Dimitri Morand avait été nommé quart partant des Carabins en 2019. Il avait toutefois perdu son poste à la veille du dernier match régulier.

Un quart d’Aylmer accède au match de la coupe Vanier

Un quart-arrière originaire de l’Outaouais pourrait entamer le match de la coupe Vanier aux commandes de l’attaque des Carabins de l’Université de Montréal, samedi prochain, à Québec.

Dimitri Morand se remettait de ses émotions lundi, deux jours après avoir aidé ses coéquipiers à se qualifier en vue de la finale du football universitaire canadien. Appelé en relève au quart partant Frédéric Paquette-Perrault avant la fin de la première demie, il a réussi 10 de 16 passes pour 141 verges et un touché dans une victoire de 38-0 contre les Axemen d’Acadia, samedi dernier, dans les Maritimes.

Morand, qui a grandi à Aylmer, a aussi inscrit un touché au sol sur une course d’une verge.

Les Carabins affronteront maintenant les Dinos de Calgary.

« C’est sûr qu’on essaie d’aborder ça comme un autre match, de se préparer de la même façon que les semaines précédentes, d’essayer de trouver une faille dans leur défensive pour marquer. Mais ce n’est pas vraiment un match comme un autre qui nous attend », a reconnu Morand au bout du fil en parlant du match de la coupe Vanier.

« Nous allons partir plus tôt pour nous rendre là-bas. Nous allons pratiquer là-bas. Nous aurons aussi plusieurs événements avant le match qui ne requièrent pas que nous mettions nos épaulettes et casques. »

L’équipe montréalaise, qui tentera de remporter un deuxième titre national, pourra miser sur l’expérience de ses entraîneurs.

L’instructeur-chef Danny Maciocia a déjà mené les Eskimos d’Edmonton à une conquête de la coupe Grey dans la LCF. Et que dire de la présence de l’ancien quart vedette des Alouettes de Montréal, Anthony Calvillo, qui occupe le poste de coordonnateur offensif chez les Carabins. Il a disputé son lot de match de championnat chez les pros.

Morand, qui complète sa troisième saison dans les rangs universitaires, se considère chanceux de miser sur Calvillo.

« Quand j’ai appris la nouvelle au début de la saison qu’il serait un de nos entraîneurs, je suis tombé sur les fesses ! Nous ne nous attendions pas à ça. C’est un privilège de travailler avec lui durant toute la saison. Il est très humble et ouvert d’esprit. Il reste proche des joueurs. »

Dimitri Morand avait été nommé quart partant des Carabins en 2019. Il a toutefois perdu son poste à la veille du dernier match régulier, victime des hauts et des bas de l’attaque.

L’ancien des Cyclones de l’école secondaire Grande-Rivière a complété 65 % de ses 183 passes pour 1327 verges, trois touchés et cinq interceptions.

Paquette-Perrault a hérité du poste, menant les Carabins à deux victoires en éliminatoires, dont contre le Rouge et Or de l’université Laval au match de la coupe Dunsmore.

« J’ai compris la décision, a avoué Morand. Je la voyais venir. Je savais que c’était pour le bien de l’équipe. J’étais content aussi pour Fred, de le voir excité et de le voir réussir des jeux. Il ne l’avait pas eu facile lors des années précédentes. »

L’étudiant-athlète en sciences de la communication ne s’est pas plaint. Il a joué le bon coéquipier dans son rôle de substitut, continuant à travailler lors des entraînements.

« Beaucoup de gens ont essayé de peindre un tableau sombre et de créer une controverse, a avancé Morand. Il n’y en avait vraiment pas. Depuis le début, nous travaillons les deux ensembles. Nous sommes deux excellents quarts capables de faire le travail. »

Reste à voir lequel recevra la main du coach sur l’épaule pour entamer le match de la coupe Vanier.

Dimitri Morand n’a pas mordu à l’hameçon en entrevue. Le quart-arrière de 6’ et 210 livres n’a pas voulu confirmer si Maciocia avait déjà pris sa décision ou non.

« Je me prépare toujours comme si je serai le quart partant. Ça ne change pas. Et ça ne changera pas l’année prochaine », s’est-il limité à dire à ce sujet.

Il s’agira d’une quatrième finale majeure en carrière pour Morand, qui a gagné deux fois le Bol d’Or collégial chez les Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu. C’est sans compter cette conquête en 2016 aux championnats du monde juniors en Chine.

« Je suis chanceux de jouer au sein d’équipes extrêmement talentueuses. Il y a des gens qui jouent au football pendant 20 ans et ne gagnent pas de championnats », a-t-il rappelé.