’hygiène à respecter. Les pratiques sont optionnelles. Il n’y aura pas d’entraînement d’équipe, mais toutes les ressources sont accessibles à ceux qui veulent s’entraîner. Nous recevons un per diem pendant le camp, mais personne ne sait combien de temps ça va être couvert étant donné qu’on pourrait être arrêté pendant un bout. »

En Floride, Aumont est conscient du vent de panique qui s’installe avec la propagation du coronavirus.

« Ce n’est quand même pas encore rendu comme dans les films ! Tu regardes un film comme World War Z, c’est divertissant, mais là, on parle de cas réels. Les gens meurent de ce virus et ça double tous les jours. C’est épeurant. La MLB (Major League Baseball) n’avait pas le choix de suivre les autres ligues et de mettre l’accent sur la sécurité. Notre sport attire les foules. Les gens sont au coude-à-coude. Il faut faire notre part pour aider à prendre le contrôle de la situation. »

Deux sorties

Au camp des Blue Jays, Aumont n’avait fait que deux sorties. Il a lancé une manche en allouant un seul coup sûr à son premier match. À son deuxième match, il a accordé deux coups sûrs, un but sur balles, trois points mérités et retiré cinq frappeurs au bâton en deux manches. Il a retiré les Yankees de New York dans l’ordre à sa deuxième manche.

« Mes statistiques peuvent donner l’impression que j’ai eu de la difficulté, mais au camp d’entraînement, surtout au début, on nous encourage à expérimenter des tirs qui restent à travailler. J’ai essayé ma rapide coupée et mon changement de vitesse dans ma première manche. Ça n’avait pas fonctionné ce jour-là. J’avais encore du temps pour travailler ces lancers. J’ai donc changé de stratégie et tout est rentré dans l’ordre dans la manche suivante. J’ai lancé ma rapide et ma courbe. J’ai lancé des prises. Tout était super. »

Phillippe Aumont termine maintenant sa médicamentation pour soigner son infection, mais la situation est maîtrisée. Son coude a été incommodé par l’infection, qui a causé de l’inflammation. Il devrait reprendre l’entraînement sous peu.

« J’en ai pour une couple de semaines avant de revenir à la normale. »

Rétablis ou pas pour la fin mars, il devra faire une croix sur les deux matches des Blue Jays prévus au Stade olympique de Montréal les 23 et 24 mars.

« Il n’y a pas eu de confirmation officielle, mais c’est un grand rassemblement et notre calendrier est repoussé de deux semaines. C’est dommage. »