Lors d’une soirée en son honneur, Charles Bronfman s’est dit convaincu que le projet de son fils Stephen pour ramener le baseball majeur à Montréal est sur la bonne voie.

Un terrain pour le stade des Expos 2.0

MONTRÉAL — La compagnie d’investissements Claridge, propriété de Stephen Bronfman, et le promoteur immobilier Devimco se sont entendus au sujet du développement de l’immense terrain au bassin Peel, où le Groupe de Montréal souhaite ériger le stade des Expos de Montréal 2.0.

« Oui, nous avons une entente. On travaille ensemble. On fait des plans, a révélé Stephen Bronfman mardi, en marge de la soirée visant à honorer son père, Charles Bronfman, en ce 50e anniversaire des Expos. On travaille même avec la table de concertation qui tiendra des consultations publiques cet automne, je crois. On prépare nos plans. Ça bouge, même s’il y a quelques trucs dont on ne peut pas parler. »

Le fils Bronfman, qui est à la tête du Groupe de Montréal, groupe d’investisseurs souhaitant ramener le Baseball majeur dans la métropole, a précisé que Devimco se porterait acquéreur du terrain avec Claridge comme partenaire financier et de développement du site de quelque 950 000 pieds carrés.

« Ça s’en vient, a-t-il dit. Il y a des négociations avec (la Société immobilière du Canada). Mais c’est Serge Goulet (président de Devimco) qui va s’occuper de ça. Nous on est des partenaires financiers, mais c’est Devimco qui va s’occuper d’acheter le terrain. »

Bronfman espère toujours faire une annonce cet été mais n’est pas inquiet.

« Les dates ne m’inquiètent pas. C’est en mouvement. »

Du côté du Baseball majeur, il n’y a pas eu d’avancées. Bronfman ne s’en inquiète pas du tout. Il souligne que la MLB a été aux prises avec l’important dossier des chaînes sportives régionales qu’elle tentait de racheter à Fox au cours des trois à six derniers mois, ce qui a eu pour effet de « tasser un petit peu les autres dossiers ».

Hommage

Plusieurs ex-porte-couleurs des Expos, dont Steve Rogers, Bill Lee, Andre Dawson, Denis Boucher, Derek Aucoin et Claude Raymond, ou d’ex-dirigeants du club comme Richard Morency s’étaient déplacés au salon Le Pavillon du Grand Quai du Vieux-Port de Montréal pour honorer Charles Bronfman.

La cérémonie était présidée par Jacques Doucet et Dave Van Horne, les voix francophone et anglophone des Expos. Van Horne, qui décrit aujourd’hui les matches des Marlins de Miami, a obtenu la permission de ses employeurs pour venir assister à cet événement.

Charles Bronfman est convaincu du bien-fondé du projet de son fils, tout en rappelant que le bon stade est nécessaire.

« La ville est assez forte pour appuyer une équipe, comme elle l’a toujours été, a-t-il précisé. C’est malheureux que nous ayons joué toutes ces années au Stade olympique, même si nous avons eu quelques bonnes saisons là-bas. Le baseball est un sport intimiste, qui doit être joué dans des stades comme le Wrigley Field, Fenway Park ou Nationals Park. C’est le genre de stades où les gens, même au-delà de la 20e rangée, sont dans le match quand même. Au Stade olympique, dans la 10e rangée, de la façon dont il a été conçu, vous êtes trop loin. Il n’était pas bon pour le baseball, pas plus qu’il ne l’est pour le soccer. »

« Est-ce que ça va revenir, je ne sais pas. Mais est-ce qu’ils (le Baseball majeur) en doivent une à Montréal ? Je crois bien oui. »