Béatrix Lever n’a pas peur du blizzard.

Un dossard qui porte encore chance à Beatrix

De la neige qui tombe durant la course. De forts vents qui soufflent sur la piste. Ajoutez une mauvaise visibilité.

Le genre de cocktail météo que semble aimer Beatrix Lever. La skieuse alpine du Mont Cascades a remporté le titre canadien féminin senior au super-G dans un blizzard, dimanche, au Mont-Édouard.

Il s’agissait de son meilleur résultat de la saison, elle qui avait participé aux championnats du monde juniors en février à Val di Fassa, en Italie. « Les conditions étaient difficiles, mais ça se comparait à ce que j’avais déjà vécu auparavant. Cela a affecté notre vitesse. J’ai été plus lente que j’aurais aimé, surtout avec la nouvelle neige qui est tombée sur le parcours », relatait la skieuse âgée de 20 ans, lundi, au lendemain de sa première position.

« Je suis très contente, surtout que j’ai gagné en portant le même numéro que lors de la ma victoire en 2015 », relatait-elle.

Oui, Lever s’avère superstitieuse. Elle ne le cache pas. Il y a quatre ans, elle avait été couronnée championne nationale chez les moins de 18 ans au super-G, ayant skié avec le dossard 6.

« Mon chiffre préféré. J’ai pu le choisir pour cette course-ci. Je me souvenais que ça m’avait porté chance à l’époque (...) Le super-G, c’est ma discipline préférée. Je suis fière d’avoir gagné ce titre. »

Ça arrive à un bon moment pour elle. Canada Alpin devra choisir sous peu les membres de ses équipes nationales en vue de la prochaine saison.

Lever ne cache pas son désir de se retrouver au sein de la formation de développement. Si tout va bien, elle aimerait aussi obtenir un premier départ en Coupe du monde à un certain moment en 2019-2020.

« Gagner ce titre, ça m’encourage. C’est une bonne étape que je viens de franchir dans ma carrière. »

Surtout que l’hiver qui vient de se terminer n’a pas été facile pour la jeune femme qui a chuté lors d’une descente en novembre. Elle ouvrait alors la piste en vue de la Coupe du monde à Lake Louise.

Une commotion cérébrale lui a coûté quelques semaines sur la neige, dont une série de courses du circuit Nor-Am.

« Je n’ai pas eu la meilleure des saisons en raison de cette blessure. Je n’ai pas pu m’entraîner autant que j’aurais voulu. J’ai eu de la misère à me remettre en mode course. »

Ce qui explique sa 25e position au super-G des Mondiaux juniors, tout comme sa 22e place en descente.

« J’étais plus ou moins satisfait. Je m’attendais à mieux faire aux épreuves de vitesse. Mais en même temps, je n’avais pas eu l’occasion de m’entraîner justement en vitesse. »

Ce titre canadien senior au super-G fait beaucoup de bien.

Lever disputera deux autres courses cette semaine au Mont-Édoudard. Ce sera ensuite retour aux États-Unis où elle étudie dans les rangs universitaires au Montana.

« Ça fait trois semaines de suite que je manque l’école. J’ai une semaine d’examens à rattraper. »