Dès janvier, les amateurs de cyclisme pourraient recevoir de bonnes nouvelles au sujet de l’avenir du Grand Prix cycliste de Gatineau.
Dès janvier, les amateurs de cyclisme pourraient recevoir de bonnes nouvelles au sujet de l’avenir du Grand Prix cycliste de Gatineau.

Un promoteur ciblé pour sauver le Grand Prix cycliste de Gatineau

Mort et enterré le Grand Prix cycliste de Gatineau ? Pas vite si vite, disent la FQSC et Cyclisme Canada qui croient pouvoir sauver la 11e édition prévue en juin 2020.

Des discussions se déroulent en ce moment avec un promoteur, a appris Le Droit. « Il est intéressé à reprendre l’événement et conserverait les mêmes dates », a confirmé Louis Barbeau en entrevue.

Ce dernier dirige la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). « Je suis relativement confiant, même si nous ne disposons pas de beaucoup de temps », a-t-il avoué.

Les équipes européennes finaliseront leur horaire au début de la nouvelle année. Le GP cycliste de Gatineau s’avère le principal rendez-vous de cyclisme féminin international en Amérique du Nord.

Au fil des ans, plusieurs gros noms ont roulé sur le tracé qui amène les participantes dans le parc de la Gatineau et sur le boulevard des Allumettières. Giorgia Bronzini, Jeannie Longo et Clara Hughes font partie du lot.

L’avenir du rendez-vous annuel a été remis en question cet autonome en raison de difficultés financières. L’absence de commandites avait été soulevée par La Grande Visite de Gatineau, qui organise le Grand Prix depuis ses débuts.

Ses dirigeants ont annoncé durant le week-end dernier qu’ils ne présenteraient pas de courses en 2020.

« Nous comprenons que ça devenait impossible pour les gens de continuer dans ces conditions. Je pense aussi qu’il y avait un certain essoufflement. Les gens étaient impliqués depuis le début. (...) Nous avions déjà entrepris de notre côté certaines démarches auprès d’autres organisateurs pour voir s’il était possible de tenir l’événement l’an prochain aux mêmes dates », a raconté Louis Barbeau.

« Pour nous, ça serait une grande déception de voir disparaître un événement international qui permet à nos athlètes québécois et canadiens de courir en sol québécois, a-t-il ajouté. Nous avons été chanceux au fil des ans. Depuis 1997, nous avons eu un événement international féminin sans interruption chaque année. »

Il y a eu le Grand Prix féminin international du Canada à Brome-Missisquoi (1997 à 2001), puis la Coupe du monde féminine à Montréal (1998 à 2009). Gatineau a pris la relève en 2010.

Louis Barbeau souligne que le cyclisme se retrouve dans une situation financière particulière. « Nous n’avons pas de revenus de billetterie lors de nos événements. Ce n’est pas comme le volley, le tennis, le basket ou le hockey qui se déroule dans un endroit fermé où les gens doivent payer pour assister », a-t-il noté.

« Nous, c’est un spectacle gratuit. Il faut donc trouver d’autres sources de financement. C’est un défi. Ce n’était pas la première année que l’organisation du Grand Prix cycliste de Gatineau faisait face à des difficultés. Le milieu de la commandite est très compétitif. C’est très difficile de trouver des partenaires. »

Le directeur général de la FQSC indique que l’intérêt de la Ville de Gatineau « demeure grand » pour le retour du GP cycliste. « Des clubs nous ont aussi contactés pour voir comment ils peuvent nous aider un peu », a-t-il souligné.

L’UCI conserve pour l’instant à son calendrier les dates du 4 et 5 juin qui étaient prévues respectivement pour la course sur route et le contre-la-montre.

La FQSC et Cyclisme Canada espèrent être en mesure de communiquer de bonnes nouvelles en janvier au sujet de l’avenir du Grand Prix.